Comme l’écrit Georges Bernanos dans "Les enfants humiliés" : L’espérance, voilà le mot que je voulais écrire. Le reste du monde désire, convoite, revendique, exige et il appelle tout cela espérer. Le monde vit beaucoup trop vite, le monde n’a plus le temps d’espérer. La vie intérieure de l’homme moderne a un rythme trop rapide pour que s’y forme et mûrisse un sentiment si ardent et si tendre, il hausse les épaules à l’idée de ces chastes fiançailles avec l’avenir. L’espérance est une nourriture trop douce pour l’ambitieuse, elle risquerait d’attendrir son cœur. Le monde moderne n’a pas le temps d’espérer, ni d’aimer, ni de rêver.
Et si nous redevenions des prophètes de l’enfance ? On nous a volé notre enfance ! Retrouver la spiritualité de l’enfance, celle de la petite Thérèse ! Il s’agit de s’émerveiller, d’aimer et de vivre la confiance et l’abandon. Notre vocation, c’est l’amour ! Nous sommes une religion de l’amour. Dieu est amour ! Vous ne ferez jamais naître de la vengeance dans le cœur. Il est venu pour nous sauver, non pour nous juger. Celui qui croit est déjà sauvé. Voilà ce qu’attendent nos contemporains! Il est vrai que l’amour n’est pas toujours bien accueilli, mais ne l’oublions pas : L’amour désarme ! N’ayons pas peur, ouvrons grandes les portes au Christ.
Mgr Patrick Chauvet,
Homélie du dimanche 30 Janvier 2022 (extrait)
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