Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




06 août 2026

On demande des guérisseurs


Ce n’est pas vrai qu’on fait autorité parce qu’on est intelligent, parce qu’on connaît beaucoup de choses, parce qu’on sait parler, parce qu’on a des certificats. Je connais des gens simples qui n’ont pas de diplômes, pas d’éloquence et qui font autorité parce qu’ils parlent leur propre parole. Peu importe alors qu’elle soit balbutiante. Et je connais des gens couverts de titres, pour qui je n’aurai jamais le moindre respect, la moindre obéissance, parce que leur parole est empruntée, parce qu’ils l’ont volée, parce qu’ils récitent leur leçon comme des perroquets.


Les jeunes, dit-on, ne veulent plus rien entendre. L’autorité n’est plus ce qu’elle était. Qu’est-ce que cela veut dire? Nous sommes-nous suffisamment interrogés sur notre propre parole? Nous n’avons aucun droit à l’autorité. Ce n’est pas parce que je suis « ton père » ou « ta mère » ou « Monsieur le Curé » ou « Monseigneur » ou « Monsieur le professeur » que j’ai droit à l’autorité. Je serai obéi, suivi, contesté peut-être, mais respecté, si je livre ma propre parole et si mon autorité guérit, c’est-à-dire délivre au lieu d’enchaîner. On demande des guérisseurs. Pas des kidnappeurs d’âmes ni des détrousseurs de personnalité comme il en court beaucoup aujourd’hui. Des guérisseurs. Des hommes et des femmes qui font autorité.


Gabriel Ringlet
Éloge de la fragilité (extrait) - Éditions Albin Michel



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05 août 2026

Comme un arbre




Comme un arbre, laisser courir la vie en moi
jusqu’au bout de ses branches.
Comme un arbre, plonger mes racines
au plus profond de mon humanité,
aussi loin, aussi bas que moi-même,
sans craindre les pierres,
la roche dure, les creux immenses et vides.
Comme un arbre, m’élancer bien droit, de tout mon être,
vers toi, Seigneur, plus haut que moi-même,
de toutes mes branches tordues, cassées ou trop courtes.
Comme un arbre, m’émerveiller de toi,
mon arbre-Frère, qui me laisse l’espace et le temps.
Comme un arbre, un tout petit arbre de la forêt immense.


Bernadette Rabréaude


■ 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 « 𝐨𝐮𝐢 » 𝐬𝐞𝐦𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐟𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 :
… Un chant à partager dans la joie et la reconnaissance en ce 5 août, jour où les Filles de Marie Auxiliatrice célèbrent la fidélité de Dieu à travers les « oui » prononcés et renouvelés. Que ce Magnificat accompagne notre prière pour toutes les sœurs salésiennes et leur mission, aujourd'hui et demain. « 𝑳𝒆 𝒃𝒆𝒂𝒖 𝒄𝒉𝒆𝒎𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒏 𝒂𝒎𝒐𝒖𝒓 »


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04 août 2026

En voies


Y a d’abord ceux qui ont choisi la paix, les doux, les rêveurs et les plus discrets. Ceux qui aiment le silence, le calme dans la nuit, la prière intense, loin de tout bruit. Et puis alors ceux qui rayonnent de joie, ceux qui mettent le feu, qui respirent pour trois. Un Ichthus dans le dos, une trappiste à la main, silhouette qui danse jusqu’au rouge du matin.


Y a aussi ceux qui sont un peu des deux, sources d’espoir et de respect autour d’eux. Tous ces éclats qui forment l’arc-en-ciel, où la nuance de chacun est essentielle. Qui que tu sois, tu trouveras ta voie, elle est là, et elle n’attend que toi. Écoute-la, marche sans peur. Elle te guidera car elle veut ton bonheur.


Auteur(e) inconnu(e)
Extrait de "Aube Nouvelle n°357 " - Avril 2012 (Coop Liège)



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03 août 2026

Qu'en mon âme


Aujourd’hui, Seigneur Jésus, je viens à Toi, avec ce bagage trop riche de mon savoir et de mes certitudes, ce bruit de mon cœur qui m’empêche de T’entendre, cette intelligence qui Te réduit ou T’imagine. Pourtant, malgré tout cela, je sais que Tu m’attends, chaque jour, inlassablement depuis de nombreuses années, non pour effacer mon nom, mais pour m’imprégner du Tien.

Aussi, daigne descendre jusqu’à moi qui, selon l’usage et la mesure du monde – durable méprise ! – n’aspire qu’à monter jusqu’à Toi. Sois en mon être la main qui se tend, là où la mienne se rétracte; l’empreinte de la tempérance, là où l’émotion me submerge; l’écho de la patience heureuse, là où mes nerfs sont à vif.

Qu’en mon âme, Tu sois ce baume qui guérit, ce parfum qui n’altère en rien la beauté, cette flamme qui ne se détourne pas de la souffrance, cette parole qui s’épanouit dans le silence, ce sourire qui réjouit mes semblables; sois enfin ce trait d’union entre le doute et la foi, la blessure et la consolation, l’arrogance et la simplicité, ma petitesse et Ta grandeur : Mystère bouleversant de Ton indicible amour…

Claudio Montale,
A Sexte - Liturgie des Heures (extrait)


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02 août 2026

Chante mon âme


Je lui ai donné toute ma tristesse, il m’a donné toute sa joie.
Je lui ai donné tout mon tourment, il m’a donné toute sa paix.
Je lui ai donné toute ma douleur, il m’a donné tout son bonheur.
Je lui ai donné toute mon angoisse, il m’a donné toute sa sérénité.
Je lui ai donné tout mon orgueil, il m’a donné toute son humilité.
Chante mon âme toute ta joie.
Et tout comme à Cana, il y a eu trop de vin….
Et comme à la multiplication trop de pains….
Et tout comme à Tibériade trop de poissons….
Dieu, quand il donne, donne toujours trop de tout.


Jacques Lebreton


… un chant en ce jour où l'Évangile nous parle de "cinq pains et de deux poissons" :
« Serviteurs du Pain »



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01 août 2026

Pourrais-tu ?


Pourrais-tu t’arrêter soudain,
cueilli par un morceau de paysage
ou par l’expression d’un visage ?
Pourrais-tu laisser le temps couler,
se perdre sous ton regard ?
Et pourrais-tu contempler longtemps,
assez longtemps pour apaiser
les frondeurs de ton être ?


Accepterais-tu de demeurer
les mains vides, encore et encore,
le cœur ouvert ?
Garderais-tu ton sourire d’enfant
si le brouillard ou le froid, ou la tempête,
un jour t’envahissaient ?


Chanterais-tu sur la route
une parole, ou un mot,
toujours sans te lasser?
Oserais-tu enfin donner,
donner sans mesure,
sûr de ne jamais atteindre
le fond de ta coupe ?


Alors…
que ta patience enfante la Paix
et que ta paix fleurisse en Joie…


Isabelle de Menten



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