Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




19 juillet 2026

La douche du cœur...



La douche du cœur : une hygiène émotionnelle

À l’époque moderne, nous avons pris l’habitude d’une hygiène physique quotidienne: se doucher, prendre un bain, se laver les mains plusieurs fois par jour. Personne ne souhaite gêner les autres avec des odeurs incommodantes... Il faut pourtant se rappeler que c’est une évolution des mœurs relativement récente, comme en témoignent ces extraordinaires palaces, édifiés à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, qui ne possédaient à l’époque qu’une seule salle de bains... par étage ! Qu’en est-il maintenant de notre hygiène émotionnelle ?


Savez-vous que lorsqu’elles s’accumulent en vous, les émotions négatives non exprimées laissent des dépôts toxiques qui nuisent à votre équilibre affectif, à votre bonheur et même à votre santé physique (maladies psychosomatiques) ? Immanquablement, nos interactions - à la maison, au travail - occasionnent des contrariétés, des mouvements d’humeur, des conflits, chagrins ou frustrations.


Nous avons beau être de plus en plus nombreux à méditer et à travailler sur soi, qui parmi nous peut se dire totalement libéré de la moindre émotion négative ? À défaut d’être capables de les éviter totalement, nous pouvons au moins ne pas laisser leurs effets s’accumuler en nous d’une manière à la fois insidieuse et nocive à long terme.


Comment?


Pourquoi ne pas développer l’habitude de prendre une « douche du cœur » tous les soirs, avant de vous endormir, pour ne pas emporter dans le sommeil les scories émotionnelles de la journée ni laisser à vos rêves le soin de jouer les éboueurs nocturnes ?


Il existe aujourd’hui de nombreux outils et méthodes pour mettre en œuvre cette hygiène émotionnelle, comme le Don du Pardon, la pratique de la gratitude ou d’autres « arts vénusiens » qui nettoient le cœur, le guérissent, l’ouvrent et le fluidifient. Trouvez-en un qui vous convienne ou, mieux encore, plusieurs que vous pourrez mettre en œuvre en alternance, pour ne pas vous lasser !


« Heureux les cœurs purs... !» 


Olivier Clerc
Extraits du livre : « Graines de sens »
52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

18 juillet 2026

Légereté


La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pale, bleu-violet, sur les paupières d’un nouveau-né, dans la douceur d’ouvrir une lettre attendue, en différant une seconde l’instant de la lire, dans le bruit des châtaignes explosant au sol et dans la maladresse d’un chien glissant sur un étang gelé, j’arrête là, la légèreté, vous voyez bien, elle est partout donnée. Et si en même temps, elle est rare, d’une rareté incroyable, c’est qu’il nous manque l’art de recevoir, simplement recevoir ce qui nous est partout donné.


Christian Bobin,
La folle allure (extrait)


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

17 juillet 2026

Temps libre


« Comptez le temps que vous passez à ne rien faire
ou dans des dissipations qui ne mènent à rien,
et voyez l’impôt que vous faites peser sur vous. »
Benjamin Franklin


Ce n’est pas vrai que nous n’avons pas assez de temps pour faire ce que nous souhaitons faire. Simplement, la disponibilité se prépare, à la manière d’un chemin à défricher, afin de pouvoir se frayer un passage entre nos impératifs, nos accaparements, notre programme, nos engagements.


Notre équilibre veut que nous préservions du temps libre, non pour le dépenser futilement comme de la menue monnaie, mais au contraire pour l’enrichir d’instants précieux, calmes, doux, irremplaçables, échappant aux pressions de la nécessité, des prévisions et de la gestion du temps.


Ne courez pas après le temps : vous n’avez aucune chance de le rattraper ! Apprivoisez plutôt le temps d’après. Le temps libre n’est rien d’autre qu’un temps affranchi de tous les servages de la vie moderne et qui cherche à restaurer des rythmes oubliés. Goethe soutenait que l’“on a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage”.


François Garagnon
Pensées revigorantes (extrait) - Éditions Monte-Cristo



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



16 juillet 2026

Tout y est, mais...

Vagues sur la mer, douceur des nuits,
et fleurs dans le pré, bleu du ciel,
éphémère, amour infini,
tout y est, mais il n'y a rien à saisir.

Touche avec les yeux, caresse avec les mains,
et hume les fleurs, écoute avec le coeur,
l'amour t'appelle goûte à ses merveilles,
Tout est à sentir, mais rien à posséder.

Même ton corps, même ton coeur,
et même le bleu de tes yeux
N'est à toi pour toujours
mais ils sont là pour faire connaître la joie.

Joseph Emet

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

15 juillet 2026

Vous êtes la vie


Vous n'avez pas la vie,
vous êtes la vie.
La vie qui court,
la vie qui passe,
offrez-lui un siège,
une assise, un souffle, une conscience
où elle puisse se poser,
se reposer...
puis de nouveau
se donner...
comme la Source
qui a soif d'être bue.


Jean Yves Leloup et Catherine Bensaid,
extrait de Qui aime quand je t'aime ?
éditions Albin Michel


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

14 juillet 2026

Avec les autres...

C'est le 14 juillet, bonne fête nationale à nos amis de France !


Passer un peu de temps avec les autres, prendre part à une manifestation publique, vivre un événement commun : ce sont des gestes qui caractérisent une journée comme celle d’aujourd’hui. Même si le reste de l’année, nous aspirons avant tout à nous sentir bien individuellement, à nous sentir en sécurité à la maison, à voir garanti le bien-être de notre cercle familial et amical, l’appel de la patrie nous pousse au dehors. Il nous entraîne à nous confronter à une perspective plus vaste.


L’être humain n’est pas fait pour vivre isolé, séparé des autres et refermé dans son propre monde. Bien sûr, les traces négatives et les blessures laissées dans nos cœurs par toutes les déceptions et les frustrations, par les échecs et par tous les malheurs qui arrivent dans la vie, peuvent parfois nous bloquer, nous tourner vers nous-mêmes. Pourtant, quand arrive une fête comme celle d’aujourd’hui, avec un peu d’honnêteté et de courage, nous découvrons que nous avons un profond désir de communion, une soif de rencontres vraies, une aspiration radicale à être en relation, pour aimer et être aimé, ou tout au moins être accepté, respecté, estimé. Nous nous rendons compte que l’essence de l’humanité est un désir d’ouverture à l’autre.


L’époque est sombre, mais rien ne vous empêche de continuer à lutter contre toutes les formes de discrimination des plus faibles. Vous pouvez toujours choisir le parti des victimes, de ceux qui souffrent des conséquences de l’avidité, de la soif de pouvoir, de l’ivresse de la violence aveugle et du ressentiment. Bien sûr, le succès du bien n’est pas garanti dans ce monde, mais en attendant, rien et personne ne peut contenir le mal et tout peut devenir pur quand c’est fait à la lumière de Dieu et non pour plaire aux Hommes.


Mgr Valerio Lazerri,
Homélie au Col du Saint-Gothard (extrait)
Fête nationale suisse, 1er août 2016


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►