Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




22 août 2026

Vous verrez...


Sur la route avec le Christ,
gens de mon peuple,
vous verrez la Face de Dieu
furtivement révélée aux détours des jours
et sur les visages de vos prochains.
Vous verrez la bonté distribuée
en humbles brassées quotidiennes
de gestes consolateurs et de paroles bienveillantes.
Vous verrez le pardon accordé
aux endurcis des ténèbres
et vous verrez les pécheurs retourner leur cœur
pour courir au soleil de l'Évangile.
Vous verrez Dieu venant à vous comme un serviteur
pour vous présenter lui-même son Pain
qui suscite les forces de vivre.
Ainsi, gens de mon peuple, irez-vous avec le Christ !
Il ouvrira vos yeux sur les réalités invisibles
que la foi seule est capable de saisir
et qui, pour toujours,
transfigurent votre être et votre existence !


Albert Hari et Charles Singer
Chemin de Pâques 2009 (extrait)


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21 août 2026

La voie du silence

Le Christ dit : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15,12).

Nous avons besoin de silence pour accueillir ces paroles et les mettre en pratique.

Quand nous sommes agités et inquiets, nous avons tant d’arguments et de raisons pour ne pas pardonner et ne pas aimer trop facilement. Mais quand nous tenons « notre âme en paix et silence », ces raisons s’évanouissent.

Peut-être nous évitons parfois le silence, lui préférant tout bruit, des paroles ou des distractions quelles qu’elles soient, parce que la paix intérieure est une affaire risquée : elle nous rend vides et pauvres, elle dissout l’amertume et les révoltes, et nous conduit au don de nous-mêmes.

Silencieux et pauvres, nos cœurs sont conquis par l’Esprit Saint, emplis d’un amour inconditionnel.

De manière humble mais certaine, le silence conduit à aimer.

Taizé
« La valeur du Silence » (extrait)


… un chant en ce jour où l'Évangile nous parle du "plus grand commandement" :
« De tout mon cœur »


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20 août 2026

Quelqu'un de bien



Quelqu’un de bien n’est ni un saint, ni même quelqu’un de sympathique. C’est un gentil. Le mot pourtant ne soulève pas l’enthousiasme : gentil, on le serait toujours trop. Il faudrait, dans ce monde de rivalités et de calculs, apprendre à hurler avec les loups plutôt qu’à séjourner avec les agneaux. C’est que l’on se fait de la gentillesse, et de la méchanceté aussi, une image fausse. La gentillesse n’est pas faiblesse, mais courage : c’est la capacité à refuser la fatalité, parfois bien accommodante. C’est faire advenir, même modestement, même incognito, et peut-être pour un temps seulement, autre chose – autre chose que ce que dictent nos envies, nos égoïsmes et nos conforts. C’est être, d’une certaine façon, plus que soi, plus que la somme de ses préférences et de ses intérêts.


Le gentil n’est pas celui qui n’a pas la force d’être quoi que ce soit d’autre. Ce n’est pas celui qui fait le bien par souci des représailles ou du qu’en-dira-t-on. Ce n’est pas celui qui se plie à des règles ou qui obéit à des commandements. La vraie morale se moque de la morale. Elle réclame d’agir sans compter ; elle n’est pas conformité, mais liberté, ce pouvoir insoupçonné de se libérer de tout ce qui incline et prédétermine – caractère, appartenances sociales ou religieuses, sympathies ou antipathies.


C’est qu’il n’existe en morale que deux catégories: le courage et la lâcheté. Quelqu’un de bien n’est assurément pas un surhomme: ce qu’il accomplit est à notre portée. Son rôle est même de nous ouvrir la voie, de nous montrer que c’est possible, qu’un monde meilleur n’est ni utopie ni une mièvrerie. Que la gentillesse est le plus grand pouvoir qui soit, mais que le choix est ardu. la tentation de la méchanceté, du laisser-faire ou du laisser-dire étant toujours plus aisée. Le gentil est celui qui, ayant la force d’être méchant, choisit malgré tout de ne pas l’être.


Là est l’héroïsme, celui des gens ordinaires qui, un jour, ont su s’opposer, refuser, soutenir et se décider. C’est cela, la révolution du bien, le courage d’agir : c’est répondre sans délai à une injonction. Il faut plus que de la bienveillance pour être capable de dire: compte sur moi, pour tenir ses promesses, ne pas ternir ses fidélités et savoir faire un détour pour un inconnu, le premier venu. La gentillesse est une force. C’est la méchanceté qui est toujours une faiblesse, une défaite.


Laurence Devillairs,   
La gentillesse est-elle le nouvel hèroïsme ?
(extrait d'un article paru dans Madame Figaro, le 15 novembre 2019 )


RMG - « La charité est patiente, la charité est bienveillante » :
| le Recteur Majeur dévoile le thème de l’Étrenne 2027


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19 août 2026

La raison et le cœur

En écho à Matthieu 20,1-16...


Que penser d’une entreprise dont les ouvriers, travaillant à temps partiel, gagneraient autant que ceux qui travailleraient à temps plein ? Et que dire d’un tour de France cycliste où le dernier ne recevrait pas moins que le « maillot jaune ». ? Absurde ! C’est fou ! On marche sur la tête ! Rien ne va plus !


C’est pourtant la conclusion qu’à première vue, on pourrait tirer de cette brève histoire. À partir d’elle, on peut dire bien des sottises sur les salaires et les rémunérations. Mais au vrai, de quoi s’agit-il ?


Le patron, personnage central de la parabole, a une double conduite, et cela ne veut pas dire pour autant qu’il joue un double jeu. À l’égard des premiers embauchés, il observe les règles de la justice : il verse leur dû, rien de plus ! Aux derniers, il remet une somme dont la part de salaire est faible ; le reste, la plus grande part, c’est du don pur et simple.


Le propriétaire de la vigne obéit à deux logiques : la logique de la raison, et c’est la justice ; la logique du cœur, et c’est le don. Toutes les deux sont nécessaires, et elles sont indispensables l’une à l’autre. C’est elles, toutes deux ensemble, qui font le tissu social, et cela au sens le plus fort du mot « faire ».


Vivre les relations personnelles et collectives selon la raison et le cœur, selon la justice et l’amour, telle est la volonté du Dieu de Jésus Christ, du Dieu de justice et de miséricorde. Pas facile de joindre l’une à l’autre pour faire une société solidaire et fraternelle.


Hyacinthe Vulliez


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18 août 2026

Fraternellement


« Accepter l’autre en frère, ce n’est pas l’aborder avec du miel au bout des lèvres et en faisant des chichis et des tralalas pour faire mine d’être tout à coup copain-copain. Ce n’est pas lui dire « tu as raison » avant même qu’il ouvre la bouche, ça consiste à le respecter assez pour lui dire qu’il a tort si on pense qu’il fait fausse route.


La fraternité, pour qu’elle mérite son nom, doit ouvrir comme un appétit la liberté d’une confrontation passionnée. Et ce n’est pas interdit de contredire l’autre. A condition que ce ne soit pas pour avoir le dernier mot, mais plutôt pour avoir le premier geste de réconciliation.


L’esprit fraternel, c’est voir d’abord ce qui relie et rapproche, au lieu de s’acharner sur ce qui sépare et éloigne.


C’est s’apercevoir que l’on est sous le même ciel, dans la même création, dans la même histoire contemporaine et que nous sommes reliés les uns aux autres sur terre autant que les étoiles dans le ciel le sont entre elles, la nuit.


Tiens, peut être même que nous sommes les étoiles de la terre ! Raison de plus pour saupoudrer davantage de fraternité sous la Voie Lactée !


François Garagnon
« La vie selon Joy » (extrait) - Éditions Monte-Cristo



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17 août 2026

La richesse de la vie


La rencontre est le but et le sens d’une vie humaine. Elle permet qu’on ne la traverse pas en somnambule. Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur une immense bibliothèque constituée par des visages qui m’auront ému, troublé, éclairé.


Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu’il est tourné vers autre chose que lui-même. Le soin qu’il prend de l’autre, l’illumine, le rend vivant. Il capte une lumière et la renvoie. C’est quelque chose de rare.


La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles.


Christian Bobin



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