Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :


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vendredi 14 décembre 2018

C'est Dieu qui vient nous aimer...


Chaque petite action est un événement immense où le Paradis nous est donné, où nous pouvons donner le paradis. 

Qu’importe ce que nous avons à faire: un balai ou un stylo à tenir; parler ou se taire; raccommoder ou faire une conférence; soigner un malade ou taper à la machine.

Tout cela n’est que l’écorce d’une réalité splendide, la rencontre de l’âme avec Dieu, à chaque minute renouvelée, à chaque minute accrue en grâce, toujours plus belle pour son Dieu.

On sonne ? Vite, allons ouvrir.
C’est Dieu qui vient nous aimer.

Un renseignement ? Le voici :
C’est Dieu qui vient nous aimer.

C’est l’heure de se mettre à table ? Allons-y :
C’est Dieu qui vient nous aimer.

Laissons-le faire.

Madeleine Delbrêl,
La Sainteté des gens ordinaires - Nouvelle Cité 2009

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jeudi 13 décembre 2018

Le pardon ?


Ceux qui pardonnent sont les guérisseurs de l'humanité. Plutôt que de ressasser l'offense ou le dommage, plutôt que de rêver de revanche ou de vengeance, ils arrêtent le mal à eux-mêmes... Pardonner, c'est l'acte le plus puissant qu'il soit donné aux hommes d'accomplir.

L'événement qui aurait pu faire grandir la brutalité dans le monde sert à la croissance de l'amour. Les êtres blessés qui pardonnent transforment leur propre blessure. Ils guérissent là où ils sont la plaie qui défigure le visage de l'humanité depuis ses origines : la violence. L'homme qui pardonne ressemble à Jésus. L'homme qui pardonne rend Dieu présent.

Le pardon est une démarche individuelle, pas collective. Le pardon est d’abord une libération intérieure. « Il s’agit de libéré son cœur de la haine, ce poison. La vie tourne à l’esclavage si on n’aime pas les autres, si on n’a pas d’humanité. Le pardon, c’est à la fois l’apaisement, la liberté, et davantage de disponibilité pour s’ouvrir au monde ».

Le pardon est une affaire personnelle, privée, intime et concerne la conscience de chacun.

Père Michel HUBAUT

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mercredi 12 décembre 2018

Par foi...



« Quand je suis bien triste, je ne me décourage pas. Je pars avec ma faim dévorante et mon petit cœur tout vide pour faire des provisions au coin de la vie, du côté de chez Dieu : de l’espérance toute fraîche, un peu de tendresse à saupoudrer, la crème du pardon, et puis des concentrés de pensées survitaminées qui me revigorent d’un coup !

Je me dis qu’il doit bien y avoir un prix à payer, mais non, je peux repartir tranquillement, le cœur tout plein de bonnes choses : c’est gratuit ! Mieux, c’est la gratuité qui fait la valeur de tout ça !

Et puis, il y a des consignes d’un genre particulier. Vous déposez vos rancunes surgelées, et on vous les échange contre des élans de réconciliation qu’il suffit de réchauffer avant usage ! Vous déposez un défaitiste « A quoi bon » tout recroquevillé sur lui-même, et vous repartez avec un formidable élan de « Pourquoi pas ? » grand ouvert sur l’espérance !

Vous arrivez avec le moral à zéro, et vous repartez avec le cœur tout brûlant, la ligne rouge du thermomètre tout en haut. Le lieu de Dieu, c’est comme le lien du bien, ça vous donne franchement envie d’être en vie !

D’ailleurs, je vais vous dire : tout ce qui arrive par foi s’installe pour toujours. »

François Garagnon
Extraits du livre «  La vie selon Joy »

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mardi 11 décembre 2018

Prendre la parole



Délions nos pensées prisonnières de nos peurs,
habillons-les avec des mots choisis,
aussi ajustés que possible,
elles se transformeront alors en paroles
qui ne demandent qu’à s’envoler
pour la belle aventure d’un dialogue,
d’une conversation ou d’un partage.

Prendre la parole est un acte de dé-maîtrise.
Laissons aller notre parole,
sans connaître l’accueil qui lui sera réservé.
Laissons-là cheminer à la rencontre d’autres paroles.
Elles vont s’apprivoiser,
se confronter, se conjuguer,
pour bâtir ensemble une fraternité.

Et pour qu’elles aient toutes les chances d’être reçues,
n’oublions pas de les accompagner du sourire,
qui ouvre les portes les plus verrouillées,
sans jamais les forcer !

Jeanne Signard


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lundi 10 décembre 2018

En partageant le pain avec lui



Frères, quand est-ce que le Seigneur s’est fait reconnaître ? A la fraction du pain. Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur. S’il n’a voulu être reconnu qu’à cet instant, c’est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair. Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n’entres pas au hasard dans l’église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l’espérance, la fraction du pain sera pour toi une consolation. L’absence du Seigneur n’est pas une vraie absence. Aie foi, et il est avec toi, quoique tu ne le voies pas.

Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n’avaient pas la foi. Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n’espéraient même pas qu’il puisse ressusciter. Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l’espérance. C’étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie. La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n’était pas encore renouvelée.

Et toi, désires-tu la vie ? Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur. Ils ont offert l’hospitalité; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l’ont retenu… Toi aussi, retiens l’étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur… Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

un texte de St Augustin

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dimanche 9 décembre 2018

Persévérer



« Persévérer en ces temps de fer à faire crédit
à ce qui est fragile, à ce qui vacille, à ce qui fait faillite.

Persévérer à avoir foi en chaque homme,
à préférer être déçu dix fois plutôt qu’hostile une seule fois.

Persévérer à n’investir que dans le sable qui coule entre les doigts
et dans les espérances non cotées en bourse.

Persévérer à croire que l’instinct primordial en chaque Homme est la vénération
et que c’est la répression de ce désir qui rend haineux et fou.

Persévérer à voir Dieu partout. Entre les lignes des slogans,
dans les caniveaux des villes et sur les murs des banlieues,
à l’entendre dans le braillement des haut- parleurs,
dans le crissement des freins et dans le frrrrrt…d’un oiseau envolé.

Persévérer à préférer que la raison me quitte plutôt que l’espoir.
Et l’espoir plutôt que l’amour.

Persévérer.
Pour que la gangrène de l’indifférence ne se propage pas. »

Christiane Singer

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samedi 8 décembre 2018

Bonne fête !



La Vierge Marie a indiqué à Don Bosco son champ d’action parmi les jeunes ; elle l’a constamment guidé et soutenu… Nous croyons que Marie est présente parmi nous et qu’elle continue sa mission de Mère de l’Église et d’Auxiliatrice des Chrétiens.  Nous nous confions à elle, humble servante en qui le Seigneur a fait de grandes choses, pour devenir, parmi les jeunes, témoins de l’amour inépuisable de son Fils. (Constitutions SDB, art. 8)

En union avec tous ceux qui se sont engagés à la suite de Jean Bosco et Marie-Dominique, tournons-nous vers Marie et recommandons-lui toutes les intentions que nous portons en nous.

Ô Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise,
Nous croyons que tu occupes une place unique dans l’histoire du salut,
Et que tu es maîtresse et guide de notre Famille.
Nous contemplons avec joie et nous voulons imiter ta foi,
Ta disponibilité au Seigneur et à son projet d’amour,
Ta reconnaissance pour les merveilles opérées par le Père,
Ta charité apostolique et ta fidélité à l’heure de la croix.
Nous nous confions à toi avec un amour filial :
Immaculée, toi qui éduques à la plénitude du don de soi,
Auxiliatrice, toi qui infuses le courage et la confiance au service du Peuple de Dieu.
Nous te prions, Vierge sainte,  de continuer ta protection sur chacun de nous,
Sur chaque groupe né du charisme de Don Bosco, sur toute la Famille salésienne
Et sur tous les jeunes que tu nous confies.  

Amen.

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vendredi 7 décembre 2018

Donne-moi tes yeux



Seigneur, tu as ouvert les yeux
de l'aveugle de Jéricho.
Viens accomplir une autre merveille,
celle d'ouvrir mes yeux.
J'ai besoin de regarder,
comme tu sais si bien regarder.

Seigneur, donne-moi ta lumière.
Fais-moi voir les autres
avec des yeux tout neufs,
avec tes yeux.
Avec des yeux humbles,
des yeux qui pardonnent.
Des yeux pleins de tendresse,
des yeux qui respectent,
des yeux qui aiment.

Seigneur, donne-moi ta lumière
A moi qui te connais,
mais qui ne sais pas te reconnaître
dans les personnes que je rencontre,
dans le pauvre, l'handicapé,
le découragé, le SDF.

Comme c'est difficile de te reconnaître
dans les événements de chaque jour,
dans les épreuves, dans le succès,
dans l'échec, dans les joies, dans les peines;
dans mes frères et sœurs.

Seigneur, donne-moi ta lumière
Donne- moi tes yeux,
Et mets ta paix et ta joie dans mon cœur.

Évariste Leblanc

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jeudi 6 décembre 2018

Changement de société ?

Pape François  
- Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -



Notre humanité vit en ce moment un tournant de son histoire, par les progrès enregistrés en divers domaines. Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité.

Toutefois, la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes : la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes même dans les pays dits riches ;  la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ; et la pauvreté devient plus criante.  Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement.

L’une des causes de la crise financière se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent,
et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.
L’origine première de cette situation vient d’une profonde crise anthropologique : la négation de la primauté de l’homme !  On s’est créé des idoles nouvelles au visage nouveau et impitoyable :
le fétichisme de l’argent, et la dictature de l’économie sans visage ni but vraiment humain.

La crise mondiale réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.
Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd'hui comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau de l’individu et de la société. Et elle est promue !  La solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive, comme contraire à la rationalité financière et économique.

Avec l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun, le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, et celui de la majorité s’affaiblit.

Ses lois et ses règles installe alors une nouvelle tyrannie invisible et virtuelle, qui s’impose unilatéralement, et sans recours possible. En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle, et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel.

A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales.

La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu.
Tout comme la solidarité, l’éthique dérange !
Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine,  car elle relativise l’argent et le pouvoir ; on la voit comme une menace, car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. …

L’éthique - une éthique non idéologique naturellement – permet de créer un équilibre et un ordre social plus humains.

En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays, à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome : "Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie.   Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs".

L’argent doit servir et non pas gouverner !

Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. Mais il a le devoir de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir. Il appelle à la solidarité désintéressée et à un retour de l’éthique pour l’humain  dans la réalité financière et économique.

Le bien commun ne devrait pas être un simple ajout, un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques, mais créer une nouvelle mentalité politique et économique qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie entre les sphères économique et sociale en une saine cohabitation. …

Pape François  - Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -

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mercredi 5 décembre 2018

Hymne



Ton Royaume
Déjà nous habite,
Seigneur Jésus;
Sur ta parole,
En nous l'enfant
ressuscite,
Tu le recrées
Presque à ton insu...

Toute chose
En toi s'achemine
Vers sa beauté;
Encore fragile,
La joie effleure
la terre:
Proche est le ciel,
Proche sa clarté.

Magnificat 25 nov. 2018 - p. 337

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