Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

01 octobre 2026

Prière pour notre mission au service des jeunes


Seigneur,
Tu nous confies des jeunes,
leurs rêves, leurs fragilités, leurs talents et leur avenir.


Apprends-nous
à les regarder avec bienveillance,
à croire en leurs capacités
et à leur ouvrir un chemin lorsque le doute ou l’échec les fragilise.


Apprends-nous à être une communauté
où chacun trouve sa place et où chacun prend sa place,
avec ses talents, ses responsabilités et ses différences.


Rappelle-nous que nul ne peut tout porter seul.
Fais grandir entre nous la confiance
qui permet de demander de l’aide,
de reconnaître les compétences de chacun
et de partager les responsabilités.


Fais de nous une véritable équipe,
capable de nous écouter,
de croiser nos regards,
d’accueillir nos désaccords
et de chercher ensemble ce qui est bon pour les jeunes.


𝑆𝑒𝑢𝑙, 𝑜𝑛 𝑣𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑣𝑖𝑡𝑒 ;
𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒, 𝑜𝑛 𝑣𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑜𝑖𝑛.

Don Bosco,
apprends-nous la proximité,
la confiance, la patience et l’exigence.


Donne-nous le courage de prévenir plutôt que de réparer,
d’accompagner plutôt que de juger,
d’encourager plutôt que de décourager.


Aide-nous à faire de notre école
un lieu où chaque jeune puisse entendre :
« Ici, tu as ta place.
Ici, on croit en toi.
Ici, on attend quelque chose de toi.
Ici, on t’aide à grandir. »


Seigneur,
donne-nous l’humilité d’écouter,
la sagesse de décider,
la force de rester unis
et la joie de servir.


Que nos choix, nos paroles et notre manière de travailler
fasse vivre aujourd’hui l’esprit de Don Bosco.
Et lorsque nous chercherons notre chemin,
rappelle-nous toujours cette question essentielle :
« 𝑄𝑢’𝑒𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠 ? »
Amen.


CoopBelsud



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30 septembre 2026

Décréter l'état de Bien-veillance


« 𝑩𝒊𝒆𝒏-𝒗𝒆𝒊𝒍𝒍𝒆𝒓,
𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑔𝑎𝑟𝑑𝑖𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑟𝑎𝑔𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑏𝑜𝑟𝑑𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑖𝑙 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛. »


Face au bruit assourdissant des slogans et à la brutalité des mots, il devient urgent de décréter l’état de bien-veillance. Bien-veiller, c’est littéralement veiller au bien : protéger ce qui est fragile, et refuser de réduire l’autre – l’étranger ou celui qu’on ne comprend plus – à une simple menace.


L'humanité s'agrandit lorsqu'elle accueille et se réalise lorsqu'elle partage. Contre la logique du chacun pour soi, il nous faut opposer le courage tranquille du « nous ». Trop souvent, l'intelligence est détournée pour diviser et exclure ; face à cette culture des extrêmes, notre seule arme doit être celle de la fraternité, de la dignité et de la rencontre.


Le Bon, le Beau et le Bien ne sont pas des concepts naïfs, mais des manières d'habiter le monde. Ils relèvent d'un choix et d'une responsabilité. Ne nous contentons plus de dénoncer ce qui détruit : apprenons à aimer ce qui construit. Car bien-veiller, c’est déjà prendre soin de demain.


Franz Defaut, sc


■ Avec le pape Léon XVI : « 𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑑𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑖 𝑚𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑐œ𝑢𝑟 [...] : 𝑝𝑟𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑛𝑡 𝑅𝑜𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑠 𝑑'𝑜𝑐𝑡𝑜𝑏𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑎𝑖𝑛, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙'𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑠'𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑢𝑟𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑙𝑖𝑡. »

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29 septembre 2026

Sur ce chemin de sainteté



La compagnie du Seigneur donne sagesse à nos projets et beauté aux désirs que nous portons dans le cœur. Dieu traverse notre âme comme une lumière en nous invitant à un renouveau permanent, à une conversion qui donne tout son sens à l’existence, parce qu’elle fait de nous les acteurs d’une histoire qui passe de la confusion à la recherche de la vérité; de l’indifférence à l’engagement pour la justice. Pour savourer la proximité de Dieu et la fraternité humaine, il faut rejeter cette convoitise qui consume les relations sans rien donner en retour et qui nous gave de choses sans nous rassasier. C’est là un style de vie qui pousse à tout avoir, mais à n’être personne; à recevoir quantité de j’aime, mais à rester seul avec soi-même.


Celui qui vit avec Dieu tend vers le meilleur. Il recherche la vertu, c’est-à-dire la force qui le rend bon et vrai. La dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis: elle s’appelle chemin de sainteté. C’est le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous, en nous accompagnant tout au long de la route. Et combien de fils et de filles de cette terre bien-aimée de France se sont laissés conduire sur cette voie !


Sur ce chemin de sainteté, nous ne sommes pas seuls, car nous le parcourons en union avec tous nos frères et sœurs qui nous entourent. Vous en faites d’ailleurs l’expérience lors de grands rassemblements tels que les Journées Mondiales de la Jeunesse. Nous avons aussi pour alliés les saints qui nous soutiennent dans l’épreuve. Chers amis, lorsque les choix de la vie exigent du courage, sollicitez leur intercession et imitez leur exemple. Comme nous le chantons dans les litanies, l’encouragement des saints nous assure que nous ne sommes jamais seuls dans la prière, que nous ne sommes jamais seuls dans l’Église. En ces temps particuliers, demandons leur aide pour être des artisans de paix : désir éternel de Dieu et engagement constant de l’humanité !


Le Seigneur réalise cette paix à travers l’alliance qu’Il conclut avec nous tous par l’intermédiaire de Jésus, le Christ. L’œuvre bien faite, celle qui est bonne, c’est la rédemption que Jésus accomplit pour nous. Dans Son combat contre le péché et la mort, la victoire du Christ nous libère, elle nous sauve de tout mal et nous invite à faire toute sorte de bien.


Chers jeunes, pour grandir en sainteté et améliorer notre société, soyez de lumineux témoins de cet Évangile, c’est-à-dire de la bonne nouvelle qu’est le Christ lui-même, notre Sauveur: À lui soient l’honneur et la puissance pour toujours (1 Tm 6, 16).


Amen.


Léon XIV,
Voyage apostolique en France:
Veillée de prière avec les jeunes / extraits – 25 septembre 2026 (vatican.va)



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28 septembre 2026

La beauté du monde

Qu'est-ce que la beauté du monde ?

Il y a d’abord la beauté physique du monde... Il suffit de la regarder, de ne pas l’oublier : le vol délicat d’un oiseau, la couleur d’une fleur, la beauté d’un paysage… Et puis il y a la beauté morale, c’est ce que j’appelle les belles personnes. Ce sont ceux qui font que, quand on les rencontre, on est content d’être humain comme eux. Ces personnes rayonnent, elles irradient de joie, de générosité et de présence au monde…

Le monde ne mourra pas par manque de beauté et de merveilles mais par manque d’émerveillement… Le fracas de la mer qui bouleverse, le cirque de montagne qui efface la mélancolie, la musique d’un rire d’enfant qui réchauffe, le pas d’une femme qui interpelle… Oui, il faut éduquer à la beauté car la beauté fait lever en nous cette exaltation ravie qui ressemble au bonheur. C’est sur cet émerveillement continuel qu’il faut miser pour sauver la beauté du monde… En tant que chrétien, nous avons aussi une obligation spirituelle qu’est le partage. Toute notre vie, partager ce que nous avons reçu, ce que nous croyons, est notre premier devoir.

Jean-Claude Guillebaud
extrait de "Sauver la beauté du monde", Éditions L'Iconoclaste

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27 septembre 2026

Donne à mon cœur de te désirer


Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ; en te désirant, de te chercher ; en te cherchant, de te trouver ; en te trouvant, de t’aimer ; et en t’aimant, de racheter mes fautes ; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.


Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.


Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité. Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.


Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.


Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.


Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.


Saint Anselme





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26 septembre 2026

Les deux joies

𝑆𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑖 𝑗𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑠𝑖𝑟…


II y a la joie qui vient du dehors et il y a celle qui vient du dedans.
Je voudrais que les deux soient tiennes
Qu'elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie ;


Car lorsque les deux se rencontrent et s'unissent,
II y a un tel chant d'allégresse que ni le chant de l'alouette
Ni celui du rossignol ne  peuvent s'y comparer.


Mais si une seule devait t'appartenir, Si pour toi je devais choisir,
Je choisirais la joie qui vient du dedans.
Parce que la joie qui vient du dehors est comme le soleil
Qui se lève le matin et qui, le soir, se couche.
Comme l'arc-en-ciel qui paraît et disparaît.
Comme la chaleur de l'été qui vient il se retire.
Comme le vent qui souffle et passe.
Comme le feu qui brûle puis s'éteint...
Trop éphémère, trop fugitive...


J'aime les joies du dehors. Je n'en renie aucune.
Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il le fallait...
Mais j'ai besoin de quelque chose qui dure,
De quelque chose qui n'a pas de fin, qui ne peut pas finir.


Et la joie du dedans ne peut pas finir.
Elle est comme une rivière tranquille,
Toujours la même, toujours présente.
Elle est comme le rocher,
Comme le ciel et la terre qui ne peuvent ni changer ni passer.


Je la trouve aux heures de silence, aux heures d'abandon.
Son chant m'arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue ;
Elle ne m'a jamais quitté.
C'est Dieu - c'est le chant de Dieu en moi,
Cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les Hommes
Et qui n'a pas de fin, qui ne peut pas finir.


II y a la joie qui vient du dehors et il y a celle qui vient du dedans.
Je voudrais que les deux soient tiennes
Qu'elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie ;
Mais si une seule devait t'appartenir, si pour toi je devais choisir,
Je choisirais la joie qui vient du dedans.


François Garagnon
extrait de l'introduction du livre « La Joie et la Recherche du Bonheur » - Éditions Monte-Cristo

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