Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :


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mercredi 18 juillet 2018

SI TU SAIS



Si tu sais garder les yeux clos
Quand tant d'images te font signe,
Et surprendre le chant secret
Qui se cache parfois sous les mots,
Tu verras naître tous tes rêves.

Si tu veux t'imposer le silence
A l'instant d'écouter la nuit,
Peut-être entendras-tu monter
Dans le ciel de l'immense été
Comme un chuchotement d'étoiles.

Alors tu pourras t'avancer
Sur les chemins du monde,
Plus libre de tes yeux ouverts,
Plus riche de chaque parole,
Puisque tu connaîtras
Le prix du rêve et du silence.

Pierre Gabriel ,
Extrait de " Chaque aube tient parole "
Collection " poèmes pour grandir , Éditeur Cheyne 

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mardi 17 juillet 2018

Tu serais seul



Si tu es fatigué,
repose ta tête sur notre épaule.
Si tu as soif,
bois à la source de notre foi.
Si tu as faim,
mange le pain de notre amour.

Si tu es menacé,
que nos cœurs soient ton épée
et nos corps ton bouclier.
Si ton chemin est semé d'épines,
marche quand même,
nous t'accompagnerons.

Mais ne quitte jamais
le chemin de la liberté,
de l'honneur, de la vérité.
Sur une autre route,
tu serais seul.

Ne quitte jamais
le chemin de l'espérance
sur une autre route,
tu serais seul.

Auteur inconnu
(Prague en 1968)


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lundi 16 juillet 2018

Heureux les pauvres



Heureux les pauvres ! oh ! pas n'importe lesquels,
Mais les pauvres de cœur !
Ceux dont le cœur est vide de tout,
Mais débordant de l'essentiel : de l'amour du Seigneur.

Cœur humble et disponible comme celui d'un enfant,
Cœur libéré, cœur ouvert et accueillant, cœur avide de donner,
De tout donner quand on n'a plus rien :
Donner son temps, son sourire, sa peine,
Donner sa joie aussi, donner la parole, céder le pas…
Donner sa main surtout, à celui qui la prend.

Heureux les pauvres
Qui n'ont que leur cœur à donner !

Paul Coutal


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dimanche 15 juillet 2018

Il y a des matins d’été



Il y a des matins d’été où,
comme une fleur qui s’ouvre à la rosée
on goûte lentement la douceur de l’eau fraîche
Seigneur, quand l’eau me désaltère
Je suis ton enfant bien vivant.

Il y a des après-midi d’été où,
comme un petit lézard qui s’endort sur sa pierre
on se laisse caresser par le brûlant soleil
Seigneur, quand le soleil me réchauffe
Je suis en paix avec toi.

Il y a des soirs d’été où,
comme les voiles d’un bateau qui se gonflent de vent,
on écarte grand les bras pour respirer la brise
Seigneur, quand l’air du soir me porte
Je m’élance vers toi.

Il y a des nuits d’été où,
comme les étoiles qui veillent dans le ciel
on reste là, attentif aux bruits du silence.
Seigneur, quand les bruits de la nuit me bercent
Je veille un moment près de toi.

sur le site Port-Saint-Nicolas

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« Pour que ma joie soit en vous » (Jn 15, 11) LA SAINTETÉ POUR TOI AUSSI
Notes de présentation de L’ÉTRENNE 2019 : suivez ce lien ►




samedi 14 juillet 2018

Des pas vers la fraternité


Fête nationale française ce 14 juillet.  
Bonne fête à tous nos amis de France !



Pour vivre en frères, il faut ralentir le pas
pour se mettre au pas de l'autre ;
faire un pas de côté, parfois,
pour changer son point de vue ;
faire le premier pas pour inviter l'autre
à prendre toute sa place dans le groupe...

La fraternité est une longue marche.
Elle s'apprend ;
elle est désirée mais pas innée.
Elle suppose une prise de conscience
et une acceptation de l'égale dignité de tous...
Elle demande une décision, un effort,
une tension et une attention de tout l'être...
mais elle ouvre à des horizons
et des joies inconnus jusqu'alors.

Véronique Fayet

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vendredi 13 juillet 2018

Le repos


« J'aime le repos, dit Dieu.
Vous vous faites mourir à travailler.
Vous faites du sur temps pour prendre des vacances,
Vous vous agitez, vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine
quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures.
Vous vous dépensez tant pour un surplus d'argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !
Moi, j'aime le repos, dit Dieu.
Je n'aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.
Moi, j'aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l'être.
J'aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J'aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J'aime les vacances après les saisons d'ouvrage.
J'aime la retraite quand la carrière est terminée.
J'aime le sommeil de l'enfant épuisé par ses courses folles.
J'aime le repos, dit Dieu.
C'est ça qui refait les hommes.
Le travail, c'est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.
Je bénis le travail.
Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours
quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d'aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier. Changer de rythme, changez de cœur.
J'aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l'oreille
quand vous vous détendez dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
Et je me repose avec vous ».

André Beauchamp
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jeudi 12 juillet 2018

Douceur


Seigneur, donne-moi Ta divine Douceur

Seigneur, donne-moi Ta divine Douceur,
Toi qui voulus être un petit enfant enveloppé de langes,
un adolescent soumis à Marie et Joseph,
un Messie jamais conquérant,
un Ressuscité dans le secret.

Seigneur, donne-moi Ta divine Douceur,
Toi qui as dit : « Bienheureux les doux, Ils posséderont la terre »
Donne-moi de saisir chaque chose avec douceur ;
le téléphone et la valise, la plume et le balai,
la fourchette et le plat, et surtout la main qui se tend vers moi.

Seigneur, donne-moi Ta divine Douceur,
Toi qui as dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. ».
Donne-moi d’accueillir toute chose avec douceur ;
le bon et le mauvais, la joie et la peine, l’encouragement et la critique,
 l’instant tel qu’il est et surtout l’autre tel qu’il se présente.

Vierge pleine de grâce, Vierge du Sourire,
restaure en moi la divine douceur,
apprends-moi à guérir ceux que j’ai blessés,
que ta Tendresse fasse surgir sur mes lèvres
les paroles qui rétablissent la paix.

Sœur Emmanuelle du Caire

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mercredi 11 juillet 2018

Farniente


Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.

Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pend au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.

Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier
" Premières Poésies "

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Ce 11 juillet, fête de la Communauté Flamande de Belgique.  Bonne fête à nos lecteurs de Flandre !




mardi 10 juillet 2018

La route de la vie



Au début, je voyais Dieu comme mon observateur, mon juge, comptant toutes les choses que j'avais mal faites, pour qu'Il puisse savoir si j'avais mérité le Ciel ou l'enfer quand je mourrai.


Mais plus tard, quand j'ai rencontré Jésus, il me sembla que ma vie était plutôt comme une balade en vélo, mais c'est un vélo-tandem, et j'ai remarqué que Jésus-Christ était à l'arrière m'aidant à pédaler.
Je ne sais plus au juste quand Il me suggéra que nous changions de places, mais la vie n'a jamais été la même depuis. Quand j'avais le contrôle, je connaissais le chemin. C'était plutôt ennuyeux, mais prévisible...  C'était le chemin le plus court entre deux points.

Mais quand Il prit le guidon, Il connaissait de beaux et longs détours, par des montagnes, des endroits rocheux à des vitesses à se casser le cou, tout ce que je pouvais faire était de m'accrocher ! Même si ça semblait être folie, Il me disait : « Pédale ! »

Je m'inquiétais et étais anxieux et demandais : « Où m’emmènes-tu? » Il riait et ne répondait pas, et je commençais à apprendre la confiance.

J'oubliai ma vie ennuyeuse et entrai dans l'aventure. Et quand je disais, « J'ai peur », Il se penchait derrière pour toucher ma main.

Il m'amena à des gens pour donner ce dont j'avais besoin, des cadeaux de guérison, acceptation et joie. Ils m'offrirent des cadeaux à emporter pour mon voyage, celui de mon Seigneur et le mien.
Et nous étions sur la route de nouveau. Il disait : « Donne ces cadeaux ; ils sont des bagages en trop, trop de poids ». Alors je les donnais aux personnes que nous rencontrions, et je découvrais qu'en donnant je recevais, et toujours notre fardeau était léger.

Au début, je ne Lui faisais pas confiance pour le contrôle de ma vie. Je pensais qu'Il allait me mener à un accident ; mais Il connaît les secrets du vélo, sait comment l'incliner pour prendre des virages difficiles, sait comment le faire sauter pour éviter des rochers, sait comment aborder des passages effrayants.

Et j'apprends à me taire et à pédaler dans les endroits les plus étranges, et je commence à apprécier la vue et l'air frais sur mon visage avec mon agréable compagnon de tout instant, Jésus-Christ.
Et quand je suis certain que je ne peux plus continuer, Il sourit seulement et dit : « Pédale »...

Anonyme

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lundi 9 juillet 2018

Quand vient l’été



Quand vient l’été vient le désir de se laisser aller,
d’en finir avec les contraintes et les plaintes
pour retrouver la légèreté, la simplicité d’être.

Quand vient l’été vient le désir de ralentir le pas,
de se promener doucement dans sa vie
pour en cueillir le goût, en savourer le relief.

Quand vient l’été vient le désir de s’élever
au-dessus des brumes du chemin
pour renouer avec ce qui en soi est vivant.

On voudrait tant se poser dans la tranquillité,
laisser fleurir le silence,
soigner la qualité de sa présence.

Mais à vouloir ainsi, on risque le désespoir,
car la vie est toujours de « l’autre »
qui fracture les envies et découd les projets.

Elle sème le désordre chez les plus organisés,
emmène les plus prévoyants en terre d’imprévu,
fait taire toute prétention à la maîtrise.

Le malheur n’est pas qu’il en soit ainsi,
il est de se raidir dans ses attentes,
de préférer ses rêves à l’appel du présent.

Il est surtout de bouder l’inédit,
qui a pourtant force de révélation
quand on renonce à la frustration.

La vraie joie prend par surprise,
elle surgit moins de ce que l’on prévoit
que de la réponse que l’on offre à ce qui arrive.

Aux matins pluvieux comme aux matins heureux,
aux heures tragiques comme aux heures magiques,
il n’y a d’autre bonheur que celui de répondre présent.

Alors, vient le souffle de rester debout
et cette douceur du lointain quand on ouvre les mains
pour accueillir ce qui aujourd’hui sera pain.

Francine Carillo
(pasteure et écrivain)

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