Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

30 octobre 2026

Repos spirituel


Apprends-moi ô Dieu,
à Te confier tous mes soucis
et à me souvenir sans cesse de Ta miséricorde
afin que mon âme puisse, elle aussi,
jouir du repos spirituel.

Fais que mon repos ne soit pas excessif,
mais qu’il serve à réparer mes forces,
pour que je sois plus disposé à Te servir.

Qu’il Te plaise également de me conserver pur
dans mon corps et dans mon esprit,
me préservant de toute tentation et de tout danger
afin que mon sommeil lui-même
puisse servir à la gloire de Ton nom.


Jean Calvin

29 octobre 2026

La fidélité



« La vertu qui est devenue la plus rare dans les temps modernes est la fidélité. » 
Charles Péguy

Les temps modernes se caractérisent par une vertigineuse accélération du temps. La vitesse des mutations est telle aujourd’hui que l’Homme doit sans cesse exprimer sa faculté d’adaptation et composer avec l’impermanence des choses.

Sa grande difficulté est de déceler, au sein du temps qui passe, le temps qui demeure. En d’autres termes, d’identifier ce qui constitue les fondements durables de sa vie qui, eux, résisteront à l’usure des jours, à la valse des modes et aux standards sans cesse renouvelés du progrès.

L’exaltation qui entoure la fuite de l’instant présent ne doit pas nous distraire de la conviction que nous sommes des êtres de mémoire (donc reliés au passé) et d’espérance (donc reliés à l’avenir). Et seule, la fidélité est de nature à faire le lien entre ce qui fut et ce qui sera, et à nous permettre de vivre l’instant présent dans une sorte de quiétude bienheureuse qui est probablement l’une des formes les plus abouties du bonheur.

François Garagnon
Pensées revigorantes (extrait) - Editions Monte Cristo

28 octobre 2026

Nous voici !



Comment le monde
pourrait-il recevoir la Bonne Nouvelle
de la tendresse de Dieu ;
s’il n’y a personne pour ouvrir les bras
à ceux et celles qui sont blessés
et fatigués par les malheurs de la vie ?

Comment le monde
pourrait-il s’émerveiller
devant le Seigneur Dieu,
s’il n’y a personne
pour accomplir des merveilles
d’amour et de paix et de partage
au nom du Seigneur ?

Comment le monde
pourrait-il entendre la Bonne Nouvelle
du pardon de Dieu
s’il n’y a personne
pour oublier la haine
et tendre les mains
par-dessus la rancune ?

Nous voici, Seigneur,
nous venons pour annoncer
la Bonne Nouvelle.
Nous voici :
fais de nous des apôtres !

Extrait de « Rencontrer Jésus le Christ aujourd’hui »
Albert Hari – Charles Singer


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27 octobre 2026

Béatitudes du politicien

La paix est comme l’espérance dont parle le poète Charles Péguy ; 
elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence.
Nous le savons: la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices.
La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’Homme,
mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent,
elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction.

Pape François
Message pour la journée mondiale de la paix – 1
er janvier 2019 (extrait)


Béatitudes du politicien


Heureux le politicien
qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle ;
Heureux le politicien
dont la personne reflète la crédibilité ;
Heureux le politicien
qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt ;
Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent ;
Heureux le politicien qui réalise l’unité ;
Heureux le politicien
qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical ;
Heureux le politicien qui sait écouter ;
Heureux le politicien qui n’a pas peur.


Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan († 2002)

26 octobre 2026

La grâce de ne rien Te demander


Aujourd’hui, ô Dieu, la grâce de ne rien Te demander.

Fais venir à ma conscience tous les mercis que j’oublie si souvent de T’offrir :
Merci pour la vie qui coule en mes veines.
Merci car j’ai de quoi manger, me vêtir,
Et j’ai un toit au-dessus de ma tête.
Merci pour celles et ceux dont la présence me réjouit.
Merci pour l’accès si facile à la connaissance et à la culture.
Merci surtout pour ma faim insatiable et mes désirs jamais comblés,
Eux qui m’arrachent à mon confort et me mettent en mouvement vers Toi.

Lytta Basset

25 octobre 2026

Le chrétien n’est pas fait pour l’ennui...



Le chrétien n’est pas fait pour l’ennui ; plutôt pour la patience. Il sait que, même dans la monotonie de certains jours toujours pareils, se cache un mystère de grâce. Il y a des personnes qui, par la persévérance de leur amour, deviennent comme des puits qui irriguent le désert. Rien n’arrive en vain, aucune situation dans laquelle un chrétien se trouve plongé n’est complétement réfractaire à l’amour. Aucune nuit n’est longue au point de faire oublier la joie de l’aurore. Et plus la nuit est obscure, plus l’aurore est proche. 

Si nous restons unis à Jésus, le froid des moments difficiles ne nous paralyse pas ; et même si le monde entier prêchait contre l’espérance, s’il disait que l’avenir n’apportera que de sombres nuées, le chrétien sait que, dans ce même avenir, se trouve le retour du Christ. Quand cela arrivera-t-il ? Personne ne le sait, mais la pensée qu’au terme de notre histoire il y a Jésus miséricordieux, suffit pour avoir confiance et ne pas maudire la vie. Tout sera sauvé. Tout. Nous souffrirons, il y aura des moments qui susciteront la colère et l’indignation, mais la douce et puissante mémoire du Christ chassera la tentation de penser que cette vie est une erreur.

Après avoir connu Jésus, nous ne pouvons faire autre chose que scruter l’histoire avec confiance et espérance. Jésus est comme une maison et nous sommes à l’intérieur, et des fenêtres de cette maison, nous regardons le monde. C’est pourquoi nous ne nous refermons pas sur nous-mêmes, nous ne regrettons pas avec mélancolie un passé que l’on présume doré, mais nous regardons toujours de l’avant, vers un avenir qui n’est pas seulement l’œuvre de nos mains, mais qui est tout d’abord une préoccupation constante de la providence de Dieu. Un jour, tout ce qui est opaque deviendra lumière. La résignation n’est pas une vertu chrétienne. Comme il n’est pas chrétien de hausser les épaules ou de baisser la tête devant un destin qui nous semble inéluctable.

Celui qui apporte l’espérance au monde n’est jamais une personne soumise. Jésus nous recommande de l’attendre en ne restant pas les bras croisés : Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. (Lc 12, 37). Il n’y a pas de constructeur de paix qui, en fin de compte, n’ait compromis sa paix personnelle, en assumant les problèmes des autres. La personne soumise n’est pas un constructeur de paix, mais elle est paresseuse, quelqu’un qui veut être tranquille. Alors que le chrétien est un constructeur de paix quand il prend des risques, quand il a le courage de prendre des risques pour apporter le bien, le bien que Jésus nous a donné, qu’Il nous a donné comme un trésor.

Chaque jour de notre vie, répétons cette invocation que les premiers disciples, dans leur langue araméenne, exprimaient par les paroles Marana tha, et que nous retrouvons dans le dernier verset de la Bible: Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (Ap 22, 20). C’est le refrain de chaque existence chrétienne: dans notre monde, nous n’avons besoin de rien, si ce n’est d’une caresse du Christ. Quelle grâce si, dans la prière, dans les jours difficiles de notre vie, nous entendons Sa voix qui répond et qui nous rassure : Voici, je viens sans tarder (Ap 22, 7).

Pape François,
Audience générale du 11 octobre 2017 (extrait)