Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




20 juin 2026

Oublier ses soucis ...

... Ce n’est pas évident !

« Je dois me détacher de ce à quoi je m'étais accroché. 
Tant que je considère un événement comme une perte, je suis malheureux. 
Mais dès que je réalise que la vie désintéressée et la mort sont des libertés qu'on acquiert, 
une paix profonde se répand dans mon esprit. »
Rabindranath Tagore

Tagore savait que quand on s'accroche trop fort à 'quelque chose, on limite sa faculté de réagir. Quand on désire quelque chose trop ardemment, on en devient prisonnier, on a les mains liées. Au contraire, lâcher prise procure une liberté intérieure.

Lâcher prise peut être très difficile, c'est un art qui n'échoit spontanément à personne. Un art, ça s'apprend et cet apprentissage n'est en aucune façon aisé, même pour les jeunes.

Cela peut sembler bizarre qu'il faille faire un effort pour acquérir l'insouciance. Notez que ce n'est pas un acte, mais un abandon. Mais c'est là la difficulté, c'est là tout l'art : exercer l'acte d'abandon. 

Je souhaite précisément cet art aux gens qui sont très affairés à acquérir, à posséder. Il consiste tout simplement à ne pas intervenir, à laisser faire.

Ce qui demande de la ténacité, de l'obstination ne sera pas bien fait. Ce qui se passe naturellement laisse la personne concernée plus à l'aise. Celui qui réagit ainsi ne s'en mordra pas les doigts, mais laissera cet événement fondre sous la dent. Puis, il s'en réjouira !

Anselm Grün
« Être en harmonie, oublier ses soucis, simplement vivre » (extrait)

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19 juin 2026

Ton souffle

Seigneur Jésus, depuis plus de 2000 ans,
ton souffle gonfle les voiles de tant de barques.
Nous te confions celle qui nous porte aujourd’hui.


Quelles que soient les bourrasques
ou les tempêtes qui nous secouent,
nous croyons que tu as embarqué avec nous.


Sois toujours celui qui nous rend confiance,
mais aussi qui nous montre le cap
et nous réveille quand nous faisons de notre vie
une croisière sans défi, sans idéal, sans générosité.


Ton Esprit est à la fois paisible et exigeant;
qu’il ne cesse de nous mener vers d’autres rivages
où nous vivrons plus justes et plus fraternels,
plus simples et plus vrais.


Amen !


Jean Lievens



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18 juin 2026

Au pas pressé d'un Ave

À Soeur Anny, en ce jour d'À Dieu.
En union avec les membres de sa famille et toute la communauté des Sœurs Salésiennes de don Bosco


𝐴̀ 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑠œ𝑢𝑟 𝐴𝑛𝑛𝑦
𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑡𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑚𝑒𝑟𝑐𝑖
𝑇𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒, 𝑡𝑜𝑛 𝑐œ𝑢𝑟 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
𝑇𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑐𝑖 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒, 𝑑𝑢 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡
𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡’ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑖𝑡
𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑟.
𝐿’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑏𝑒𝑎𝑢
𝐿’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑖𝑟
𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑚𝑜𝑡, 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑐𝑎𝑠
𝑇𝑢 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑙𝑎̀
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑖𝑑𝑒𝑟, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑒𝑟
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟.
𝐸𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝐴𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑎𝑟𝑛𝑎𝑖𝑡
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑎𝑖𝑡
𝑂𝑢𝑖 𝑝𝑎𝑟 𝑡𝑜𝑖 𝑙𝑒 𝑆𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑢𝑟 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠
𝑄𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑒𝑎𝑢 𝑡𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠
𝐸𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑐œ𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠,
𝑆𝑎 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑏𝑟𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑒́𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒.


Sainte Marie, Mère tendre et forte,
notre compagne de voyage sur les routes de la vie,
chaque fois que nous contemplons
les grandes choses que le Tout-Puissant a faites en toi,
nous éprouvons un regret si vif de nos lenteurs
que nous ressentons le besoin d'allonger le pas
pour marcher près de toi.


Satisfais donc notre désir de te prendre par la main,
et accélère nos cadences de marcheurs un peu fatigués.
Devenus nous aussi pèlerins dans la foi,
non seulement nous chercherons le visage du Seigneur,
mais, en contemplant en toi l'icône de la sollicitude humaine
envers ceux qui se trouvent dans le besoin,
nous rejoindrons la ''ville'' en hâte
en lui apportant les mêmes fruits de joie
que tu apportas un jour à la lointaine Elisabeth.


Monseigneur Tonino Bello (†1993)



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17 juin 2026

« Comme un enfant aux yeux de lumière »


Combien sont les hommes, les femmes, les jeunes de notre temps qui se mettent à servir leurs Frères. Des milliers d’associations humanitaires et sociales les rassemblent avec comme seul objectif de se mettre au service de leurs Frères humains dans le désarroi, la misère, la pauvreté. Dans un monde où les disparités sociales sont criantes, ces très nombreux bénévoles ont compris que l’Homme était en danger d’humanité si on ne faisait rien pour lui.


Cette conscience de la dignité de la nature humaine nous habite tous. Chacun selon ses possibilités y apportent ses propres réponses. Ce service de l’humanité souffrante se joue de tous les obstacles politiques ou économiques. Il a son origine dans ce qui fait la grandeur de l’Homme, son cœur ! Un cœur qui bat au rythme de la vie habité par l’amour et la tendresse.


Servir demande de renoncer à soi-même pour se donner aux autres. Se déposséder de son moi égoïste pour partager. Il n’est pas cette recherche de pouvoir ou de puissance qui a même tenté les disciples de Jésus. Être serviteur se vit humblement en étant le dernier serviteur de l’humanité. Il demande d’emprunter un chemin d’humilité, comme celui de Jésus, plein de douceur, de tendresse, de compassion et de miséricorde. Vivre sa foi est certes se nourrir de la Parole, recevoir le Pain de vie pour nous conformer au Christ, mais, à partir de là, comme lui, nous mettre au service des pauvres, des petits, de ceux qui ont besoin, ici et ailleurs, d’amour, de justice et de paix.


Avoir pour cela la confiance d’un enfant. 
Une chanson nous le rappelle :

𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒
𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑙𝑜𝑖𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑖𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥.
𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙’𝑜𝑖𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑏𝑙𝑒𝑢 𝑠𝑢𝑟𝑣𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑇𝑒𝑟𝑟𝑒,
𝑣𝑜𝑖𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑒𝑎𝑢.

𝐽𝑜𝑢𝑟 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑒 𝑜𝑢̀ 𝑙’𝑎𝑢𝑏𝑒 𝑠𝑒 𝑙𝑒̀𝑣𝑒
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒́𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑙𝑜𝑢𝑟𝑑𝑠
𝑜𝑢̀ 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛𝑠 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒̂𝑣𝑒𝑠
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑑’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟.

Père Jean-Luc, Oblat de Saint François de Sales
Paroisse Sainte Teresa de Calcutta (diocèse d’Annecy)



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16 juin 2026

Une prière à vif


La prière que donne la foi, celle qui alimente notre vie de foi est une prière à vif, à l’état pleinement vivant.


Manger « du bout des lèvres », « dormir d’un œil », respirer en « manquant d’air », c’est entretenir notre vie, la faire subsister; ce n’est pas la refaire, la revigorer, lui permettre de se développer. Ainsi en est-il de la prière qui reste à la surface de nous-mêmes et à distance de Dieu.


Quelle que soit la durée, un seul acte de prière venant du fond de nous-mêmes et rejoignant Dieu vivant, parlant, agissant, refait, revigore, amplifie tout ce que nous ferons en l’ayant semé dans les heures de notre journée. Cet acte de prière vraie influencera toute notre vie, jusqu’au prochain moment que Dieu nous proposera, où il nous sollicitera pour prier encore.


Madeleine Delbrêl,
La joie de croire.



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15 juin 2026

Pardon, l'autre mot doux


« Chez moi, on dit que les paysages les plus enchanteurs sont ceux qui succèdent aux plus terribles orages. Après s’installent pour longtemps la royauté du grand bleu de l’infini et la force de la lumière éternelle ; des germinations secrètes arrivent à épanouissement. Il y a comme un parfum dans l’air, celui d’une discrète victoire. Et ça suffit pour être heureux. Le cœur se dilate, ton puits est rempli d’eau pour les moments où tu auras soif, et empli de lumière aussi pour les moments où le monde te paraîtra s’assombrir. »


« La Paix c’est ce qui rend ta maison intérieure belle et bien ordonnée et qui sent bon. Tu peux y accueillir les autres en toute fraternité, parce que ton cœur est dans la douceur et ton vrai désir, c’est l’harmonie. Le mot de passe de l’amour, c’est : Je t’aime. Et le mot de passe de la fraternité, c’est : Merci. C’est bizarre ! Les gens imaginent qu’il faut être heureux pour dire merci, alors que c’est exactement le contraire : il faut dire merci pour être heureux ! Et en plus tu es dans la gratitude, plus ton cœur devient spontanément fraternel ! »


« Maintenant, que ce soit dans l’amour ou la fraternité, il y a un autre mot-doux qui doit te venir aux lèvres souvent. C’est le mot Pardon. Tu as remarqué, il y a don dans le pardon, et c’est le plus fabuleux des cadeaux : le don de soi ! Si tu prends l’habitude de semer des graines de pardon autour de toi, tu seras capable un jour de faire pousser des fleurs en plein désert, je te promets ! Dire pardon, ce n’est pas seulement un mouvement de paroles, mais un mouvement de l’être tout entier. Un mouvement à la rencontre de l’autre. »


François Garagnon.
Extraits du livre « L’enfant qui savait » - Éditions Monte-Cristo


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