Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

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31 août 2026

Risque ton cri


Si tu as un mot à dire
Quand ton Frère est attaqué,
ne dis pas :
je n'ai pas le don de la parole,
je suis trop timide,
j'ai peur de parler en public.


𝑳𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒉𝒆̀𝒕𝒆𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆́ 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒆𝒂𝒖,
𝒕𝒐𝒊, 𝒕𝒖 𝒑𝒆𝒖𝒙 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆𝒓 𝒕𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒐𝒍𝒆.


Si tu as une parole à dire
quand ton Frère est accusé
indignement, injustement,
quand tout le monde se tait
parce qu'on a peur de prendre parti,
de prendre position,
parce qu'on a peur de se mouiller.


𝑳𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒉𝒆̀𝒕𝒆𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆́ 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒆𝒂𝒖,
𝒕𝒐𝒊, 𝒕𝒖 𝒑𝒆𝒖𝒙 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆𝒓 𝒕𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒐𝒍𝒆.


Si tu as un cri à pousser
quand l'injustice est criante,
ne dis pas : si je parle,
je vais perdre ma place, ma situation
j'ai une femme, des enfants.


𝑳𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒉𝒆̀𝒕𝒆𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆́ 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒆𝒂𝒖,
𝒕𝒐𝒊, 𝒕𝒖 𝒑𝒆𝒖𝒙 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆𝒓 𝒕𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒐𝒍𝒆.


Père Robert Riber


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15 mai 2026

Poursuivre la mission


Il faut parfois que l’autre s’en aille,
Pour pouvoir prendre sa vraie place
Et donner le meilleur de soi.
C’est souvent quand il est parti
Qu’on joue le risque d’oser sa vie.
Il faut parfois que l’autre s’en aille,
Pour qu’au cœur de nos arrachements,
On ait la patience d’attendre
D’autres surgissements,
D’autres paroles,
D’autres refrains.


Il faut parfois que l’autre s’en aille,
Pour donner tout ce que l’on a
Dans les tripes et dans le cœur,
Et vivre enfin son propre destin,
« à fond la caisse », à fond la vie.
Il a bien fallu, Seigneur, que tu t’en ailles,
Pour que naissent les audaces de Pierre,
Pour que surgisse la foi de Thomas
Et peut-être qu’à notre tour aussi,
Nous puissions continuer la mission.


Père Robert Riber (2013†)
« Fenêtres ouvertes »


■ NEUVAINE À MARIE AUXILIATRICE - présentation de la Neuvaine ►

■ NEUVAINE À MARIE AUXILIATRICE - JOUR 1 - 15 MAI 2026 ►


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02 avril 2026

La table


Il y a des jours où la table est sacrée,
parce que le pain que l’on rompt
a le goût merveilleux
de la rencontre et de l’amour.
Ce jour-là, Dieu est au seuil de chez toi.


Il y a des jours où le vin est sacré,
parce qu’il dit l’ivresse,
non celle qui rend fou l’esprit
mais l’ivresse qui te prend au cœur.
Ce jour-là, Dieu est tout proche de toi.


Il y a des jours où l’accueil est sacré,
parce que ton frère est à la porte,
il cherche sa place,
il a faim de pain et soif de vin et peut-être plus...
Ce jour-là, Dieu pour servir est à genoux.


Il y a des jours où le peuple est sacré,
parce qu’il est appelé à partager en mémoire de Jésus...
Et, si toi aussi, tu les rejoins
pour recevoir et pour donner,
ce jour-là, Dieu, c’est sûr,
est assis à côté de toi.


Robert Riber
Mille Textes (extrait) - FENÊTRES OUVERTES - Éditions Presses d'Île de France



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24 mars 2026

Prendre de la hauteur



Va, mon Frère, pardonne.
Laisse ta rancune aux petits, ainsi que la vengeance.
Les morsures, les coups de dents,
les coups de langues ne siéent pas aux fils de lumière…
Va, mon Frère, pardonne.
Prends de la hauteur, c’est ça, le pardon.


Prendre de la hauteur, c’est vivre avec les grands:
les grands du cœur, les grands de l’âme,
les grands de l’esprit et du courage.
Laisse-toi aller au pardon,
laisse sourdre en toi la source vive.
Qu’elle coule, qu’elle lave,
qu’elle purifie ton cœur et ton esprit.
Alors, tu seras en paix.
Alors, ton poing fermé s’attendrira
et tu verras s’ouvrir ta main
pour la rencontre, pour le pardon.
Une main capable de porter le fardeau de l’autre,
Une main capable d’essuyer les larmes des humbles,
Une main fraternelle,
une main d’Homme ,
qui se tend et qui ressemble à la main de Dieu.


Père Robert Riber (†2013)
“Fenêtres ouvertes” (extrait) - Collection Mille Textes - Éditions Presses D'ile-De-France


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23 août 2025

Au service de Dieu …


C’est vrai, ce n’est pas facile d’être serviteur.
Pas facile d’être au service de Dieu.
On s’habitue si vite à tout, même au sacré.
On s’habitue à l’autel, on s’habitue à Dieu,
comme on s’habitue à l’autre, à l’amour.
Alors, l’amour s’enlise.
Alors la foi s’enlise dans la routine,
le « train-train », quotidien.
Rien n’est plus terrible que l’habitude.
Parfois, il arrive que le service se transforme
et le serviteur aussi …


Il se transforme en pouvoir, en pouvoir sur les autres.
Pouvoir des portes, pouvoir des clefs, pouvoir des livres.
Personne n’y échappe.
Un beau jour, voilà qu’on exige des préséances,
on exige sa place dans le chœur,
comme hier les chanoines dans leur stalle.
Qu’en est-il du sacré?
Qu’en est-il du service de Dieu?
Aujourd’hui, Jésus lui-même
nous rappelle au service,
au service de l’Évangile,
au service des autres …
C’est là, le seul pouvoir
des serviteurs de Dieu


Père Robert Riber (†2013)



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13 avril 2025

Sur un chemin poussiéreux


Sur un chemin poussiéreux, un petit âne trottine emportant sur son dos un homme qui l’a choisi ! Complicité dans l’humilité, dans la pauvreté… Sait-il qu’il conduit Jésus dans son entrée solennelle à Jérusalem mais également vers sa Passion et sa mort sur la croix ? Complicité à cœur ouvert, généreux, au service… tissé de cet amour qui guérit, transforme, relève, libère ! Non ! Ne le regardons pas passer ! Il nous rappelle que la vie ne finit pas.


Vivons pleinement cette entrée, cette marche de Jésus et l’accomplissement de son triomphe vers la croix. Juché sur son âne, Jésus s’avance au milieu des petits, des mal-aimés partageant avec eux un dernier regard de tendresse et d’amour ; Source de force, de vie avant de se donner tout entier.


Laissons tomber nos défenses afin de reconquérir cette sensibilité qui construit et habite l’être humain. Pour une fois, les consignes de sécurité avant le décollage seront un peu différentes : « Décrochez vos ceintures, enlevez vos casques et laissez-vous toucher. » Laissons le Seigneur nous sortir de notre carapace… changer notre vie.


Oui ! nous sommes souvent paralysés par la peur, par le calcul, par l’incertitude de l’inconnu, … Nous campons dans notre univers bien cadré et réconfortant… Découragement, colère, questionnement, stress, incompréhension nous secouent… Bombardés, emportés dans un pessimisme aiguisé, nous sommes régulièrement tentés de tout abandonner ! Et pourtant, mon Dieu, tu es Celui qui est toujours là… qui nous invite à toujours aimer la Vie même si…
La joie du Seigneur n’est-elle pas notre forteresse ?


Alors…
Laissons le Seigneur venir nous réveiller !
Affrontons l’accoutumance…
Sortons du quotidien anesthésiant…
Ouvrons nos yeux, nos oreilles, nos cœurs aux petits détails de l’amour !
Cueillons sans cesse l’humour et la joie…
Éclairons chaque événement d’un esprit positif et remplit d’espérance…
Tu ne nous as pas envoyé ton Fils pour nous expliquer la souffrance,
mais pour l’habiter de ta présence !


Arrêtons-nous aussi de temps en temps… seul, à deux, à trois… à sept Lentement, dans le silence, à la lumière de l’Esprit, un chemin se dessine… Ôtons toutes les décorations qui encombrent notre route. Accueillons la chaleur de son Amour et de sa Tendresse afin que son feu embrase nos cœurs !


Gardons précieusement et semons généreusement l’histoire colorée de chaque personne, chaque visage qui a illuminé notre vie afin qu’elle éclaire notre prière. Chacun de leurs regards, chacun de leurs gestes, chacun de nos partages, chacune de nos alliances qui ont fleuri nos routes, construisent encore aujourd’hui notre intériorité, notre être tout entier. Offrons cette richesse autour de nous ! C’est au cœur de ces partages que le Seigneur nous accueille et vit intensément. Au creux de son amour, avançons fébrile, confiant, joyeux sur le chemin qu’Il dessine pour nous.


Donne-nous Seigneur, la force de nous laisser emporter au creux et au sommet de ton Amour afin que nous en soyons témoin chaque jour.


Miguel Forget
source : https://cdbf.be/


■ Jésus, aujourd’hui, est aux portes de notre Jérusalem à nous. Lui, ne joue pas avec nos cœurs ou nos sentiments. Il vient à nous au nom de la paix, il vient à nous au nom de l’amour. Et quand l’Amour arrive jusqu’à nous, il ne fait pas que passer… Il nous accompagne dans tous nos passages, les plus joyeux comme les plus difficiles, ceux qui mènent à la croix, ceux qui mènent à la vie. (Robert Riber)

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10 avril 2025

Ils ont joué de la flûte


Ils ont joué de la flûte et l’on s’est moqué d’eux.
À quoi pensent-ils ces gens de fêtes,
saltimbanques, troubadours et poètes ?
Ils ont joué de la flûte, nous on a besoin d’or,
de banquiers, d’agents de change,
de capitaines et d’ingénieurs,
de soldats et de professeurs.


Ils ont joué de la flûte, alors qu’on est dans la course,
la course aux armes et au pétrole,
la course au meilleur, la course aux dollars.
La terre est aux plus forts, la terre est aux plus grands.
Elle se paye à coup de canon, à coup de pièces d’or.


Ils ont joué de la flûte et certains ont écouté.
Des hommes se sont levés, des mains se sont serrées.
Déjà commencent des pas de danses.
Bientôt le monde entier entrera dans la fête.
Debout troubadours, saltimbanques et poètes !


Père Robert Riber (†2013)
Mille Textes - Fenêtres ouvertes (extrait ) - Éditions Les Presses d'Île-de-France



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10 septembre 2024

Au-delà des mots


Si tu m’ouvrais, Seigneur,
À l’intelligence de l’Esprit,
Celle où j’apprendrais
Dans l’au-delà des mots,
Du verbe ou du verbiage,
Ta parole vraie
Qui éclairerait mon choix.


Si tu m’ouvrais, Seigneur,
À l’intelligence du cœur,
Celle qui m’inviterait à entendre
Les mille résonances du monde
Qui disent l’attente et le cri de l’autre.


Si tu m’ouvrais, Seigneur,
À l’intelligence du risque,
Celui de mes solidarités effectives
Avec les humbles, les pauvres, les petits,
Pour y risquer ma voix,
Comme d’autres ailleurs,
Risquent leur peau.


Père Robert Riber (†2013)



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31 juillet 2024

Aujourd'hui Seigneur, Tu m'invites à T'écouter


J'ai cherché longtemps le bonheur,
parfois comme un fou, comme un insensé,
avec passion, avec avidité : l'argent, le pouvoir, la puissance...
J'ai un peu goûté à tout, mais, Seigneur,
je n'ai pas trouvé la joie.


J'ai cherché le bonheur dans la sagesse,
celle que le monde propose :
le savoir, la science, la renommée,
tout savoir du cœur de l'Homme
ou connaître du destin du monde,
mais là encore, je n'ai rien trouvé.


J'ai cherché aussi, mon Dieu,
à réussir dans ma vie, ma profession, ma famille,
être le premier artout, être entendu de tous,
être reconnu partous, mais je n'ai rien rencontré.


Aujourd'hui Seigneur,
Tu m'invites à T'écouter.
Tu n'attends de moi ni exploits, ni réussites.
Tu m'attends, mon Dieu, au cœur de ma vie,
ma vie d'Homme toute simple, toute petite.


Et c'est là où Tu te révèles et qu'enfin
je découvre en ta Présence
le sens de ma vie. Ainsi soit-il.


Père Robert Riber (†2013)



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11 février 2024

Avec les doigts du cœur

La pire des maladies actuelles n’est ni la lèpre ni la tuberculose, mais le sentiment d’être indésirable, mal aimé, abandonné de tous. Le pire des péchés est le manque d’amour et de générosité, la terrible indifférence envers son prochain… Mère Teresa



Quand la souffrance touche le corps,
C’est le cœur qui est le plus touché.
Quand la douleur blesse le corps,
C’est le cœur qui est le plus blessé.
Quand la lèpre défigure un corps,
C’est toujours le corps qui est défiguré.


Aujourd’hui, sur nos routes d’hommes,
Ils sont légion les lépreux du monde.
Mais, il suffit de si peu de chose,
Rien ou presque rien, tu sais…


Si tu veux relever ton frère,
Touche-le avec les doigts du cœur
Et son visage s’illuminera.
Touche-le avec les mots du cœur,
Même s’il est abattu.
Tu verras, il se lèvera.


Père Robert Riber (†2013)


█ 1876 - 2026 : en route vers le 150e anniversaire de notre Association
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24 décembre 2023

Le Seigneur des petites lumières


Seigneur,
Tu viens un peu comme la lumière.
Cette lumière discrète et têtue,
Qui au plus fort de l’hiver,
Vient grignoter la nuit.


On ne dirait pas,
Mais chaque jour qui passe,
C’est un peu de nuit en moins.


Bien sûr, il n’y a pas d’excès,
Pas d’illuminations
Pas de feux d’artifice.
Mais l’obscurité s’en va
Chaque jour un peu plus.


Seigneur,
Si tu venais éclairer ma nuit.
Comme ça, tout doucement, discrètement.
Sûrement qu’au bout de la lutte
C’est toi qui gagnerais
Et moi aussi, avec toi.


Seigneur,
Viens comme la lumière,
Illuminer ma vie.


Père Robert Riber (†2013)



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03 novembre 2023

Des rêves pour Dieu



Il y a tellement de rêves en nous qui attendent.
On dirait même qu’ils se pressent à nos portes pour tout envahir.
Malgré nous pourtant… Ils sont là…
Rêves de grandeurs et de puissance,
les plus forts, les meilleurs, les plus performants: c’est nous!
Qui n’en rêve pas un jour pour lui ou pour les siens.
Qui ne porte pas dans son cœur les désirs de carrières réussies et fulgurantes!
Et parfois même, on va encore plus loin,
on ose rêver pour Dieu, pour son Royaume, pour son Église.
Ces rêves-là on se les pardonne facilement,
puisque ce sont des rêves pour la gloire de Dieu.
Pas des rêves de grandeur pour nous,
mais des grandeurs pour Dieu et Dieu seul.
Alors on se laisse aller à penser,
à imaginer une liturgie, une catéchèse,
une morale capable de séduire,
une Église tellement pure, tellement transparente
que tout le monde aimerait y venir, y adhérer.
Une Église digne de Dieu, taillée par nous pour la gloire de Dieu.
Mais Dieu, toujours aussi étrange, nous dit à l’oreille:
« Israël, je ne laisserai subsister au milieu de toi
qu’un peuple petit et pauvre
et qui aura pour refuge le nom du Seigneur. » (Livre de Sophonie 3, 12)


Père Robert Riber (†2013)


■   Il y a deux cents ans, un garçon de neuf ans, pauvre et sans autre avenir que de devenir paysan, a fait un rêve. Le matin, il l’a raconté à sa mère, à sa grand-mère et à ses frères qui se sont moqués de lui. La grand-mère a conclu : « Il ne faut pas faire attention aux rêves. » De nombreuses années plus tard, ce garçon, Jean Bosco, écrivait : « Moi, j'étais de l'avis de grand-mère. Malgré tout il me fut désormais tout à fait impossible de m'enlever ce rêve de la tête. »

| Nous avons un rêve. Et c’est notre plus grande richesse ►  

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20 juillet 2023

Merci !


Merci...
pour tout ce qui se fait
et qui ne se voit pas.


Nous te rendons grâces, Seigneur,
nous te disons merci.
Pour tout ce qui se dit,
tout ce qui se fait,
mais qui ne se voit pas.


Merci pour les petites choses de la vie,
celles que personne ne remarque,
celles que l’on soupçonne à peine.


Merci pour cette lueur de joie,
dans les yeux d’un malade,
pour la complicité d’un enfant,
et le passant d’un instant.


Merci pour le geste gratuit,
un sourire,
une poignée de main,
une tape sur l’épaule.


Merci pour le silence gardé
aux portes de la révolte,
pour le pardon donné
au lieu de la vengeance,
pour la parole d’amour
à la place de l’insulte,
pour la prière muette
au cœur du drame de l’autre.


Merci pour l’humble
qui se tient à l’ombre du puissant,
pour l’inutile en apparence,
pour le bien
qui n’a jamais pu se dire,
et pour les joies secrètes,
au milieu des tourments.


Père Robert Riber (2013†)


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28 mai 2023

Prendre la mer


Bonne fête de Pentecôte et bon vent !





Prendre l'écriture comme on prendrait la mer,
Dans les flots noirs de l'encrier,
Avec pour toute voile, le châle bariolé
De ma jeune maîtresse d'école,
Et le vent pour faire voler
Les feuilles de mon cahier d'écolier.


Prendre l'écriture
Comme on prendrait la mer.


Prendre le savoir comme on prendrait la mer,
Avec pour professeurs des génies troubadours et de savants poètes.
Écouter avec eux la sagesse des fous
Et la folie des sages.
Et savoir dire parfois
Tu vois, je ne sais pas...


Prendre le savoir
Comme on prendrait la mer.


Prendre la parole comme on prendrait la mer.
Se laisser emporter par la houle des cris,
La vague des clameurs et l'écume des sons
Et s'en aller ravi dans le mi-dit des mots.
Laisser le bavardage mourir en clapotis,
Oui, prendre la parole,
Embraser le ciel et enflammer la terre...


Prendre la parole
Comme on prendrait la mer.


Prendre le Bon Dieu comme on prendrait la mer.
Se battre avec les vents qui déchirent les voiles.
Même, crier de rage aux portes du blasphème
Quand l'Homme est écrasé et l'enfant torturé.
Et puis trouver ta croix plantée dans nos jardins,
Toi qui viens nous apprendre au détour de l'humain
Que Dieu s'apprend en l'Homme...


Prendre le Bon Dieu
Comme on prendrait la mer.


Père Robert Riber (2013†)


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14 mars 2023

Les petites gens


Il y a des gens, comme ça, qui respirent le calme,
le calme et la tranquillité.
Il y a des gens qui sont comme des lumières dans la nuit,
Comme des braseros au plus fort de l'hiver.
Des gens qui, lorsqu'ils vous regardent, tout s'apaise.



Quand ils parlent, tout en nous se fait attente, écoute!
Quand ils vous tendent la main, on a envie d'être veilleur...
Oh ! Ce ne sont ni des héros, ni des gens célèbres.
Ce sont des gens de tous les jours, des petites gens comme on dit,
Mais des géants du cœur.


Ces gens-là ne font ni grandes phrases, ni grands discours.
Ils sont là, un point c'est tout, et ça suffit!
Ne les cherchez pas au bout du monde.
Ils sont à portée de portes ou de portillons.
C'est peut-être votre boulangère ou votre épicier,
Votre voisin ou votre marchand de journaux.
Qu'importe: ce sont des gens comme vous et moi,
Des petites gens, des gens de tous les jours.


Pourtant, parfois, ce sont nos maîtres,
sans que nous le sachions, ni qu'ils le sachent eux-mêmes.
Merci, petites gens de tous les jours,
Vous êtes les témoins de la grandeur de Dieu.


Père Robert Riber (2013†)
dans 1000 textes “fenêtres ouvertes”


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07 mars 2023

Pas facile d'être au Service de Dieu !


C'est vrai, ce n'est pas facile d'être serviteur.
Pas facile d'être au Service de Dieu.
On s'habitue si vite à tout, même au Sacré.
On s'habitue à l'Autel, on s'habitue à Dieu,
comme on s'habitue à l'autre, à l'Amour.


Alors la Foi s'enlise dans la routine,
le « train-train » quotidien.
Rien n'est plus terrible que l'habitude.


Parfois, il arrive que le service se transforme et le serviteur aussi ...
Il se transforme en pouvoir, en pouvoir sur les autres.
Pouvoir des portes, pouvoir des clefs, pouvoir des livres.
Personne n'y échappe.
Un beau jour, voilà qu'on exige des préséances,
on exige sa place dans le chœur,
comme hier les Chanoines dans leur stalle.


Qu'en est-il du Sacré ?
Qu'en est-il du Service de Dieu ?
Aujourd'hui, Jésus Lui-même nous rappelle au service,
au service de l'Évangile, au service des autres ...
C'est là, le seul pouvoir des Serviteurs de Dieu.


Ainsi soit-il.


Père Robert Riber (2013†)


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02 février 2023

Lumière de Dieu


Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière à l’horizon de mes soucis
Qui force le gris de mes ennuis,
Et pour ce bout de ciel bleu
Aux fenêtres de mes angoisses.


Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière du printemps
Qui ouvre les bourgeons
En dépit des frimas.
Par toi ils sont la promesse des fleurs
Et déjà la saveur des fruits.


Merci à Toi, mon Dieu,
Pour ces lumières intérieures
Qui transforment mon regard,
Et qui disent déjà
Les splendeurs du lendemain.


Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière dans les yeux d’un enfant,
Pour ces rêves et ces éclats de rire
Qui résonnent de vie,
Pour la tendresse du vieillard
Qui annonce l’aurore au cœur du crépuscule.


Père Robert Riber


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23 juin 2022

De quoi sera fait demain ?

« Ne me dis pas Seigneur de quoi demain sera fait » :

Dis-moi, Seigneur, de quoi sera fait demain, mon demain à moi, celui de ceux que j'aime ? Tous ces demains semés d'espérances qui attendent de germer, les vois-Tu, Seigneur ? Les vois-Tu ces espérances enfouies au plus profond de nos jardins secrets, là où personne n'entre sinon Toi et Toi seul ? Dis, les feras-Tu éclore un jour nos espérances en graines, nos rêves, nos projets ?

De quoi sera fait demain ?

Après tout, qu'importe, puisque Ta présence, Seigneur, m'accompagnera au cœur de mes déserts, comme au plus fort de mes joies. Ta Présence qui m'invite déjà à vivre aujourd'hui comme pour mieux réaliser demain.

Non, ne me dis pas Seigneur de quoi demain sera fait. Dis-moi seulement que Tu es là.

Ainsi soit-il.

Père Robert Riber

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03 avril 2022

Prière pour le printemps

Les bourgeons éclatent,
on dirait même qu’ils explosent ;
la nature tout entière se prépare à la fête.
Viens éveiller en moi, Seigneur, toutes les forces vives.
Elles sont étouffées par l’écorce de mes habitudes.
Tu sais bien, Seigneur, le péché a la peau dure.
Si Tu venais m’aider à briser cette gangue qui m’enferme.
Bien sûr, ce n’est pas à Toi, ni à d’autres de le faire pour moi.
C’est trop facile de dire aux autres d’être tolérants, généreux, vertueux à ma place.
Personne ne pourra vivre le printemps pour moi.
Aide-moi seulement, Seigneur,
à briser tout ce qui me retient, tout ce qui m’enferme.
Toi, Tu le sais mon Dieu,
au cœur de mes déserts, il y a des fontaines secrètes,
et dans mon ciel, il y a déjà un soleil qui se lève.

Ainsi soit-il. »

Père Robert Riber

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03 février 2022

Lumière de Dieu



Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière à l’horizon de mes soucis
Qui force le gris de mes ennuis,
Et pour ce bout de ciel bleu
Aux fenêtres de mes angoisses.

Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière du printemps
Qui ouvre les bourgeons
En dépit des frimas.
Par toi ils sont la promesse des fleurs
Et déjà la saveur des fruits.

Merci à Toi, mon Dieu,
Pour ces lumières intérieures
Qui transforment mon regard,
Et qui disent déjà
Les splendeurs du lendemain.

Merci à Toi, mon Dieu,
Pour la lumière dans les yeux d’un enfant,
Pour ces rêves et ces éclats de rire
Qui résonnent de vie,
Pour la tendresse du vieillard
Qui annonce l’aurore au cœur du crépuscule.

Père Robert Riber

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