Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

19 septembre 2026

Semer


𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 …

qui invite à ne pas s’arrêter en chemin. L’époque que nous vivons, nous pousse à la prise de conscience que le moment est arrivé, que c’est le bon moment.


𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆 …

qui nous montre que les petites actions quotidiennes sont une occasion pour semer et vivre de petits changements qui contribuent à améliorer notre monde. Ce qui implique que nous soyons constants dans nos activités quotidiennes pour vivre l’amour, la paix, le service et la justice.


𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒊𝒎𝒑𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝑽𝒊𝒆.

Nous semons pour que jaillisse une vie nouvelle. Nous avons l’espérance que la graine grandira et portera des fruits. Aider à croître, se mettre au service des autres et donner la priorité à la dignité humaine sont des gestes de l’Évangile qui nous libèrent et nous font nous sentir toujours plus vivants.


𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒈𝒓𝒂𝒕𝒖𝒊𝒕.
Quand le semeur sème, il n’espère rien en échange. Pour lui, ce qui est important c’est de semer, même s’il sait que tout ce qu’il a semé ne germera pas. Donner, partager sont des actions qui n’impliquent pas forcément qu’il y ait un retour.


Frères Maristes
(extrait de la proposition pastorale - avril 2015)



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18 septembre 2026

Aime le silence

Aime le silence.
Mets-toi à son école. Il est ton maître.
Il t’apprendra à regarder l’icône de Jésus Christ,
il t’apprendra à accommoder les yeux de ton cœur à ce visage de Dieu
qui te révèle ton propre visage et de celui de l’Homme.

Aime le silence.
Mets-toi à son école. Il est ton Maître.
Il t’apprendra à regarder le visage défiguré de Jésus Christ.
Il l’apprendra à accommoder les yeux de ton cœur à ce visage de Dieu
qui te regarde avec les yeux de l’Homme affamé et torturé.

Aime le silence.
Mets-toi à son école. Il est ton Maître.
Il t’apprendra à regarder le visage transfiguré de Jésus Christ.
Il t’apprendra à accommoder les yeux de ton cœur
pour discerner, au cœur de la création,
les reflets de la beauté du Créateur,
pour discerner dans l’épaisseur des choses et des êtres
leur véritable dimension intérieure
et dans les humbles gestes de tout être créé,
les traces de sa bonté.

Aime le silence.
Mets-toi à son école. Il est ton Maître.
Il t’apprendra à regarder le visage humain et divin de Jésus Christ,
Source et Achèvement de notre histoire.
Il t’apprendra à accommoder les yeux de ton cœur
pour discerner les brèches de lumière au fond de nos impasses,
les germes d’éternité dans la brièveté du présent
et le devenir encore caché de tout être vivant.

Aime le silence.
Mets-toi à son école. Il est ton Maître.
Il t’apprendra à regarder le vrai visage de l’Homme et de Dieu.
Il te donnera ce regard intérieur de la foi qui apprend à regarder les Hommes,
leurs joies et leurs souffrances, leurs désespoirs et leurs espérances,
tous les grands et petits événements de la vie avec les yeux de Jésus Christ.

Père Michel HUBAUT

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17 septembre 2026

Compassion


À ceux qui se demandent quel sorte de manque ronge silencieusement nos sociétés, il faut répondre : la compassion. Cette sollicitude spontanée que les bouddhistes appellent la maitrise et qui est assez proche, au fond, de l’agapè des chrétiens.


Aujourd’hui, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. À petits pas. Insidieusement.


Or, avec la compassion, c’est le bonheur de vivre qui s’en va. Disons même la gaieté.


Nos rires deviennent tristes. Notre sérieux est navrant. Nos prudences sont moroses. Nos « fêtes » sont sans lendemain. Nos plaisirs sont boulimiques et plutôt enfantins. Tout se passe comme si la frénésie jouisseuse de l’époque cachait une sécheresse de cœur et une stérilité de l’esprit.


La gaieté véritable, celle que nous sommes en train de perdre, c’est celle de l’aube, des printemps, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui nous « engagent ». Cette vitalité joyeuse ne doit pas être abandonnée à la contrebande des amuseurs médiatiques ou des clowns politiciens. 


Jean-Claude Guillebaud



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16 septembre 2026

Libère en moi...


Libère en moi Ta source,
qu'elle cascade son espérance,
dégringole l'abrupt des peines escarpées,
éclaboussant d'amour les traces de douleur
en entraînant les larmes au torrent de la Vie...


Libère en moi Ta source,
qu'elle sinue, patiente,
murmurant, douce, à l'oreille des souffrants,
ruisselant sa tendresse sur les heures de veille,
en entraînant l'attente vers le jour naissant...


Libère en moi Ta source,
qu'elle brûle, ardente,
embrasant les désirs de la vie en partance,
purifiant ses éclats, purifiant ses élans,
en entraînant ses rêves vers l'accomplissement...


Libère en moi Ta source...
Entraîne-moi vers l'Océan...


Bernadette Thésin



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15 septembre 2026

On ne perd jamais son temps


« On ne perd jamais son temps à mettre de la joie dans sa manière de vivre, d’agir et s’ouvrir au monde. Comme l’a dit fort justement un humoriste, mieux vaut être un imbécile heureux qu’un imbécile malheureux ! »


« Je propose comme règle de bonheur :
- Toujours se contenter de ce que l'on a
- Ne jamais se contenter de ce que l'on est.
Ce qui est une manière d'allier le désir de bonheur et le devoir de conscience. »


« Si nous peinons à trouver l'harmonie dans le rythme trépidant de la vie moderne, c'est que nous sommes distraits par le bruit, l'agitation et le mouvement permanent. Ces soubresauts d'activisme peinent à faire sens, car qui sait ? L’agitation a tendance à nous éloigner de nous-mêmes, le mouvement à nous détourner de la saine quiétude et le bruit de cette nécessité intérieure qu'est le repos conjugué du corps et de l'esprit. Rejoignons cet espace de vacuité où nous demeurons accessibles aux strates supérieures de la vie. Œuvrons pour apaiser toutes choses en nous, et recueillir ce silence qui est nectar pour le cœur, quand le bruit finit par s'immiscer comme un poison et par gagner tout notre être. »


François Garagnon
Pensées revigorantes (extraits) - Éditions Monte-Cristo





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14 septembre 2026

La paix, c'est d'abord...


La paix, c’est d’abord se pacifier soi-même, libérer l’énergie qu’usurpent et bloquent nos passions pour permettre à la grâce de l’utiliser, de la rendre féconde. Il faut une grande foi et une certaine ascèse. Ainsi s’insèrent dans le tissu malade de l’humanité quelques cellules saines. Car les passions sont aussi des passions collectives, hypnoses, obsessions, haines dont la violence même nous donne l’illusion d’un être accru, plus fort et plus « vital », d’une tension équilibrante alors qu’elle ne fait que détruire l’équilibre et l’harmonie du monde. Le pire est de penser, et de faire penser à des masses, qu’on est le bien, que l’autre est le mal et donc qu’on fait le bien en le tuant, en l’éliminant.


Mais aujourd’hui, il existe dans le monde des guerres oubliées qui ne peuvent pas finir parce que personne ne peut l’emporter et dans lesquelles on s’installe. Des enfants grandissent qui n’ont jamais connu et ne connaîtront autre chose que la guerre. Parfois une idole y préside, qui veut des sacrifices humains. Parfois la guerre devient une habitude mortifère. Beaucoup d’intérêts obscurs (ou trop clairs) utilisent cette violence qui dévore des peuples entiers et des générations entières. 


Olivier Clément
« Petite boussole spirituelle pour notre temps » (extrait)


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