Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Prier en Car-Aime

03 avril 2026

Ce Vendredi-là


Seigneur, à Toi je peux bien le dire: il y a des jours où le brouillard me submerge, des jours hermétiques, sans avenir, des jours où tu disparais et derrière le brouillard je ne vois que le brouillard encore à l’infini, pour l’éternité… Ces jours-là Seigneur, j’en ai un peu honte après coup, honte d’avoir cru que Tu désertais, que mon sort T’était indifférent, que Tu ne me voyais même pas, derrière mon rideau de brouillard…


Mais je crois, oui je crois que Tu étais au rendez-vous sur la colline, présence invisible dans le brouillard de ce Vendredi-là. Alors me revient le souvenir du cri, le grand cri de Jésus déchirant la nuit et quelque chose monte en moi que je voudrais aussi crier. O Seigneur, accueille mon cri aujourd’hui, ce cri que j’ai si longtemps étouffé parce qu’il ne fallait pas, parce que je ne voulais rien montrer, parce que personne n’entendait. Accueille ce cri que je ne contrôle plus. Qu’il déchire enfin ma nuit et parvienne jusqu’à Toi. Car je crois, oui je crois que Tu étais au rendez-vous sur la colline, présence invisible dans le brouillard ce Vendredi-là.


Alors me revient le souvenir des ténèbres, les ténèbres épaisses sur toute la terre, et je m’y sens englouti avec le Christ… des ténèbres à n’en plus finir…. Mais non, de la sixième à la neuvième heure, ô Seigneur donne-moi de croire ce que racontent les évangélistes… que les ténèbres sont épaisses sur toute la terre mais qu’elles ne sont pas éternelles, qu’elles durent jusqu’à la neuvième heure et pas au-delà… Je crois, oui je veux croire que Tu étais au rendez-vous sur la colline, présence invisible dans le brouillard de ce Vendredi-là.


Alors Seigneur, moi aussi je remets mon esprit entre Tes mains.


Lytta Basset,
Prière pour un jour de ténèbres / Vendredi Saint



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02 avril 2026

La table


Il y a des jours où la table est sacrée,
parce que le pain que l’on rompt
a le goût merveilleux
de la rencontre et de l’amour.
Ce jour-là, Dieu est au seuil de chez toi.


Il y a des jours où le vin est sacré,
parce qu’il dit l’ivresse,
non celle qui rend fou l’esprit
mais l’ivresse qui te prend au cœur.
Ce jour-là, Dieu est tout proche de toi.


Il y a des jours où l’accueil est sacré,
parce que ton frère est à la porte,
il cherche sa place,
il a faim de pain et soif de vin et peut-être plus...
Ce jour-là, Dieu pour servir est à genoux.


Il y a des jours où le peuple est sacré,
parce qu’il est appelé à partager en mémoire de Jésus...
Et, si toi aussi, tu les rejoins
pour recevoir et pour donner,
ce jour-là, Dieu, c’est sûr,
est assis à côté de toi.


Robert Riber
Mille Textes (extrait) - FENÊTRES OUVERTES - Éditions Presses d'Île de France



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01 avril 2026

Vive la liberté


Tu es chrétien par et pour la charité ; par rien d'autre et pour rien d'autre. Si tu oublies la charité, tu te rends absurde ; et, si tu la trahis, tu deviens monstrueux. Aucune justice ne peut se dispenser de sa loi. Si tu te détournes d'elle pour recevoir plus grand qu'elle, tu préfères la richesse à la Vie. Si tu te détournes d'elle pour donner meilleur qu'elle, tu prives le monde entier du seul trésor que tu as été fait pour donner.


Si la charité est pour toi pratiquement facultative, fallait pas te déranger pour Abidjan ou pour ailleurs, car tu n'es qu'un propre à rien. Nous sommes libres de toute obligation mais totalement dépendants d'une seule nécessité : la charité. La charité est plus que le nécessaire pour exister, plus que le nécessaire pour vivre, plus que le nécessaire pour agir ; La charité est notre vie devenant vie éternelle. Quand nous laissons la charité, nous laissons notre vie. Un acte sans charité est une mort subite, un acte de la charité est une résurrection immédiate.


Tu ne peux fabriquer la charité : tu la reçois. La charité imparfaite est un don incomplètement reçu ; la charité parfaite est un don complètement reçu. La charité est gratuite tout autant qu'elle est nécessaire. Tu ne la gagnes pas comme un concours. Tu la gagnes en la désirant, en la demandant, en la recevant et en la transmettant.


On n'apprend pas la charité, on fait peu à peu sa connaissance, en faisant la connaissance du Christ. C'est la foi du Christ qui nous rend capables de charité; c'est la vie du Christ qui nous révèle la charité; c'est la vie du Christ qui nous montre comment désirer, demander, recevoir la charité. C'est l'esprit du Christ qui nous rend vivants de charité, agissants par la charité, féconds de charité. Tout peut servir à la charité, Sans elle tout est stérile, et d'abord nous-mêmes.


Madeleine Delbrêl
extrait de son livre Alcide - Éditions Nouvelle Cité



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31 mars 2026

Il fait chemin


Il fait chemin
celui qui décèle les sentiers mortels.
Il fait chemin
celui qui refuse les impasses déshumanisantes.
Il fait chemin
celui qui fait fi des railleries dérisoires.


Lui, il rythme sa marche
aux respirations psalmiques.
Ses pas en martèlent l'itinéraire cordial.
Lui, reverdit comme un arbre,
aux berges des eaux vives.


Ce qui égare
se disperse comme fétus de paille
au large des grands vents.
Ce qui humilie
s'enlise au sable des mirages.
Ce qui donne vie fructifie.
Les chemins de violence sont
sans issue.


En priant le pasume 1...
Père Guy Dermond, sdb



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30 mars 2026

Il a continué !


On a essayé par la violence,
Il a continué avec l’amour.
On a essayé par les crachats,
il a continué dans le silence.
On a essayé par le mensonge,
il a continué dans la transparence.
On a essayé par les coups, on a essayé par les pièges,
il a continué.
On a essayé par l’envie d’abandonner
qui s’empare de chacun lorsque vient la panique
devant l’inutilité de toute action,
il a continué dans la confiance en la volonté du Père.
On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité,
avec le manteau rouge sur l’épaule, comme les fous.
On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon.
On a essayé par la solitude de l’extrême angoisse des condamnés,
il a continué en se remettant entre les mains du Père.
Alors, on a essayé par la mort,
car la mort, c’est connu, est la solution finale;
personne ne peut aller au-delà, car la mort, c’est connu,
est l’ultime puissance, l’obstacle dernier sur lequel chacun trébuche,
même le plus grand, même le plus saint,
même le Fils, fût-il le Bien-Aimé de Dieu.
Mais il a continué !
Animé par l’Amour du Père,
il est entré dans la mort
comme on entre dans un obstacle qui verrouille le passage !
Il a été brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés.
Mais il a continué et il est passé : le Père l’a maintenu debout !
C’est fait à jamais, la mort est définitivement entamée
et l’entaille ira s’agrandissant,
car désormais la mort a perdu son pouvoir.
Pour l’éternité, le passage est dégagé :
c’est Pâques pour toujours.
Ainsi soit-il.


Père Charles Singer


■ Des Rameaux à la Joie de Pâques : vivre la Semaine Sainte



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29 mars 2026

Ce rameau n'est pas un porte-bonheur


À toi qui es venu chercher un rameau,
tu es venu aujourd’hui pour chercher un rameau de buis.
Tu souhaites qu’il soit béni.
Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine,
tu risques d’être déçu.
Dieu, en effet, veut notre bonheur,
mais il nous invite à le bâtir de nos mains.
Mais si tu crois que vivre c’est aimer,
même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux,
si tu penses que la justice, le respect de l’Homme et la solidarité
sont des valeurs qu’il faut faire progresser,
si déjà tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi,
si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas,
si tu essaies de vivre debout
et si tu agis pour que tout Homme soit respecté
au travail, dans le quartier ou ailleurs...
alors prends ce rameau de bon cœur et garde-le chez toi.
Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort,
comme nous l’a prouvé Jésus,
que son message d’amour est à vivre à tous les instants de notre existence.
Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur,
mais le signe du bonheur que tu t’engages
à construire pour toi et les autres avec l’aide de Dieu.


Renal
(source : blog Le Monde de la Philo et de la Poésie)


■ Des Rameaux à la Joie de Pâques : vivre la Semaine Sainte



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