Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :


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mardi 11 décembre 2018

Prendre la parole



Délions nos pensées prisonnières de nos peurs,
habillons-les avec des mots choisis,
aussi ajustés que possible,
elles se transformeront alors en paroles
qui ne demandent qu’à s’envoler
pour la belle aventure d’un dialogue,
d’une conversation ou d’un partage.

Prendre la parole est un acte de dé-maîtrise.
Laissons aller notre parole,
sans connaître l’accueil qui lui sera réservé.
Laissons-là cheminer à la rencontre d’autres paroles.
Elles vont s’apprivoiser,
se confronter, se conjuguer,
pour bâtir ensemble une fraternité.

Et pour qu’elles aient toutes les chances d’être reçues,
n’oublions pas de les accompagner du sourire,
qui ouvre les portes les plus verrouillées,
sans jamais les forcer !

Jeanne Signard


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lundi 10 décembre 2018

En partageant le pain avec lui



Frères, quand est-ce que le Seigneur s’est fait reconnaître ? A la fraction du pain. Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur. S’il n’a voulu être reconnu qu’à cet instant, c’est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair. Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n’entres pas au hasard dans l’église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l’espérance, la fraction du pain sera pour toi une consolation. L’absence du Seigneur n’est pas une vraie absence. Aie foi, et il est avec toi, quoique tu ne le voies pas.

Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n’avaient pas la foi. Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n’espéraient même pas qu’il puisse ressusciter. Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l’espérance. C’étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie. La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n’était pas encore renouvelée.

Et toi, désires-tu la vie ? Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur. Ils ont offert l’hospitalité; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l’ont retenu… Toi aussi, retiens l’étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur… Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

un texte de St Augustin

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dimanche 9 décembre 2018

Persévérer



« Persévérer en ces temps de fer à faire crédit
à ce qui est fragile, à ce qui vacille, à ce qui fait faillite.

Persévérer à avoir foi en chaque homme,
à préférer être déçu dix fois plutôt qu’hostile une seule fois.

Persévérer à n’investir que dans le sable qui coule entre les doigts
et dans les espérances non cotées en bourse.

Persévérer à croire que l’instinct primordial en chaque Homme est la vénération
et que c’est la répression de ce désir qui rend haineux et fou.

Persévérer à voir Dieu partout. Entre les lignes des slogans,
dans les caniveaux des villes et sur les murs des banlieues,
à l’entendre dans le braillement des haut- parleurs,
dans le crissement des freins et dans le frrrrrt…d’un oiseau envolé.

Persévérer à préférer que la raison me quitte plutôt que l’espoir.
Et l’espoir plutôt que l’amour.

Persévérer.
Pour que la gangrène de l’indifférence ne se propage pas. »

Christiane Singer

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samedi 8 décembre 2018

Bonne fête !



La Vierge Marie a indiqué à Don Bosco son champ d’action parmi les jeunes ; elle l’a constamment guidé et soutenu… Nous croyons que Marie est présente parmi nous et qu’elle continue sa mission de Mère de l’Église et d’Auxiliatrice des Chrétiens.  Nous nous confions à elle, humble servante en qui le Seigneur a fait de grandes choses, pour devenir, parmi les jeunes, témoins de l’amour inépuisable de son Fils. (Constitutions SDB, art. 8)

En union avec tous ceux qui se sont engagés à la suite de Jean Bosco et Marie-Dominique, tournons-nous vers Marie et recommandons-lui toutes les intentions que nous portons en nous.

Ô Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise,
Nous croyons que tu occupes une place unique dans l’histoire du salut,
Et que tu es maîtresse et guide de notre Famille.
Nous contemplons avec joie et nous voulons imiter ta foi,
Ta disponibilité au Seigneur et à son projet d’amour,
Ta reconnaissance pour les merveilles opérées par le Père,
Ta charité apostolique et ta fidélité à l’heure de la croix.
Nous nous confions à toi avec un amour filial :
Immaculée, toi qui éduques à la plénitude du don de soi,
Auxiliatrice, toi qui infuses le courage et la confiance au service du Peuple de Dieu.
Nous te prions, Vierge sainte,  de continuer ta protection sur chacun de nous,
Sur chaque groupe né du charisme de Don Bosco, sur toute la Famille salésienne
Et sur tous les jeunes que tu nous confies.  

Amen.

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vendredi 7 décembre 2018

Donne-moi tes yeux



Seigneur, tu as ouvert les yeux
de l'aveugle de Jéricho.
Viens accomplir une autre merveille,
celle d'ouvrir mes yeux.
J'ai besoin de regarder,
comme tu sais si bien regarder.

Seigneur, donne-moi ta lumière.
Fais-moi voir les autres
avec des yeux tout neufs,
avec tes yeux.
Avec des yeux humbles,
des yeux qui pardonnent.
Des yeux pleins de tendresse,
des yeux qui respectent,
des yeux qui aiment.

Seigneur, donne-moi ta lumière
A moi qui te connais,
mais qui ne sais pas te reconnaître
dans les personnes que je rencontre,
dans le pauvre, l'handicapé,
le découragé, le SDF.

Comme c'est difficile de te reconnaître
dans les événements de chaque jour,
dans les épreuves, dans le succès,
dans l'échec, dans les joies, dans les peines;
dans mes frères et sœurs.

Seigneur, donne-moi ta lumière
Donne- moi tes yeux,
Et mets ta paix et ta joie dans mon cœur.

Évariste Leblanc

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jeudi 6 décembre 2018

Changement de société ?

Pape François  
- Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -



Notre humanité vit en ce moment un tournant de son histoire, par les progrès enregistrés en divers domaines. Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité.

Toutefois, la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes : la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes même dans les pays dits riches ;  la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ; et la pauvreté devient plus criante.  Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement.

L’une des causes de la crise financière se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent,
et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.
L’origine première de cette situation vient d’une profonde crise anthropologique : la négation de la primauté de l’homme !  On s’est créé des idoles nouvelles au visage nouveau et impitoyable :
le fétichisme de l’argent, et la dictature de l’économie sans visage ni but vraiment humain.

La crise mondiale réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.
Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd'hui comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau de l’individu et de la société. Et elle est promue !  La solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive, comme contraire à la rationalité financière et économique.

Avec l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun, le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, et celui de la majorité s’affaiblit.

Ses lois et ses règles installe alors une nouvelle tyrannie invisible et virtuelle, qui s’impose unilatéralement, et sans recours possible. En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle, et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel.

A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales.

La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu.
Tout comme la solidarité, l’éthique dérange !
Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine,  car elle relativise l’argent et le pouvoir ; on la voit comme une menace, car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. …

L’éthique - une éthique non idéologique naturellement – permet de créer un équilibre et un ordre social plus humains.

En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays, à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome : "Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie.   Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs".

L’argent doit servir et non pas gouverner !

Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. Mais il a le devoir de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir. Il appelle à la solidarité désintéressée et à un retour de l’éthique pour l’humain  dans la réalité financière et économique.

Le bien commun ne devrait pas être un simple ajout, un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques, mais créer une nouvelle mentalité politique et économique qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie entre les sphères économique et sociale en une saine cohabitation. …

Pape François  - Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -

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mercredi 5 décembre 2018

Hymne



Ton Royaume
Déjà nous habite,
Seigneur Jésus;
Sur ta parole,
En nous l'enfant
ressuscite,
Tu le recrées
Presque à ton insu...

Toute chose
En toi s'achemine
Vers sa beauté;
Encore fragile,
La joie effleure
la terre:
Proche est le ciel,
Proche sa clarté.

Magnificat 25 nov. 2018 - p. 337

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mardi 4 décembre 2018

Le Seigneur des petites lumières


Seigneur,
Tu viens un peu comme la lumière.
Cette lumière discrète et têtue,
Qui au plus fort de l’hiver,
Vient grignoter la nuit.

On ne dirait pas,
Mais chaque jour qui passe,
C’est un peu de nuit en moins.

Bien sûr, il n’y a pas d’excès,
Pas d’illuminations
Pas de feux d’artifice.
Mais l’obscurité s’en va
Chaque jour un peu plus.

Seigneur,
Si tu venais éclairer ma nuit.
Comme ça, tout doucement, discrètement.
Sûrement qu’au bout de la lutte
C’est toi qui gagnerais
Et moi aussi, avec toi.

Seigneur,
Viens comme la lumière,
Illuminer ma vie.

Robert RIBER

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lundi 3 décembre 2018

Ouvrir les yeux ?


(illustration vue sur FB - artiste inconnu)



Demandons-nous encore ce que signifie pour nous "ouvrir les yeux". Ce que signifie pour nous dépasser les habitudes, les jugements méfiants et indifférents sur les choses, sur les situations, sur les personnes, et découvrir au contraire la nouveauté de Dieu .

Découvrir Sa Vérité, Sa Joie, la puissance de l'Amour de Dieu, le découvrir au delà des apparences et des souffrances, au delà de tout ce qui peut obscurcir les yeux et la vue .

Ainsi naîtra en nous la prière de contemplation et de gratitude, et notre vie sera la lumière et le salut pour beaucoup de ceux qui les attendent.

Cardinal Carlo Maria Martini ,
Mon Jardin Secret , Méditations sur la Prière





Un pas en Avent chaque jour...  notre calendrier à partager !


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dimanche 2 décembre 2018

La première bougie !



« Allume la première bougie de l'Avent, mon frère ! » :

« Voici les derniers mois de l'année. Voici les nuits les plus longues et les jours les plus tristes. La télé et les journaux nous déversent leur flot quotidien de violence. A désespérer ! 

Allume la première bougie de l'Avent, mon frère ! Qu'elle dise d'abord ton espérance : Dieu ne dort pas, ton salut et le salut du monde tu l'attends d'abord de Lui. 

Allume une lumière, mon frère ! 

Un temps de silence et de prière, une lecture quotidienne de la Bible, une visite à ce malade, un temps d'écoute pour ce voisin, un geste nouveau de partage, une parole bonne et positive, une réponse à tel appel... 

Avec ceux de ta famille, tes enfants surtout qui te regardent, allume gravement, joyeusement, la première bougie de l'Avent ».

Ainsi soit-il.

Père Jean-Marie Bedez

| En AVENT, tous !

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