Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :


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28 septembre 2020

Toutes voiles dehors !




Cap sur la vie : " Voguez toutes voiles dehors ! "

Avez-vous déjà observé comment est fait un bateau à voiles ?

De manière schématique, un voilier comprend une coque dotée d’un mât, une voile et un gouvernail. La coque est la partie solide qui vous soutient et vous abrite durant la traversée. La voile que viennent gonfler généreusement les vents, c’est ce qui vous permet de progresser inlassablement vers votre but. Enfin, le gouvernail vous permet de choisir votre destination, de garder le cap tout en orientant judicieusement votre bateau, de manière qu’il tire parti de tous les vents.

Quelle belle métaphore de l’existence !

Au plan symbolique, la coque est votre corps physique,

votre « embarcation » pour la grande traversée de la vie (et le mât, la colonne vertébrale !). La voile qui se gonfle et vous propulse en avant, c’est votre cœurs, c’est la force des sentiments et des désirs qui vous animent. Enfin, le gouvernail, c’est votre mental: grâce à lui, vous pouvez vous diriger, choisir une destination plutôt qu’une autre, donner un sens à votre parcours en mer et rester fixé sur votre but.

À quoi ressemble votre bateau à vous ? Certains ont un bon gouvernail, mais peu ou pas de voilure : l’intellect marche bien, mais le cœur n’est pas dilaté, les choses n’avancent pas. Pour d’autres, c’est l’inverse: leurs voiles sont gonflées à bloc, mais ils ne savent pas tenir la barre et tournent en rond. Ils bougent beaucoup, mais sans but précis. D’autres encore n’ont pas assez pris soin de leur coque qui s’est abîmée et prend l’eau…

Pour être de bons navigateurs, il faut savoir bien entretenir son bateau (le corps), offrir généreusement ses voiles (le cœur) aux souffles changeants de la vie et tenir bon le gouvernail (l’intellect) sans rigidité, mais en restant bien fixé sur sa destination. Bonne traversée à vous !

Olivier Clerc
« Graines de sens » - 52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur (extrait)

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27 septembre 2020

La charité


La charité est au cœur de l’Église, elle est la raison de son action, l’âme de sa mission.

St Vincent parle encore aujourd’hui. Il nous demande la petitesse du cœur, une disponibilité totale et une humilité douce.

Il nous demande de nous libérer des langages compliqués et de l’attachement aux sécurités matérielles qui peuvent nous tranquilliser dans l’immédiat mais ne nous donnent pas la paix de Dieu et sont souvent un obstacle à la mission.

Un christianisme sans contact avec celui qui souffre devient un christianisme désincarné, incapable de toucher la chair du Christ…

Mr Vincent disait : « L’amour est inventif à l’infini ».

Pape François 
27/09/2017 - à l'occasion de la fête de Saint Vincent de Paul  ►

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26 septembre 2020

Notre Mer, qui n’est pas au ciel



Cette prière « laïque »
a été prononcée par Erri de Luca, écrivain italien,
après la disparition de 800 migrants en Méditerranée (avril 2015)

Notre Mer, qui n’es pas au ciel
Et qui embrasse les confins de l’île et du monde
Béni soit ton sel,
Bénis soient tes fonds.

Accueille les bateaux surbondés
sans une route sur tes vagues,
Pêcheurs sortis dans la nuit,
Leurs filets parmi les créatures,
Qui reviennent le matin
Avec la pêche des naufragés sauvés.

Notre Mer qui n’es pas au ciel,
A l’aube tu as la couleur du blé,
Au couchant du raisin de la vendange,
Nous t’avons semée de noyés
Plus que tout autre âge de tempêtes.

Notre mer qui n’es pas au ciel
Tu es plus juste que la terre ferme
Même quand tu élèves des vagues comme des murs
Puis les abaisses en tapis.

Garde les vies, les vies tombées
Comme des feuilles dans l’allée,
Sois pour elles un automne,
Une caresse, une étreinte, un baiser au front
Une mère, un père avant le départ.

Erri de Luca


| MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS 
POUR LA 106ème JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2020 :
(27 septembre)

Contraints de fuir comme Jésus-Christ.
Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les déplacées internes


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25 septembre 2020

La non-violence



« II est difficile de parler de la non-violence, encore plus d'en vivre. Elle ne saurait se définir par le seul refus de la violence. Elle ne se réduit pas à une stratégie et à des techniques. La non-violence est un esprit qui puise toute sa sève dans les Béatitudes du Sermon sur la montagne : elle est respiration du cœur, elle témoigne de la foi en la victoire de l'amour. Selon le mot d'Olivier Lacombe, Gandhi a forcé les chrétiens à se souvenir que l'Évangile est efficace. Le non-violent se tient éveillé au milieu des hommes résignés à une violence omniprésente. 

Face à toutes les provocations brutales ou sournoises de la violence, le non-violent mobilise les forces de l'esprit. Par l'oubli de soi, il rappelle le lien de fraternité que l'adversaire méprise en ne pensant qu'à lui-même. Il n'y a rien de plus désarmant que de tendre la joue gauche à celui qui vous soufflette la joue droite ; car, alors, on coupe court aux arguments de l'agresseur, on rend sa pression plus difficile et plus odieuse, sa colère fait place à la stupeur et la stupeur à la réflexion... « Les bras lui en tombent ». 

La non-violence est surtout dans le cœur, un cœur qui reconnaît son propre péché, et ne cesse de se purifier par le jeûne et la prière, les deux seules armes capables de chasser le démon de la violence. »

Cardinal Roger Etchegaray

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24 septembre 2020

Le cri de la Terre


Par toi, tout a été fait et sans toi rien n’a été fait, Seigneur.
Vivant sur cette terre tu as admiré la graine qui germe,
La plante qui monte, les fleurs de lys et les oiseaux du ciel.

Regarde ce que nous avons fait aujourd’hui de notre planète :
La mer devient poubelle,
La terre arable du ciment,
L’air une soupe chimique,
Les espèces vivantes disparaissent par milliers,
Les catastrophes écologiques se multiplient.

Dieu avait dit à Adam, à l’Humanité :
« Dominez ! » et nous avons écrasé.
Nous avons oublié cette autre parole :
« Cultivez et prenez soin du jardin. »

Aujourd’hui, pour le première fois dans l’histoire
Les cris de la terre interpellent l’Humanité
Et l’invitent à la solidarité.

Aide-nous à entendre ces cris
Comme un appel de ton Esprit
Et à découvrir notre responsabilité
Face à la terre et aux générations à venir.

Albert Hari

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23 septembre 2020

Garde-moi le goût de vivre

( Photo de Christian Hoffner )

Père, 
garde-moi le goût de vivre, de jubiler pour Toi. 
Que la nostalgie, la fatigue, la morosité, le manque d'élan 
soient évacués pour laisser place à l'éblouissement, 
à une ouverture du cœur à toutes choses saintes, amicales, généreuses. 
Que la porte du cœur généralement entrouverte soit poussée 
et que Tu viennes chez Toi, dans l'essence même de notre être. 
Visite, occupe, assainis tous les recoins. 
Fais sauter les gonds, que rien ne Te soit dissimulé. 
Que le soleil que Tu es fasse le grand ménage printanier. 
Installe-toi, occupe Ta maison, 
Tu es là, Seigneur, chez Toi. 
Viens, entre, vite, vite !...

Michael Lonsdale ( ♰ 21/09/2020)

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22 septembre 2020

Dieu des quatre saisons



Dieu des quatre saisons qui rythment
la vie de la terre et de l’univers,
Dieu de nos érables
et des feuilles à l’infini coloris,
Dieu de nos automnes qui chantent
la beauté superbe des paysages
avant le fatal dépouillement de demain,
fais-nous participer au mouvement
de ta grâce en nous
et à l’alternance de tes dons.

Donne-nous les mots qu’il te faut,
tes mots, pour que nous puissions
célébrer convenablement cette saison
de largesse et de tristesse,
de douceur et de violence,
d’abondance et de détachement.

Apprends-nous la vie intérieure
et ses rites.
Garde-nous dans l’espérance
de la saison parfaite
quand nous serons réunis avec ton Fils
pour la moisson des siècles
et des siècles.

Amen !

Auteur inconnu

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21 septembre 2020

Un regard plein d'égards



« L’Homme est aussi un être de relation. Il ne naît vraiment à lui-même et ne s'accomplit que dans la relation à autrui. Pas dans n'importe quelle relation, mais seulement  dans celle qui respecte et accueille l'autre, dans sa vérité : une relation qui a pour l'autre un « regard plein d'égards », qui le considère comme un être unique, comme une personne ayant une dignité propre, inaliénable. »

L'échec de la plupart de nos relations vient de ce que notre regard ne s'ouvre pas vraiment sur l'autre, et aussi de ce que l'autre, de son côté, nous ignore dans notre réalité personnelle. On rêve d'une unité fusionnelle qui abolirait toute différence, toute dualité, toute altérité. On croit aimer en ne voulant plus faire qu'un. En vérité, on veut ramener l'autre à soi. 

La vraie communion interpersonnelle ne peut exister que dans la reconnaissance et l'accueil de l'autre dans ce qu'il a d'unique, comme au sein de la Trinité divine. Il s'agit d'aimer avec un cœur de pauvre. »

Eloi Leclerc
« Chemin de contemplation » (extrait)

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20 septembre 2020

Garder les mains vides



Heureux celui qui garde les mains vides, 
Et laisse l’or et l’orgueil aux avides : 
Un roi grandit dans le pauvre comblé.
 
Heureux celui qui, face aux violences, 
Est lisse tel un roseau sans défense : 
Les doux tiendront sur le monde ébranlé.
 
Heureux celui qui sait le don des larmes, 
La grâce amère où la lutte désarme : 
C’est l’affligé qui sera consolé.
 
Heureux celui dont le cœur et la tête
Ont faim et soif de justice parfaite : 
Il trouvera sous la vigne le blé.
 
Heureux celui qui saigne mais pardonne
Et rend le bien pour le mal qu’on lui donne : 
Devant son juge il paraît sans trembler.
 
Heureux celui qu’épargne toute fange, 
Du clair regard où se mirent les anges : 
Il verra Dieu sans en être aveuglé.
 
Heureux celui qui sème la concorde, 
Les mots de miel dans les bouches qui mordent : 
Un arc-en-ciel viendra l’auréoler.
 
Heureux tous ceux que d’autres jugent dignes
Du vieux mépris dont la croix est le signe : 
Car du Royaume ils possèdent la clé.
 
Office de la veille de la solennité de la Toussaint

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19 septembre 2020

Waouh !

Avec un immense " Waouh !" aussi puissant que son rire, pour exprimer notre merci à Père Guy Dermond à l'occasion du jubilé de ses 50 ans de prêtrise !

Combien de déserts n'a-t-il pas fait fleurir…


« Waouh ! »

Avec lenteur,
je romps le pain eucharistique
dans le craquement de la Parole :

« Ceci est Mon Corps livré pour vous

- « Waouh ! » s'écrie un enfant.

Quelque chose de divin ensoleille
nos corps charnels.



« Apprentissage »

Non, nos vies ne se « tissent » pas d'une seule fibre.

Il y en a des mains qui en croisent les fils.
Ceux-ci s'entrelacent, s'emmêlent,
se métissent, s'enchevêtrent,
Non sans accrocs,
Non sans contretemps.

J'en « apprends » le « tissage »
dans la mesure où, chaque jour,
à la merci de la prière,
j'enfile mes bonheurs
et mes contradictions.


Père Guy Dermond, sdb


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