Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

abonnement

|   Formulaire d'abonnement à nos publications   ►

Utilisez ce formulaire pour préciser le type d'abonnement souhaité parmi nos différents services (gratuits) de publication.

Don Bosco nous dit :


  | Don BOSCO nous dit:





26 septembre 2022

Apprendre à se désencombrer



Tant de choses encombrent nos vies ! Au propre comme au figuré. Nous donnons une grande importance aux aspects matériels : être à la mode, posséder, obtenir, acheter, consommer…Il arrive parfois que nos existences entières soient guidées par des préoccupations qui semblent futiles face aux grandes interrogations de la souffrance et de la mort.

Il ne s’agit pas d’une question de quantité : on peut être riche et être obnubilé par les biens matériels, ou pauvre et obsédé par la tentation de la consommation. Certains sont tellement encombrés qu’il n’y a plus d’espace chez eux, ils achètent ce dont ils n’ont pas besoin, juste pour le plaisir d’avoir.

Cependant, l’encombrement peut avoir lieu sur d’autres plans : on peut être encombré par l’amertume, par le ressentiment, par les pensées négatives, la haine et les préjugés de toutes sortes. Il est bien difficile alors de vivre une vie épanouie, harmonieuse et utile.

On peut encore être encombré par des illusions, des mythes de toutes sortes, des messages inculqués dans l’enfance, et qui empêchent la plénitude de la vie.

C’est de tout cela qu’il convient, lentement, doucement, de se séparer. Il s’agit de devenir conscient, lucide, de se réveiller, puis de décider d’agir.

Se désencombrer, c’est encore apprendre à vivre au présent, à être conscient que l’on a tout ce qu’il faut pour être bien, juste ici et maintenant.

Rosette Poletti et Barbara Dobbs,
365 jours pour éveiller les ressources qui sont en vous - Un jour, une pensée (extrait)

Le dimanche 9 octobre, Artemide Zatti, frère salésien coadjuteur décédé en 1951, souvent considéré comme un « Don Bosco argentin », sera canonisé par le Pape François sur l’esplanade de la Basilique Saint-Pierre. Artemide a servi, sa vie durant, en Patagonie, au service des malades et des pauvres. Quand il voyait arriver un gamin affamé et déguenillé, il demandait à la sœur : « Avez-vous un peu de soupe chaude et un vêtement pour un ‘Jésus’ de dix ans ? » Voici son histoire
(Une neuvaine débute cette semaine pour Artémide dans l'attente du jour de sa sanctification)

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




25 septembre 2022

La Croix du Christ



Quand tu souffriras dans ton corps et dans ton âme,
Quand rien n’aura plus ni charme, ni saveur,
Quand tu douteras de ton savoir et de ton expérience,
Quand la douceur, le courage te manqueront,
Quand tu ne reconnaîtras en toi que néant:
 
Contemple la Croix du Christ,
Et Lui t’écoutera.
 
Quand ton amour-propre vaincra l’amour même,
Quand l’avenir te semblera incertain, le présent obscur,
Quand ta patience sera mise à rude épreuve,
Quand l’attrait de la réussite, des richesses se fera rare,
Quand le confort t’endormira et te meurtrira:
 
Contemple la Croix du Christ,
Et Lui t’enseignera.
 
Quand tu aspireras au pardon de tes fautes,
Quand ni le chant ni les hommes te consoleront,
Quand tu t’interrogeras et ne trouveras de réponse dans les livres,
Quand le silence t’oppressera, que la solitude te pèsera,
Quand tu chercheras à emprunter une voie plus droite et juste:
 
Contemple la Croix du Christ,
Et Lui te soutiendra.
 
Quand tu commenceras à ignorer les raisons de ta foi,
Quand lentement la confiance te gagnera sans t’éblouir,
Quand ne t’importera plus de mourir ou vivre,
Quand une brise légère enfin te visitera, t’emportera,
Quand tu ressentiras un désir ardent de voir ton Dieu:
 
Contemple la Croix du Christ,
Et Lui te rejoindra.
 
Claudio Montale

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




24 septembre 2022

Un peuple d'herbe

« Tous les êtres de chair sont de l'herbe et toute leur constance est comme la fleur des champs : l'herbe sèche, la fleur se fane quand le souffle du Seigneur vient sur elles en rafale. Oui, le peuple, c'est de l'herbe : l'herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu subsistera toujours ! » Ésaïe 40,6



Oui nous sommes un peuple d’herbe
une poussée de blé et d’ivraie

un tremblement
d’être
passant
sur la terre

On pourrait s’en fâcher ou désespérer

s’il n’y avait
cette sorte de Parole

cette Parole
se lève
sans faiblir

sur nos nuits sans sommeil
et nos jours dans éveil

c’est une brise
de l’Ailleurs
qui désaltère la chair
et ré-enchante l’éphémère

De lui prêter oreille
fait de chaque matin
un premier matin
un commencement scintillant
au creux de la main.

Francine Carillo, Pasteure


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




23 septembre 2022

Soulever le couvercle



Nous voudrions maîtriser constamment nos sentiments. Et quand nos émotions viennent troubler notre façon d'être et d'agir, notre première préoccupation est de nous ressaisir. 

Au lieu de prendre en compte nos sentiments et de nous interroger à leur sujet, nous les réprimons afin de paraître sûrs de nous. Mais plus nous les réprimons, plus l'inquiétude augmente. 

Nous refusons de laisser transparaître nos émotions, craignant qu'elles détruisent l'image que nous souhaitons donner de nous. Nous les tenons sous scellé et elles alimentent, ainsi, un éternel foyer d'inquiétude. 

Pour calmer le feu, il nous faudrait soulever le couvercle et observer ce qui s'agite en nous, en l'acceptant sans porter de jugement. Seul un regard plein d'amour peut calmer l'anxiété. Tout ce que nous voulons contrôler par la force nous échappe.

Anselm Grün,
Invitation à la sérénité du cœur (extrait)


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




22 septembre 2022

Un véritable NON à la guerre



O Seigneur, Toi dont le nom est Amour, Toi qui nous a donné la raison et la liberté pour que nous soyons capables d’aimer, fais-nous comprendre que le véritable non à la guerre, c’est le oui agissant à la paix et à la justice. Enseigne-nous cette vérité, apprends-nous à le reconnaître, à en faire la base de notre éducation et le fondement de notre action.

Dieu fait Homme, Toi qui t’es battu contre le mal, Toi qui nous a rendu capables de connaître et d’aimer, enseigne-nous la colère contre le mal, transforme notre irascibilité en énergie pour que nous nous battions contre la misère, contre tout ce qui empêche l’homme d’être humain. Apprends-nous à ne pas nous contenter de protester contre la guerre et de discourir sur la justice, mais à agir vraiment avec audace, avec passion, avec réalisme.

O Dieu, donne-nous Ton Esprit de force afin que nous nous mobilisions contre la misère, au lieu de nous battre contre nos frères. Et que nous nous dressions contre l’ignoble exploitation des faibles par les forts, au lieu de nous faire la guerre.

Seigneur, nous le savons, cela coûte cher en temps, en intelligence, en argent, de sauver de la misère les sans-logis et les sans pain, les sans école, les sans-soins et les sans emplois. Mais combien coûtent les guerres! Enseigne-nous, Seigneur, à dépenser l’argent, l’ingéniosité, la passion non plus pour nous entre-tuer – hommes et femmes, enfants et vieillards – mais pour qu’enfin, sur le visage de tous les Hommes resplendisse Ton Visage.

Avec Toi, Seigneur, nous déclarons la guerre: la guerre des colères à l’Amour.

Abbé Pierre


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




21 septembre 2022

Des matins d'automne




Il est des matins d’automne
qui brillent aux couleurs chaudes de la vie.
Il est des matins d’hiver
qui résonnent tels des cris de désespoir et de malheur.
Il est des yeux
qui coulent des larmes d’horreur et de sang.
Il est des femmes, des hommes, des enfants
Qui suffoquent d’effroi dans la nuit.

Il est des mondes
qui se ferment par la peur de regarder,
de vivre certaines réalités.
Il est des ségrégations
qui brisent les liens d’humanité et de fraternité.
Il est des mots, des paroles, des discours
qui attisent l’indifférence.
Il est des idées, des opinions, des préjugés
et des décisions qui se nourrissent du rejet de la différence.

Mais il est des nuits
où les étoiles scintillent comme des diamants.
Il est des hommes et des femmes
qui ouvrent grand leurs bras pour accueillir et réconforter.
Il est des êtres empreints de fraternité et d’humanité
qui sont des relais pour encourager.
Il est des rencontres d’exception qui changent un destin,
qui illuminent un chemin de vie et qui brillent au firmament.

Yannick Touzé

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




20 septembre 2022

Les livres



Quel repos, quand on est submergé par le bruit des contacts humains, trop humains, de pouvoir s’entretenir avec les livres et de scruter, sous leur conduite et sans quitter sa chambre, la terre, le ciel ou la mer, les secrets de la biologie ou ceux du cœur humain, les arcanes de l’histoire ou la psychologie si variée des langages !

Les livres, je leur dois cette conversation qui ne lasse ni ne blesse jamais, ce besoin de silence qu’ils nourrissent, ce tranquille bonheur qui n’est pris à personne, ce stimulant indispensable qu’ils ne cessent d’offrir à ma pensée et, dans les heures tragiques, la présence de l’éternel, dont ils sont la quête et le signe. J’ai toujours trouvé en eux, quand l’humanité devenait folle, la force d’espérer et de croire, malgré tout, en l’homme, à cause de ces meilleurs d’entre nous qui, au-delà d’un absurde carnage, ne cessaient d’orienter nos regards et nos efforts vers le pays de la vérité.

Maurice Zundel

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




19 septembre 2022

Une autre force



Nos actualités, nos informations ne sont faites que d’arbres qui tombent. Le monde aurait disparu depuis bien longtemps si ceci était l’unique réalité. Le monde tient debout par ce réseau d’amour que nous créons, vous et moi, chaque jour, et tous ces êtres qui, en cet instant, sont en train de faire quelque chose, des actes d’amour dans le monde, un regard de tendresse pour la terre qui nous entoure, pour la création. Cela tient le monde debout. Il ne s’agit pas de se détacher du monde, mais de le rencontrer à partir d’une autre force.

Quelque chose en moi sait que rien ne peut m’arriver, que rien ne peut me détruire. C’est ce noyau infracassable en nous, ce noyau infracassable du divin en nous. Alors la peur cesse, et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau de moins d’horreur sur la terre ! Parce que la peur est la plus grande créatrice de réalités qui existe. Ce dont nous avons peur, nous le créons presque irrémédiablement. C’est quelque chose d’effarant. Vous avez dû le remarquer dans votre vie. La peur a le pouvoir d’engendrer images et réalités. Dans l’univers d’épouvante dans lequel nous vivons, tout tient par la peur. Il faut y répondre en congédiant en nous la peur, en reprenant contact avec ce noyau infracassable qui nous habite. 

Christiane Singer, 
Du bon usage des crises (extrait) - Éditions Albin Michel, 1996


| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




18 septembre 2022

Qu'est-ce que le merveilleux ?


Qu’est-ce que le merveilleux ? C’est ce qui sort de l’ordinaire, ce qui nous fait sourire, rire, aimer, danser, mais aussi ce qui nous fait pleurer, réfléchir, questionner. Il semble que lorsque nous sortons de l’enfance, nous perdions cette capacité à nous plier en deux pour observer une fourmi et la suivre dans son chemin, que nous ne levions plus la tête pour observer les étoiles en tendant la main pour en attraper une, que nous n’accueillions plus le visage de l’autre comme un émerveillement.

Notre vie entre dans la banalité, dans les demi-teintes, dans l’indifférence. Il nous faut des artifices pour nous étonner et nous surprendre, de grandes sensations pour nous sentir en vie. Mais nous oublions que le merveilleux se cache dans l’ordinaire, que le plus miraculeux se lit dans deux mains qui s’effleurent, dans cet entre-deux plein de promesse, dans ces regards qui se croisent et se disent silencieusement toute la flamme de leur amour, dans le chant d’un oiseau qui, de trois notes têtues, accompagne la rosée du matin, dans le bruissement du vent qui fait converser les brins d’herbe. Il suffit d’écouter, de regarder, de respirer pour nourrir son âme et son corps de la poésie de l’instant.

Il nous faut parcourir des chemins comme cet homme qui marche infiniment en grandissant. L’être humain est une question qui se pose perpétuellement mais qui vit dans le mouvement, l’interrogation, la certitude des incertitudes. Il lui faut peser les perspectives, accepter les contradictions, ne jamais s’installer dans un dogme, ne pas se laisser séduire par la facilité de formules toutes faites qui l’enferment dans l’étroitesse de l’obscurantisme. Il lui faut aimer la liberté et sa compagne la responsabilité. La vie est un défi et comme des funambules nous marchons sur le fil tendu de l’espoir. La remise en question est salutaire pour trouver ce shvil hazahav*, ce chemin doré du juste milieu qui nous permet d’aborder toutes les grandes questions de la vie avec sagesse et audace.

Dans cette recherche du bien, nous ne sommes pas seuls, car c’est dans le lien à l’autre, la découverte de son visage que s’exerce la responsabilité éthique et que se découvre la spiritualité. Si je salue l’humanité d’autrui, sa dignité, mon visage se met à vivre dans sa lumière, dans son sourire.

Pauline Bebe, rabbin
Saisir le merveilleux dans l’instant – Une philosophie de la vie au quotidien (extrait)
Éditions Le Passeur

* "Chemin d'or", "Juste milieu",...

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►




17 septembre 2022

Être là


D’aucuns diront qu’une vie qui ne permet plus d’être fidèle à soi-même ne vaut plus la peine d’être vécue. On crie à la perte de dignité. 

Aussi oublie-t-on toutes ces ressources insoupçonnées qui dorment dans les souterrains de l’être, toutes ces richesses que nous n’avons pas exploitées, parce que nous en avons privilégié d’autres. Toute cette vie intérieure, intime, affective, spirituelle. 

Il y a sûrement encore beaucoup à apprendre, à la fin d’une vie, de ces registres de la personne humaine si négligés dans notre monde. Il y a peut-être beaucoup à enseigner aux autres sur ce plan, quand on va mourir. 

Je sais bien tout ce que je reçois et tout ce que j’apprends de ceux qui ne peuvent plus rien faire, sinon être là. De ceux qui n’ont plus rien à offrir que leur sourire, ou leur regard grand ouvert, ou encore leur manière si délicate de se laisser soigner. Ils m’ont appris à être plus simple et plus humaine.

Marie de Hennezel,
La mort intime 

| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►