Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Prier en Car-Aime

14 mars 2026

La prière du pauvre

𝑸𝒖𝒊 𝒔’𝒆́𝒍𝒆̀𝒗𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒂𝒃𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆́; 𝒒𝒖𝒊 𝒔’𝒂𝒃𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒆́𝒍𝒆𝒗𝒆́ (Luc 18, 14).


L’autre jour, dans l’église, ils étaient là tous les deux et je les ai bien reconnus : le Pharisien et le Publicain. Le Pharisien était grand, fort, sûr de lui. Il a fait un large signe de croix avec l’eau bénite, s’est avancé bien droit dans le milieu de l’allée, a regardé tout autour avec son air supérieur, puis il s’est mis à prier. Ah l’hypocrite! Le Publicain, c’était une vieille dame toute courbée qui s’est glissée dans l’allée de côté et a fait son chemin de croix en marmonnant ses prières. Je n’entendais que des « s » qui glissaient entre ses dents usées. Je les ai regardés longuement l’un et l’autre, elle, la vieille éplorée, lui, le pédant. Quand ils eurent quitté l’église, j’ai décidé de partir à mon tour.


C’est à ce moment-là qu’une voix a retenti derrière moi : « André, le Pharisien, c’est toi! » – « Mais non Seigneur, je viens de le voir, le Pharisien avec son complet chic, son air de businessman, son attitude dédaigneuse.» Mais la voix a repris : « Vois-tu André, ce monsieur-là, il a tout perdu dans la dernière crise économique. Il est ruiné. Dans sa prière, il a juste demandé la paix du cœur. La vieille, elle, priait pour un petit-fils en prison. Mais toi, tu n’as pas prié un seul instant. Tu jugeais les autres. Tu n’as eu d’amour pour personne, pas même pour la vieille dont tu te servais pour juger l’autre. Tu cherchais un prétexte pour blâmer quelqu’un. »


Depuis ce jour-là, je me demande souvent si le Pharisien ce ne serait pas moi aussi.


LIEN: Le monde est facile à juger quand il y a les bons d’un côté, et les mauvais de l’autre. On se pense toujours du côté des bons. Alors qu’en vérité chacun de nous est à la fois Pharisien et Publicain et que notre seule manière de nous en sortir est de renoncer à juger autrui


André Beauchamp


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13 mars 2026

La bienheureuse disponibilité


Nous sommes tellement accaparés par nos agendas, notre temps compté, réglé, calibré, géré qu’il finit par nous manquer l’essentiel : la bienheureuse disponibilité qui échappe à toute forme de prévision, à toutes espèce de calcul. Quand apprendrons-nous de manière définitive, que les seules choses qui comptent sont précisément celles qui ne se comptent pas, qui sont proprement inquantifiables et qui, dans tous les sens du terme « n’ont pas de prix »


Accordons de l'importance aux moments de partage gratuit, sans but précis, dans le pur esprit d'amitié, de fraternité ou d'amour. Retrouvons le sens de la relation, redécouvrons la valeur de tout ce qui nous relie comme par un fil invisible — et cependant aussi vital qu'un cordon ombilical — à l'univers, à la nature, aux rythmes et aux saisons, aux autres, à l'autre. À la vie, dans ce qu'elle a de plus précieux, de plus subtil, d'irremplaçable.


François Garagnon
extrait de Pensées revigorantes - éditions Monte Cristo



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12 mars 2026

Aimer comme tu aimes


Je veux t’aimer, Seigneur, pour rien.
Je veux surtout que, dans ma vie,
la prière soit le refuge
de la liberté et du gratuit.
Perdre mon temps,
ce temps si précieux, pour toi.
Le donner largement,
en pure perte, sans calcul.


Mon oraison est bien distraite,
elle n’est pas une fleur de qualité,
mais c’est la seule pâquerette
que j’ai trouvée sur ma pelouse.


Je ne cherche pas la gloire d’être un Homme de prière;
seulement la joie de t’aimer, comme je peux, pauvrement.
J’ai passé des semaines et des mois arides comme un désert :
pas de fleurs à l’horizon, pas beaucoup de temps pour prier.


Mais ce désert, je l’ai traversé parce que je t’aime un peu.
Et cette traversée vaut peut-être
un perce-neige dans mon bouquet.
Il faudra encore beaucoup de patience,
de longues heures devant toi et bien des services humbles,
bien des déserts aussi, pour atteindre la gratuité.
Je te la demande, Seigneur.
Je n’ai rien pour la payer.
Mais comment paierait-on une telle richesse ?


Michel Serin



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11 mars 2026

Apprends-moi Seigneur


Apprends-moi Seigneur,
À bien user du temps
Que tu me donnes pour travailler
Et à bien l’employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées
Sans tomber dans le scrupule qui ronde.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter
À imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur,
La sérénité et la ferveur, le zèle et la paix


Aide -moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.
Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.
Et surtout, comble toi-même les vides de mon œuvre :
Seigneur, dans tout le labeur de mes mains,
Laisse une grâce de toi pour parler aux autres.


Alain HOUZIAUX



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10 mars 2026

Pardonner


Pardonner comme toi tu sais pardonner.
Sans arrière-pensée, sans dire :
« Je pardonne mais je n’oublie pas.
Je n’oublie pas le sale coup que tu m’as fait,
toute ma vie je m’en souviendrai ! »


Oui, pardonner vraiment, en laissant à ton Frère,
toutes ses chances de recommencer, de renouer,
de revivre l’amitié d’antan.


Pardonner c’est croire que tout est possible,
que le meilleur peut toujours advenir.
Pardonner c’est tellement croire en l’autre,
qu’il est obligé de changer, de se transformer.


Mais tu le sais bien Seigneur, c’est dur de pardonner !
Et toi, si tu venais m’apprendre encore les vraies attitudes du cœur,
celles qui appellent à la conversion,
celles qui provoquent aux changements des autres et aux miens,
à la conversion des autres et à la mienne aussi.


Et si pardonner c’était te ressembler un peu !
Tu te souviens, quand tu écrivais sur le sable.
Que reste-t-il de mon péché et du péché de l’autre,
quand il est écrit sur le sable… ?


Avec toi mon Dieu, pas de dettes ni de comptabilité.
Quand tu pardonnes, c’est fini…


Auteur.e inconnu.e


Et toi… et moi ?



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09 mars 2026

La paix par l’éducation


L’humanité ne peut espérer résoudre ses problèmes, parmi lesquels les plus urgents sont ceux de la paix et de l’unité, qu’en tournant son attention et son énergie vers la découverte de l’enfant et vers le développement des grandes potentialités de la personnalité humaine durant le cours de sa formation.


L’enfant est le citoyen oublié et pourtant, si les hommes d’état et les éducateurs parvenaient enfin à comprendre la puissance formidable pour le bien et pour le mal qui réside dans l’enfant, je crois qu’ils en feraient leur toute première priorité. Tous les problèmes de l’humanité dépendent de l’Homme lui-même : si l’Homme est ignoré dans sa construction, le problème ne sera jamais résolu.


Il faut cultiver l’Homme depuis le début de la vie, lorsque toute la puissance de la nature est à l’œuvre. C’est à ce moment-là que l’on peut espérer préparer une meilleure compréhension entre les nations. 


Docteur Maria Montessori


« On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux » ► 
extrait d’une interview (𝟏𝟗𝟗𝟒) d’Albert Jacquard lors de l’émission « Noms de Dieux » (RTBF)


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