Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




La Parole en chant

14 avril 2026

Assez !

«𝑳𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒅𝒊𝒗𝒊𝒔𝒆, 𝒍’𝒆𝒔𝒑𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒕»


La prière nous éduque à agir. Les possibilités humaines limitées s’unissent, dans la prière, aux possibilités infinies de Dieu. Les pensées, les paroles et les actes brisent alors la chaîne démoniaque du mal et se mettent au service du Royaume de Dieu : un Royaume où il n’y a ni épée, ni drone, ni vengeance, ni banalisation du mal, ni profit injuste, mais seulement dignité, compréhension et pardon. Nous avons là un rempart contre ce délire de toute-puissance qui, autour de nous, devient de plus en plus imprévisible et agressif. Les équilibres au sein de la famille humaine sont gravement déstabilisés. Même le Nom saint de Dieu, le Dieu de la vie, est entraîné dans les discours de mort. Disparaît alors un monde de frères et de sœurs ayant un seul Père dans les cieux et, comme dans un cauchemar nocturne, la réalité se peuple d’ennemis. Partout, on perçoit des menaces, au lieu d’appels à l’écoute et à la rencontre. Frères et sœurs, celui qui prie a conscience de ses limites, il ne tue pas et ne menace pas de mort. Au contraire, est asservi à la mort celui qui a tourné le dos au Dieu vivant, pour faire de lui-même et de son propre pouvoir l’idole muette, aveugle et sourde (cf. Ps 115, 4-8), à laquelle sacrifier toute valeur et exiger que le monde entier plie le genou.


𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍’𝒊𝒅𝒐𝒍𝒂̂𝒕𝒓𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒊-𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕 ! 𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒎𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆 ! 𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 ! 𝑳𝒂 𝒗𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆 𝒔𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒇𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆.. Saint Jean XXIII, avec une simplicité évangélique, a écrit : « 𝐿𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 : 𝑎𝑢𝑥 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒𝑠, 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 ». Et, reprenant les paroles lapidaires de Pie XII, il ajoutait : « 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥, 𝑟𝑖𝑒𝑛 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 ; 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑙’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒 »  (Lettre encyclique Pacem in terris, 116).


Unissons donc les énergies morales et spirituelles de millions, voire de milliards d’hommes et de femmes, de personnes âgées et de jeunes qui, aujourd’hui, croient en la paix, qui choisissent la paix, qui soignent les blessures et réparent les dégâts causés par la folie de la guerre. Je reçois de nombreuses lettres d’enfants provenant de zones de conflit : en les lisant, on perçoit, à travers la vérité de l’innocence, toute l’horreur et l’inhumanité d’actions dont certains adultes se vantent fièrement. Écoutons la voix des enfants !


Pape Léon XIV
Veillée de prière pour la paix (extrait)
Samedi 11 avril en la basilique Saint-Pierre
texte complet



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13 avril 2026

Cherche à recevoir...


La main que ta passion tend vers la source de l'être te reviendra toujours vide et déçue.
Ne cherche pas , ô ami, à prendre, mais cherche à recevoir.


Porte tes yeux sur tes manques et ils seront comblés.
Porte tes yeux sur ta faiblesse et tu seras fortifié.
Porte tes yeux sur ton ignorance et mille connaissances te seront données.
Porte tes yeux sur tes limites et tu verras l'Illimité.
Porte tes yeux sur ta dureté et Il t'adoucira de Sa Compassion.
Porte tes yeux sur ton aveuglement et Il te donnera le Vision.
Porte tes yeux sur ton insignifiance et tu seras élevé.
Porte tes yeux sur ta laideur et elle s'illuminera de Sa Beauté.
Porte tes yeux sur ta mort et tu recevras chaque souffle de vie comme un don.
Porte tes yeux sur la vie passagère et tu verras l'Éternité.
Porte, ô ami, tes yeux sur ton vide, car là où tu n'es plus se trouve l'Aimé.


Faouzi Skali



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12 avril 2026

Une absolue confiance


Il n’est pas nécessaire de voir clairement ce qu’il y a dans notre cœur pour l’offrir simplement, dans un geste de confiance. Croire paisiblement que nous sommes aimés. Cela demeure vrai, même si nous y sommes apparemment insensibles.


Le plus vrai de nous-mêmes est caché en un endroit plus profond de notre cœur. Pour en deviner le secret il ne faut pas trop chercher à le violer. Pour l’entrevoir, il faut un autre regard, une manière plus discrète de regarder peut être surtout un acquiescement. Un acquiescement où notre volonté se sent engagée très profondément, par le plus intime d’elle-même. Un acquiescement dans la foi. Un acquiescement qui est un acte de foi.


Nous voudrions une prière valable au niveau de ce que nous éprouvons ou sentons, mais c’est à travers notre pauvreté vécue à ce niveau que quelque chose se creuse dans une zone plus profonde de notre être. Prendre notre pauvreté telle qu’elle est et la remettre entre les mains du Seigneur. Le plus essentiel de la prière trouve son expression la plus vraie dans une simplicité humble et toute modeste.


Dom Georges Lefebvre (†1999)



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11 avril 2026

Quand le cœur est chiffonné


Il arrive à chacun d’entre nous de traverser des périodes où le cœur semble lourd, froissé par les soucis du quotidien, les petites blessures de l’âme ou les grandes épreuves de la vie. Ces instants où l’on ressent une tristesse profonde, un abattement discret mais persistant, nous donnent l’impression d’être seuls face à la tempête intérieure. Pourtant, il existe un geste, à la fois simple et puissant, pour transformer la perception que nous avons du monde, et même celle que les autres ont de nous : le sourire.


« 𝑆𝑖 𝑡𝑜𝑛 𝑐œ𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑜𝑛𝑛𝑒́, ℎ𝑎𝑏𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑡𝑜𝑛 𝑣𝑖𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑑’𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑑𝑒́𝑗𝑎̀ 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟. » Cette phrase, toute en douceur, nous rappelle que, même dans la peine, le sourire agit comme un baume. Il ne s’agit pas de masquer sa tristesse ni de nier ses émotions, mais d’offrir aux autres, et à soi-même, la possibilité d’un instant de lumière dans une journée grise.


En souriant, nous envoyons un signal silencieux : celui de l’espérance. Un sourire, c’est une main tendue, un pont vers l’autre, la promesse que, malgré tout, la joie et la bienveillance restent possibles. Il a le pouvoir de désamorcer une tension, d’adoucir un regard, de déclencher une chaîne de positivité insoupçonnée. Souvent, il suffit d’un sourire pour que le monde autour de nous paraisse moins hostile, plus accueillant, et que nos propres douleurs s’allègent, ne serait-ce qu’un instant.


Ce sourire, même fragile, agit sur nous comme un réconfort. Il témoigne de notre volonté d’avancer, de ne pas nous laisser submerger par la morosité. Il rappelle aussi que le bonheur se cultive dans les petits gestes, que la bonté commence par une expression du visage.


Alors, la prochaine fois que ton cœur sera chiffonné, pense à ce sourire : il ne résoudra peut-être pas tous tes tourments, mais il peut rendre le monde, et ton monde intérieur, un peu plus beau. C’est dans la simplicité de ce geste que réside toute sa magie.


Franz Defaut, sc
CoopBelsud



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10 avril 2026

La confiance : une force d'abondance !


Dieu n'est pas un patron, ni un chef d'État, ni un régent. Si nous avons tant de mal à le découvrir ici-bas, c'est qu'il intervient dans le temporel, mais avec des signes d'éternité que nous ne sommes pas aptes à décrypter. Son pouvoir est au-delà de tous les pouvoirs. Il s'affirme en s'effaçant !


Voilà quelque chose de bien extraordinaire pour notre psychologie humaine : s'affirmer en s'effaçant... Et cependant, dans le domaine de pure gratuité, celui de l'amour par exemple (et c'est sans doute le meilleur exemple), on s'aperçoit que la plus belle manière de s'inscrire dans le cœur de l'autre, c'est de s'effacer, notamment lorsqu'il y a des querelles ou des motifs de discorde.


Dieu nous dit : « Fais toi capacité, je me ferai torrent » ! Telle s’exprime la force de l’abandon ; en devenant force d’abondance !


C’est en se plaçant sous le regard de Dieu, sous sa bienveillance et dans son amour, qu’on finit par s’abandonner. La confiance est la condition fondamentale pour croire et s’abandonner.


François Garagnon
« La beauté infiniment précieuse et fragile de l’Amour » (extrait) - Éditions Monte Cristo

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09 avril 2026

L'adoration

L’adoration, c’est la prière lorsqu’elle ne sert plus à rien. Elle jaillit quand l’Homme ne trouve plus les mots et que les idées savantes deviennent superflues. Le cœur se laisse alors envahir par le trop-plein de Dieu. Il suffit qu’Il soit. Il suffit que je sois là, certain de Sa présence. Adorer, c’est percevoir, fût-ce en un instant fugitif, que rien n’a du poids en face de Lui, que tout est évanescent en regard de cette suprême Présence. C’est le face-à-face avec un Dieu que l’on ne tente plus de récupérer ou d’utiliser. Plus de comptes ni de marchandages. C’est l’arrêt de toutes discussions. L’adoration est reconnaissance d’un Dieu de surabondance.


Il n’y a guère de mots ou de formules pour ce genre de prière. Mais la densité du silence se fait tour à tour émerveillement et humilité. Adorer: ni aliénation, ni mysticisme, mais découverte de la véritable épaisseur des choses à cause de Lui. L’amour s’épanouit toujours en silence. On reçoit l’Autre tel qu’Il est et dans la joie de ce qu’Il est. Pour un être qui aime, plus rien n’existe hormis l’aimé. Ou plutôt, tout existe à cause de lui. L’amant découvre que tout en lui est reçu de l’aimé. En dehors de cette relation, la lumière devient fade et les joies creuses.


Nul verbe ne peut traduire l’émoi d’un cœur lorsqu’il prend conscience de cet absolu de Dieu. Il n’y a plus qu’à être là, toutes affaires cessantes, pauvre de mots et de gestes, simple présence offerte à l’émerveillement et à la gratitude.


Père Charles Delhez s.j. († 8 avril 2026)
Ce Dieu inutile (extrait)
collection Foi Vivante / Lumen Vitae § Fidélité, 1995


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