Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Prier en Car-Aime

12 avril 2026

Une absolue confiance


Il n’est pas nécessaire de voir clairement ce qu’il y a dans notre cœur pour l’offrir simplement, dans un geste de confiance. Croire paisiblement que nous sommes aimés. Cela demeure vrai, même si nous y sommes apparemment insensibles.


Le plus vrai de nous-mêmes est caché en un endroit plus profond de notre cœur. Pour en deviner le secret il ne faut pas trop chercher à le violer. Pour l’entrevoir, il faut un autre regard, une manière plus discrète de regarder peut être surtout un acquiescement. Un acquiescement où notre volonté se sent engagée très profondément, par le plus intime d’elle-même. Un acquiescement dans la foi. Un acquiescement qui est un acte de foi.


Nous voudrions une prière valable au niveau de ce que nous éprouvons ou sentons, mais c’est à travers notre pauvreté vécue à ce niveau que quelque chose se creuse dans une zone plus profonde de notre être. Prendre notre pauvreté telle qu’elle est et la remettre entre les mains du Seigneur. Le plus essentiel de la prière trouve son expression la plus vraie dans une simplicité humble et toute modeste.


Dom Georges Lefebvre (†1999)



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11 avril 2026

Quand le cœur est chiffonné


Il arrive à chacun d’entre nous de traverser des périodes où le cœur semble lourd, froissé par les soucis du quotidien, les petites blessures de l’âme ou les grandes épreuves de la vie. Ces instants où l’on ressent une tristesse profonde, un abattement discret mais persistant, nous donnent l’impression d’être seuls face à la tempête intérieure. Pourtant, il existe un geste, à la fois simple et puissant, pour transformer la perception que nous avons du monde, et même celle que les autres ont de nous : le sourire.


« 𝑆𝑖 𝑡𝑜𝑛 𝑐œ𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑜𝑛𝑛𝑒́, ℎ𝑎𝑏𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑡𝑜𝑛 𝑣𝑖𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑑’𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑑𝑒́𝑗𝑎̀ 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟. » Cette phrase, toute en douceur, nous rappelle que, même dans la peine, le sourire agit comme un baume. Il ne s’agit pas de masquer sa tristesse ni de nier ses émotions, mais d’offrir aux autres, et à soi-même, la possibilité d’un instant de lumière dans une journée grise.


En souriant, nous envoyons un signal silencieux : celui de l’espérance. Un sourire, c’est une main tendue, un pont vers l’autre, la promesse que, malgré tout, la joie et la bienveillance restent possibles. Il a le pouvoir de désamorcer une tension, d’adoucir un regard, de déclencher une chaîne de positivité insoupçonnée. Souvent, il suffit d’un sourire pour que le monde autour de nous paraisse moins hostile, plus accueillant, et que nos propres douleurs s’allègent, ne serait-ce qu’un instant.


Ce sourire, même fragile, agit sur nous comme un réconfort. Il témoigne de notre volonté d’avancer, de ne pas nous laisser submerger par la morosité. Il rappelle aussi que le bonheur se cultive dans les petits gestes, que la bonté commence par une expression du visage.


Alors, la prochaine fois que ton cœur sera chiffonné, pense à ce sourire : il ne résoudra peut-être pas tous tes tourments, mais il peut rendre le monde, et ton monde intérieur, un peu plus beau. C’est dans la simplicité de ce geste que réside toute sa magie.


Franz Defaut, sc
CoopBelsud



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10 avril 2026

La confiance : une force d'abondance !


Dieu n'est pas un patron, ni un chef d'État, ni un régent. Si nous avons tant de mal à le découvrir ici-bas, c'est qu'il intervient dans le temporel, mais avec des signes d'éternité que nous ne sommes pas aptes à décrypter. Son pouvoir est au-delà de tous les pouvoirs. Il s'affirme en s'effaçant !


Voilà quelque chose de bien extraordinaire pour notre psychologie humaine : s'affirmer en s'effaçant... Et cependant, dans le domaine de pure gratuité, celui de l'amour par exemple (et c'est sans doute le meilleur exemple), on s'aperçoit que la plus belle manière de s'inscrire dans le cœur de l'autre, c'est de s'effacer, notamment lorsqu'il y a des querelles ou des motifs de discorde.


Dieu nous dit : « Fais toi capacité, je me ferai torrent » ! Telle s’exprime la force de l’abandon ; en devenant force d’abondance !


C’est en se plaçant sous le regard de Dieu, sous sa bienveillance et dans son amour, qu’on finit par s’abandonner. La confiance est la condition fondamentale pour croire et s’abandonner.


François Garagnon
« La beauté infiniment précieuse et fragile de l’Amour » (extrait) - Éditions Monte Cristo

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09 avril 2026

L'adoration

L’adoration, c’est la prière lorsqu’elle ne sert plus à rien. Elle jaillit quand l’Homme ne trouve plus les mots et que les idées savantes deviennent superflues. Le cœur se laisse alors envahir par le trop-plein de Dieu. Il suffit qu’Il soit. Il suffit que je sois là, certain de Sa présence. Adorer, c’est percevoir, fût-ce en un instant fugitif, que rien n’a du poids en face de Lui, que tout est évanescent en regard de cette suprême Présence. C’est le face-à-face avec un Dieu que l’on ne tente plus de récupérer ou d’utiliser. Plus de comptes ni de marchandages. C’est l’arrêt de toutes discussions. L’adoration est reconnaissance d’un Dieu de surabondance.


Il n’y a guère de mots ou de formules pour ce genre de prière. Mais la densité du silence se fait tour à tour émerveillement et humilité. Adorer: ni aliénation, ni mysticisme, mais découverte de la véritable épaisseur des choses à cause de Lui. L’amour s’épanouit toujours en silence. On reçoit l’Autre tel qu’Il est et dans la joie de ce qu’Il est. Pour un être qui aime, plus rien n’existe hormis l’aimé. Ou plutôt, tout existe à cause de lui. L’amant découvre que tout en lui est reçu de l’aimé. En dehors de cette relation, la lumière devient fade et les joies creuses.


Nul verbe ne peut traduire l’émoi d’un cœur lorsqu’il prend conscience de cet absolu de Dieu. Il n’y a plus qu’à être là, toutes affaires cessantes, pauvre de mots et de gestes, simple présence offerte à l’émerveillement et à la gratitude.


Père Charles Delhez s.j. († 8 avril 2026)
Ce Dieu inutile (extrait)
collection Foi Vivante / Lumen Vitae § Fidélité, 1995


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08 avril 2026

À la fraction du pain


Remarquez que nos deux disciples d’Emmaüs ne reconnaissent pas le Ressuscité quand il se fait voir à leurs yeux. Ce n’est que lorsqu’il disparaît, à la fraction du pain, qu’ils le reconnaissent. Nous ne croyons pas au Christ à cause d’une preuve extérieure évidente ou parce que son tombeau a été trouvé vide le matin de Pâques, ou même parce que des témoins nous disent l’avoir vu après sa mort.


Bien sûr, ce sont là des éléments de preuve qui peuvent nous mettre sur le chemin de la foi, mais comme l’écrivait Maurice Zundel : « Je ne crois pas en Dieu, disait-il, je le vis. » Dieu ne se réduit pas à une formule ou un credo, il est une rencontre. Il n’est pas une simple connaissance, il est une re-connaissance au plus intime de nos vies....


Frère Yves Bériault OP, dominicain.



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07 avril 2026

Soyons témoins !


On a tous vécu le chant d’un oiseau,
La fleur qui éclot,
Le sourire qui s’épanouit sur un visage
à un croisement de notre chemin.
Que la Sagesse nous aide à décrire la Beauté,
Que la Sagesse nous inspire de parler d’Amour.
Témoignons du chant de l’oiseau,
Témoignons de la fleur qui éclot,
Témoignons de sourire échangé.
Que nous soyons des témoins que Dieu est vivant sur la terre.
Il est présent en chacun de nos cœurs.
S’il frappe à notre porte,
Transmettons sa chaleur.
Il est patient mais…
Prêt à jaillir en source inépuisable
De Beauté, d’Amour et Sagesse.


Paroisse St Michel du Drac



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