Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :


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mercredi 17 octobre 2018

Il y avait de l’étrange…



Il y avait de l’étrange dans mon ciel, et je ne le savais pas.
Mon ciel était au-dessus de mes toits et mes étoiles,
Je croyais les connaître toutes,
Mais toi, l’étranger, tu m’as dit d’autres toits, d’autres cieux,
Et tu as fait se lever des astres que je ne connaissais pas.

Il y avait de l’étrange dans ma terre, et je ne le savais pas.
Mes jardins étaient couverts de pommiers et de mirabelliers,
Mais toi, l’étranger, tu as planté dans ma terre
Des fleurs de palmiers et des plants d’olivier,
Et tu as fait jaillir une sève que je ne connaissais pas.

Il y avait de l’étrange dans ma langue, et je ne le savais pas.
Ma langue chantait en patois et dialectes,
Mais toi, l’étranger, tu es venu avec d’autres notes et paroles,
Et tu as fredonné des airs que je ne connaissais pas.

Il y avait de l’étrange dans ma peau, et je ne le savais pas.
Ma peau à moi rêvait de noir d’ébène et de jaune sable,
Mais toi, l’étranger, tu m’as révélé des couleurs inouïes,
Et tu as dessiné des arcs-en-ciel que je ne connaissais pas.

Père Robert Riber  (1935-2013)


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mardi 16 octobre 2018

Prendre du temps


Je suis sorti, Seigneur,
dehors les Hommes couraient, les vélos couraient,
la rue courait, la ville courait, tout le monde courait.
Ils couraient pour ne pas perdre de temps,
pour rattraper le temps, pour gagner du temps.

Au-revoir, Monsieur, excusez-moi, je n’ai pas le temps.
Je repasserai, je ne puis attendre, je n’ai pas le temps.
Je termine cette lettre car je n’ai pas le temps.
J’aurais aimé vous aider, je n’ai pas le temps.
Je ne puis accepter faute de temps.
Je ne puis réfléchir, lire, je suis débordé,
Je n’ai pas le temps.
J’aimerais prier mais je n’ai pas le temps…

Ainsi, les Hommes courent tous après le temps, Seigneur.
Ils passent sur la terre en courant,
pressés, bousculés, surchargés, affolés, débordés,
et ils n’y arrivent jamais…
Tu es hors du temps, tu souris, Seigneur,
de nous voir nous battre avec lui,
et tu sais ce que tu fais,
tu ne te trompes pas lorsque tu distribues
le temps des hommes.

Tu donnes à chacun le temps de faire
ce que tu veux qu’il fasse…
Seigneur j’ai le temps à moi,
tout le temps que tu me donnes,
les années de ma vie, les journées de mes années,
les heures de mes journées, elles sont toutes à moi.

À moi de les remplir tranquillement, calmement,
mais de les remplir tout entières jusqu’au bord,
pour te les offrir,
et que de leur eau fade, tu fasses un vin généreux,
comme jadis à Cana, tu fis pour les noces humaines.

Je ne te demande pas ce soir, Seigneur,
le temps de faire ceci, et puis encore cela,
je te demande la grâce de faire consciencieusement,
dans le temps que tu me donnes,
ce que tu veux que je fasse.

Michel Quoist

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lundi 15 octobre 2018

Ou tout ou rien !




Jésus dit encore : « Vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ».

Le Seigneur ne fait pas des théories sur la pauvreté et la richesse, mais il va directement à la vie. Il te demande de laisser ce qui appesantit ton cœur, de te libérer des biens pour lui faire une place à lui, l’unique bien.

On ne peut pas suivre vraiment Jésus quand on est alourdi par les choses. Car, si le cœur est surchargé par les biens, il n’y aura pas de place pour le Seigneur, qui deviendra une chose parmi les autres. C’est pourquoi la richesse est dangereuse et – dit Jésus – rend même difficile le salut. Non pas parce que Dieu est sévère, non ! Le problème est de notre côté : le fait d’avoir trop, le fait de vouloir trop étouffe notre cœur et nous rend incapables d’aimer. C’est pourquoi saint Paul rappelle que « la racine de tous les maux, c’est l’argent » (1 Tm 6, 10).

Nous le voyons : là où on met l’argent au centre, il n’y a pas de place pour Dieu et il n’y en a pas non plus pour l’Homme.

Jésus est radical. Il donne tout et demande tout : il donne un amour total et demande un cœur sans partage. Aujourd’hui également, il se donne à nous comme Pain vivant ; pouvons-nous lui donner en échange des miettes ?

À lui qui s’est fait notre serviteur jusqu’à aller sur la croix pour nous, nous ne pouvons pas répondre uniquement par l’observance de quelques préceptes.

À lui qui nous offre la vie éternelle, nous ne pouvons pas donner un bout de temps. Jésus ne se contente pas d’un ‘‘pourcentage d’amour’’ : nous ne pouvons pas l’aimer à vingt, à cinquante ou à soixante pour cent.  Ou tout ou rien !

Pape François - Rome, 14 octobre 2018
Extrait de son homélie à l'occasion de la messe de canonisation de Saint Paul VI et de Saint Óscar Romero
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dimanche 14 octobre 2018

Seigneur, fais que ma foi...



Dimanche 14 octobre 2018
Canonisation des Bienheureux Paul VI et Mgr Romero

« Ô Seigneur, fais que ma foi soit entière, sans réserves, et qu’elle pénètre dans ma pensée, dans ma façon de juger les choses divines et les choses humaines ; 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit libre : qu’elle ait le concours personnel de mon adhésion, accepte les renoncements et les devoirs qu’elle comporte et qu’elle exprime le point culminant de ma personnalité : je crois en Toi, Seigneur ; 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit certaine, forte d’une résultante extérieure de preuves et d’un témoignage intérieur de l’Esprit Saint, forte de sa lumière rassurante, de sa conclusion pacifiante, de son assimilation reposante ; 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit forte, qu’elle ne craigne pas les contrariétés des problèmes, dont est remplie l’expérience de notre vie avide de lumière, qu’elle ne craigne pas l’adversité de ceux qui la discutent, l’attaquent, la refusent, la nient ; mais qu’elle se renforce de la preuve de ta vérité, qu’elle résiste à l’usure des critiques, qu’elle se renforce continuellement en surmontant les difficultés dialectiques et spirituelles dans lesquelles se déroule notre existence temporelle. 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit joyeuse et qu’elle donne paix et allégresse à mon esprit ; le rende capable de prier avec Dieu et de converser avec les hommes, de telle manière que transparaisse dans le langage sacré et profane la béatitude intérieure de son heureuse possession. 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit active et donne à la charité les raisons de son développement, de manière qu’elle soit vraiment amitié avec Toi, et qu’elle soit dans les travaux, dans les souffrances, dans l’attente de la révélation finale, une recherche continue de foi, un témoignage constant, un aliment d’espérance ; 

Ô Seigneur, fais que ma foi soit humble et qu’elle ne croit pas se fonder sur l’expérience de mon esprit et de mon sentiment ; mais qu’elle rende témoignage à l’Esprit Saint, et qu’elle n’ait d’autre garantie que dans la docilité à la Tradition et à l’autorité du magistère de la Sainte Église. 

Ainsi soit-il. »

Pape Paul VI (1897-1978)

|  PLUS ► (site du Vatican)      |  PLUS ► (Wikipedia)


Nous sommes des ouvriers...


« Il est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi. Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, Il est aussi au-delà de notre vue. 

Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu. Rien de ce que nous faisons n’est achevé, ce qui voudrait dire, en d’autres termes, que le Royaume se trouve toujours au-delà de nos possibilités. 

Aucune déclaration ne dit tout ce qui peut être dit. Aucune prière n’exprime complètement notre foi. Aucune religion n’apporte la perfection. Aucune visite pastorale n’apporte la plénitude. Aucun programme n’accomplit la mission de l’Église. Aucun ensemble de buts et d’objectifs ne peut être complet. 

C’est ainsi que nous sommes. Nous plantons des graines de semence qui un jour pousseront. Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur. Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront. Nous fournissons le levain qui produira des effets bien au-dessus de nos capacités. 

Nous ne pouvons pas tout faire, et le comprendre nous apporte un sentiment de libération. Cela nous permet de faire quelque chose, et de la faire bien. 

Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin, une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur qui fera le reste. Nous pouvons ne jamais voir le résultat final, mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier. Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans, pas des ministres, pas des messies. Nous sommes les prophètes du futur et non de nous-mêmes.

Amen. »


Monseigneur Óscar Arnulfo Romero y Galdámez (1917-1980)

PLUS ► (Wikipedia)


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samedi 13 octobre 2018

Récoltes


En automne je récoltais
toutes mes peines
et les enterrais dans mon jardin.

Lorsqu'avril refleurit
et que la terre et le printemps
célébrèrent leurs noces
mon jardin fut jonché
de fleurs splendides et exceptionnelles,

Mes voisins vinrent les admirer
et chacun me dit :
« Quand reviendra l'automne,
la saison des semailles,
nous donneras-tu des graines de ces fleurs
afin que nous puissions les planter
dans nos jardins ? »

Khalil Gibran


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vendredi 12 octobre 2018

Il faut revenir pas à pas



Il faut revenir pas à pas
Vers la seule fenêtre ouverte
L’avenir est là
Comme un enfant qui rit.

Il reste assez de jour
Pour guérir une forêt
Assez d’arbres
Pour croire à l’aurore

Un grand coup de ciel sur ta vie
A fait le monde pur
Comme un drap gonflé par le vent.


Hélène Cadou (1922-2014) 
En ce visage, l’avenir (1977)

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jeudi 11 octobre 2018

L'esprit fraternel


Accepter  l’autre en frère, ce n’est pas l’aborder avec du miel au bout des lèvres et en faisant des chichis et des tralalas pour faire mine d’être tout à coup copain-copain. 

Ce n’est pas lui dire « tu as raison » avant même qu’il ouvre la bouche, ça consiste à le respecter assez pour lui dire qu’il a tort si on pense qu’il fait fausse route. 

La fraternité, pour qu’elle mérite son nom, doit ouvrir comme un appétit la liberté d’une confrontation passionnée. Et ce n’est pas interdit de contredire l’autre. À condition que ce ne soit pas pour avoir le dernier mot, mais plutôt pour avoir le premier geste de réconciliation. 

L’esprit fraternel, c’est voir d’abord ce qui relie et rapproche, au lieu de s’acharner sur ce qui sépare et éloigne. 

C’est s’apercevoir que l’on est sous le même ciel, dans la même création, dans la même histoire contemporaine et que nous sommes reliés les uns aux autres sur terre autant que les étoiles dans le ciel le sont entre elles, la nuit. Tiens, peut être même que nous sommes les étoiles de la terre ! 

Raison de plus pour saupoudrer davantage de fraternité sous la Voie Lactée !

François Garagnon,
Extrait du livre du « La vie selon Joy »

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mercredi 10 octobre 2018

Demander le Regard du Christ


« Chaque être porte en lui-même une part de résurrection. Chaque être peut nous enrichir, à condition de plonger en lui dans ce qu'il y a de beau, de meilleur, de lumineux, de divin.

Malheureusement, nous épluchons d'abord les ténèbres de l'autre. Et nous en restons là. Le Christ est là, dans chaque être, enfoui, prêt à se faire reconnaître, et nous passons sans Le voir. Nous manquons la rencontre souvent, pris par notre égoïsme, nos refus, nos barrières, nos intolérances, nos rejets.

Nous avons besoin de demander dans notre prière le Regard du Christ. Il plongeait dans les êtres avec une telle intensité, une telle fraîcheur, une telle nouveauté, que personne n'oubliait jamais plus ce Regard. Et en vivait.

Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse et de miséricorde pour aborder chaque être. Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur, c'est recevoir une parcelle de la Lumière du Ressuscité. Ainsi-soit-il. »

Père Guy Gilbert


Après une longue interruption, nous avons la joie de reprendre la publication de notre lettre d'infos.  Lettre d'infos, oui, mais aussi un espace pour "pauser" un regard, pour inviter à la réflexion et marquer le temps sur quelques actualités choisies parmi l'ensemble des informations qui nous parviennent et encombrent souvent notre messagerie ou notre PC mais parfois aussi notre vie...
 

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mardi 9 octobre 2018

Comme le luthier


Comme le luthier ,
sois l'artisan de ton avenir ,
le musicien de ton âme ,
l' amplificateur de tous les signes
et de toutes les clés d'attentions
de  L'Esprit Saint sur ta vie .

Que ton cœur soit la caisse de résonance
de toutes tes joies intérieures,
des visites du Seigneur dans ton quotidien .

Que les cordes sous ton agilité
inventent des sons nouveaux
jamais perçus jusque-là,
où se mêlent et s' entre-mêlent
écoute et présence,
louange et reconnaissance,
humilité et don,
amour et pardon,
dans la Tendresse infinie du Père,
dans la part présente et en devenir de la Résurrection.

Que la Partition ,
- c' est-à-dire les volumes de La Lettre de Dieu aux Hommes -
t' inspire des notes  "enthousiastes "
c' est-à-dire qui portent, comportent, transportent
le Seigneur en toi et avec toi partout où tu vas.

Que s'écrive donc la belle symphonie de ta vie ,
une association et combinaison de sons
assemblés harmonieusement en toi
pour Sa Plus Grande Joie !

LIBELLULE,
le 4 octobre 2018


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lundi 8 octobre 2018

Que notre foi ne soit jamais sans le doute


Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous
La révolte contre ce qui la défigure
Mais que jamais non plus le scandale du mal
N’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre :
Tendresse, plaisir, liberté, confiance,
Ne se referment en des certitudes figées,
Mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,
Et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie
Comme un don, comme une grâce
N’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,
Mais soutienne en nous la promesse
Et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !
Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,
Qu’elle nous entraîne
Sur des chemins inattendus,
Et qu’elle chante en nous,
Comme un défi,
L’amour de la vie !

Gérard Delteil

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