Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



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Prier en Car-Aime

30 mars 2026

Il a continué !


On a essayé par la violence,
Il a continué avec l’amour.
On a essayé par les crachats,
il a continué dans le silence.
On a essayé par le mensonge,
il a continué dans la transparence.
On a essayé par les coups, on a essayé par les pièges,
il a continué.
On a essayé par l’envie d’abandonner
qui s’empare de chacun lorsque vient la panique
devant l’inutilité de toute action,
il a continué dans la confiance en la volonté du Père.
On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité,
avec le manteau rouge sur l’épaule, comme les fous.
On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon.
On a essayé par la solitude de l’extrême angoisse des condamnés,
il a continué en se remettant entre les mains du Père.
Alors, on a essayé par la mort,
car la mort, c’est connu, est la solution finale;
personne ne peut aller au-delà, car la mort, c’est connu,
est l’ultime puissance, l’obstacle dernier sur lequel chacun trébuche,
même le plus grand, même le plus saint,
même le Fils, fût-il le Bien-Aimé de Dieu.
Mais il a continué !
Animé par l’Amour du Père,
il est entré dans la mort
comme on entre dans un obstacle qui verrouille le passage !
Il a été brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés.
Mais il a continué et il est passé : le Père l’a maintenu debout !
C’est fait à jamais, la mort est définitivement entamée
et l’entaille ira s’agrandissant,
car désormais la mort a perdu son pouvoir.
Pour l’éternité, le passage est dégagé :
c’est Pâques pour toujours.
Ainsi soit-il.


Père Charles Singer


■ Des Rameaux à la Joie de Pâques : vivre la Semaine Sainte



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29 mars 2026

Ce rameau n'est pas un porte-bonheur


À toi qui es venu chercher un rameau,
tu es venu aujourd’hui pour chercher un rameau de buis.
Tu souhaites qu’il soit béni.
Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine,
tu risques d’être déçu.
Dieu, en effet, veut notre bonheur,
mais il nous invite à le bâtir de nos mains.
Mais si tu crois que vivre c’est aimer,
même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux,
si tu penses que la justice, le respect de l’Homme et la solidarité
sont des valeurs qu’il faut faire progresser,
si déjà tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi,
si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas,
si tu essaies de vivre debout
et si tu agis pour que tout Homme soit respecté
au travail, dans le quartier ou ailleurs...
alors prends ce rameau de bon cœur et garde-le chez toi.
Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort,
comme nous l’a prouvé Jésus,
que son message d’amour est à vivre à tous les instants de notre existence.
Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur,
mais le signe du bonheur que tu t’engages
à construire pour toi et les autres avec l’aide de Dieu.


Renal
(source : blog Le Monde de la Philo et de la Poésie)


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28 mars 2026

Les grilles de l’EGO


Quand s’ouvrent les grilles de l’EGO et que fleurissent les buissons du cœur, tu t’allèges d’un passé décomposé, tu ris d’un futur antérieur et vis un présent plus que parfait ! C’est cela le bonheur qui ne passe pas.


Ne te disperse plus en combats, qui sont autant de conduites de fuite par rapport à toi. Ne perds plus de vue ce viatique en toi déposé par le divin : l’immensité de ton être. Le temps que tu accordes à tous ces temps morts est un temps perdu, irrémédiablement. Lâcher ton ego c’est te ressaisir. C’est rouvrir les vannes de ton énergie.


Le long fleuve de la vie est jalonné d’écluses, qui sont autant d’étapes de la prise de conscience de ce que tu es réellement. Pour les franchir, il te faut cette énergie. Il te faut cette joie qui passe qui passe toute joie. Il te faut cette franchise vis-à-vis de toi-même, qui est une considérable force libératrice. Quand tu sens que tu t’englues, commence par te le dire. Cet aveu à ton âme a d’étonnantes vertus. Et d’abord, la puissance qu’il te donne pour t’arracher aux sortilèges du fatalisme. Il arrive un moment où il faut cesser de t’échapper. C’est alors que tu es libre.


François Roux,
L’en-neuf (extrait) – Éditions Âgâmat



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27 mars 2026

Repartir


Repartir, ce n’est surtout pas revenir sur ses pas,
Repartir, ce n’est pas faire marche arrière.
Ce n’est pas revenir à son point de départ.
Repartir, ce n’est pas faire demi-tour
en effaçant les traces de ses propres pas.


Jamais tu ne repars comme tu es arrivé.
Jamais tu ne reviens comme tu es parti.
Jamais tu ne rentres comme tu es sorti.


Le voyage te change
Le voyage n’a pas été seulement
celui des kilomètres et des semaines.
Celui qui repart se remet en cause,
il se remet en histoire et en route.
Il renonce à rentrer dans ses pantoufles et ses habitudes.


Repartir, c’est affirmer que l’avenir existe, puisqu’on y va.
C’est croire qu’il existe un possible, puisqu’on y part.
Repartir, c’est prouver que tout n’a pas été dit.
Repartir, c’est croire qu’il existe encore un chemin, il est celui du cœur.


Repartir, ce n’est pas rapporter des souvenirs, mais des projets.
Repartir, ce n’est pas retrouver ses habitudes
et remettre les choses à leur place.
Repartir, ce n’est pas déclarer que tout est fini
et qu’il ne reste plus que des nostalgies.
Repartir, c’est, au contraire, vouloir que tout commence.


Celui qui repart a le cœur neuf.
Celui qui repart suit le chemin d’un nouveau regard.
Celui qui repart ne sera plus jamais comme avant.
Celui qui repart se remet en mouvement.


Père Jean Debruynne (†2006)



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26 mars 2026

Oui j’avais fait ce rêve


J’ai rêvé
pour tous les enfants du monde
qu’il puisse y avoir un jour un enseignement
au mieux être, au plaisir, à la joyeuseté,
et dans les écoles de tous les pays,
un apprentissage à la citoyenneté planétaire.


J’ai rêvé
pour chacun d’une éducation à la beauté,
leur permettant de découvrir et de se relier
à quelques uns des miracles de la Vie
qui est en eux et autour d’eux.


J’ai rêvé bien sûr,
qu’il serait souhaitable de les aider
à cultiver le respect de soi,
et des autres par l’écoute,
la confiance, l’abandon au plaisir d’être
et de s’ouvrir ainsi à la tolérance,
en acceptant leurs différences.


J’ai rêvé
qu’ils puissent entendre la violence
qui les entoure ou qui est parfois la leur,
comme un langage inadapté.
Même si elle est parfois
le langage du désespoir ou de l’impuissance
ou plus souvent encore le langage
de la souffrance et des révoltes liées à l’injustice.


J’ai rêvé
qu’on puisse un jour permettre à chaque enfant
de reconnaître que derrière toute peur
il y a un désir et qu’il est préférable
de témoigner de ce désir sans l’imposer,
plutôt que d’entretenir sa peur.


J’ai rêvé
qu’on puisse leur apprendre à honorer,
à aimer et à protéger
cette planète généreuse qui nous a accueillis,
tout au début de l’humanité, nous les humains,
parmi tant d’autres espèces étonnantes.
Une planète qui continuera à accueillir, leurs enfants.


Oui j’avais fait ce rêve.


Jacques Salomé



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25 mars 2026

Un petit souvenir de temps en temps


Dieu ne nous demande pas grand chose: un petit souvenir de temps en temps, une petite adoration, tantôt lui demander sa grâce, quelque fois lui offrir vos peines, d’autre fois le remercier des grâces qu’il vous a faites et qu’il vous fait au milieu de vos travaux, vous consoler avec lui, le plus souvent même que vous pourrez. Pendant vos repas et vos entretiens, élevez quelquefois vers lui votre cœur: le moindre souvenir lui sera toujours fort agréable.


Il ne faut pas pour cela crier bien haut, il est plus près de nous que nous ne pensons. Il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec lui, doucement, humblement et amoureusement.


Frère Laurent de la Résurrection



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