Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Un même rêve, un même coeur

25 août 2026

Quoi de plus léger ?


L’humilité manque parfois de simplicité, par ce redoublement de soi à soi qu’elle suppose. Se juger, c’est se prendre bien au sérieux. Le simple ne se pose pas tant de questions sur lui-même. Parce qu’il s’accepte comme il est ? C’est déjà trop dire. Il ne s’accepte ni se refuse. Il ne s’interroge pas, ne se contemple pas, ne se considère pas. Il ne se loue ni se méprise. Il est ce qu’il est, simplement, sans détours, sans recherche, – car être lui paraît un trop grand mot pour une si petite existence – il fait ce qu’il fait, comme chacun d’entre nous, mais ne voit pas là matière à discours, à commentaires, ni même à réflexion. Il est comme les oiseaux de nos forêts, léger et silencieux toujours, même quand il chante, même quand il se pose. Le réel suffit au réel, et cette simplicité est le réel même. Ainsi, le simple: c’est un individu réel, réduit à sa plus simple expression. Le chant ? Le chant, parfois; le silence, plus souvent; la vie, toujours.


Le simple vit comme il respire, sans plus d’efforts ni de gloire, sans plus d’effets ni de honte. La simplicité n’est pas une vertu, qui s’ajouterait à l’existence. C’est l’existence même, en tant que rien ne s’y ajoute. Aussi est-elle la plus légère des vertus, la plus transparente, et la plus rare. C’est le contraire de la littérature: c’est la vie sans phrases et sans mensonges, sans exagération, sans grandiloquence. C’est la vie insignifiante, et c’est la vraie.


Le monde est son royaume, qui lui suffit. Le présent est son éternité, qui le comble. Il n’a rien à prouver, puisqu’il ne veut rien paraître. Ni rien à chercher, puisque tout est là. Quoi de plus simple que la simplicité ? Quoi de plus léger ? C’est la vertu des sages, et la sagesse des saints.


André Comte-Sponville,
Petit traité des grandes vertus  (extraits)



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24 août 2026

Seigneur, aide-nous à faire une école


Seigneur, aide-nous à faire une école
Où il fait bon vivre
Où l’on peut respirer, dire ce que l’on pense,
Une école de liberté !


Une école où le plus simple des élèves ou des profs
Comprendra ce que l’autre dira,
Où le plus savant saura qu’il ne sait pas,
Où la diversité se manifestera
Une école de sagesse !


Une école où l’audace de faire du neuf
Sera plus forte que l’habitude de faire « comme avant »
Où l’on ne craint pas de prendre des risques,
De questionner ou de s’engager
Une école en marche !


Une école qui écoute avant de parler,
Qui accueille avant de juger,
Qui pardonne sans condamner,
Une école qui donne une chance !


Une école où l’imprévu pourra s’inviter
Parce que tout n’aura pas été prévu et décidé d’avance,
Où l’on entend la vie du monde en se laissant interpeller
Une école ouverte !


Bref une école de Don Bosco !


École Don Bosco - Liège
L'Équipe d'Animation Pastorale vous souhaite à tous une excellente rentrée !


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23 août 2026

Dieu, qui es-tu ?


Es-tu une mosaïque
composée de multiples pierres uniques ?
Es-tu un livre
qui vaut la peine d’être lu ?
Es-tu le vent
qui vient me frôler ?
Es-tu mon frère ou ma sœur
en qui j’ai confiance
et avec qui je peux parler de tout ?
Es-tu un miroir
dans lequel je peux me reconnaître
et découvrir ce que je dois faire ?
Es-tu une source
dans laquelle je peux puiser
lorsque je suis épuisé ?
Es-tu une merveilleuse musique
que je puis réentendre constamment
sans jamais l’oublier ?
Es-tu un rêve
qui jamais ne se réalisera ?
Es-tu un arc-en-ciel
qui me relie à toi ?
Es-tu cette force qui me laisse vivre
et qui me donne de l’énergie ?
Dieu, qui es-tu ?


Extrait de « Prières pour les jeunes » - Éditions du Signe



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22 août 2026

Vous verrez...


Sur la route avec le Christ,
gens de mon peuple,
vous verrez la Face de Dieu
furtivement révélée aux détours des jours
et sur les visages de vos prochains.
Vous verrez la bonté distribuée
en humbles brassées quotidiennes
de gestes consolateurs et de paroles bienveillantes.
Vous verrez le pardon accordé
aux endurcis des ténèbres
et vous verrez les pécheurs retourner leur cœur
pour courir au soleil de l'Évangile.
Vous verrez Dieu venant à vous comme un serviteur
pour vous présenter lui-même son Pain
qui suscite les forces de vivre.
Ainsi, gens de mon peuple, irez-vous avec le Christ !
Il ouvrira vos yeux sur les réalités invisibles
que la foi seule est capable de saisir
et qui, pour toujours,
transfigurent votre être et votre existence !


Albert Hari et Charles Singer
Chemin de Pâques 2009 (extrait)


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21 août 2026

La voie du silence

Le Christ dit : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15,12).

Nous avons besoin de silence pour accueillir ces paroles et les mettre en pratique.

Quand nous sommes agités et inquiets, nous avons tant d’arguments et de raisons pour ne pas pardonner et ne pas aimer trop facilement. Mais quand nous tenons « notre âme en paix et silence », ces raisons s’évanouissent.

Peut-être nous évitons parfois le silence, lui préférant tout bruit, des paroles ou des distractions quelles qu’elles soient, parce que la paix intérieure est une affaire risquée : elle nous rend vides et pauvres, elle dissout l’amertume et les révoltes, et nous conduit au don de nous-mêmes.

Silencieux et pauvres, nos cœurs sont conquis par l’Esprit Saint, emplis d’un amour inconditionnel.

De manière humble mais certaine, le silence conduit à aimer.

Taizé
« La valeur du Silence » (extrait)


… un chant en ce jour où l'Évangile nous parle du "plus grand commandement" :
« De tout mon cœur »


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20 août 2026

Quelqu'un de bien



Quelqu’un de bien n’est ni un saint, ni même quelqu’un de sympathique. C’est un gentil. Le mot pourtant ne soulève pas l’enthousiasme : gentil, on le serait toujours trop. Il faudrait, dans ce monde de rivalités et de calculs, apprendre à hurler avec les loups plutôt qu’à séjourner avec les agneaux. C’est que l’on se fait de la gentillesse, et de la méchanceté aussi, une image fausse. La gentillesse n’est pas faiblesse, mais courage : c’est la capacité à refuser la fatalité, parfois bien accommodante. C’est faire advenir, même modestement, même incognito, et peut-être pour un temps seulement, autre chose – autre chose que ce que dictent nos envies, nos égoïsmes et nos conforts. C’est être, d’une certaine façon, plus que soi, plus que la somme de ses préférences et de ses intérêts.


Le gentil n’est pas celui qui n’a pas la force d’être quoi que ce soit d’autre. Ce n’est pas celui qui fait le bien par souci des représailles ou du qu’en-dira-t-on. Ce n’est pas celui qui se plie à des règles ou qui obéit à des commandements. La vraie morale se moque de la morale. Elle réclame d’agir sans compter ; elle n’est pas conformité, mais liberté, ce pouvoir insoupçonné de se libérer de tout ce qui incline et prédétermine – caractère, appartenances sociales ou religieuses, sympathies ou antipathies.


C’est qu’il n’existe en morale que deux catégories: le courage et la lâcheté. Quelqu’un de bien n’est assurément pas un surhomme: ce qu’il accomplit est à notre portée. Son rôle est même de nous ouvrir la voie, de nous montrer que c’est possible, qu’un monde meilleur n’est ni utopie ni une mièvrerie. Que la gentillesse est le plus grand pouvoir qui soit, mais que le choix est ardu. la tentation de la méchanceté, du laisser-faire ou du laisser-dire étant toujours plus aisée. Le gentil est celui qui, ayant la force d’être méchant, choisit malgré tout de ne pas l’être.


Là est l’héroïsme, celui des gens ordinaires qui, un jour, ont su s’opposer, refuser, soutenir et se décider. C’est cela, la révolution du bien, le courage d’agir : c’est répondre sans délai à une injonction. Il faut plus que de la bienveillance pour être capable de dire: compte sur moi, pour tenir ses promesses, ne pas ternir ses fidélités et savoir faire un détour pour un inconnu, le premier venu. La gentillesse est une force. C’est la méchanceté qui est toujours une faiblesse, une défaite.


Laurence Devillairs,   
La gentillesse est-elle le nouvel hèroïsme ?
(extrait d'un article paru dans Madame Figaro, le 15 novembre 2019 )


RMG - « La charité est patiente, la charité est bienveillante » :
| le Recteur Majeur dévoile le thème de l’Étrenne 2027


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