Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

Affichage des articles dont le libellé est Pape François. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pape François. Afficher tous les articles

27 octobre 2026

Béatitudes du politicien

La paix est comme l’espérance dont parle le poète Charles Péguy ; 
elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence.
Nous le savons: la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices.
La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’Homme,
mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent,
elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction.

Pape François
Message pour la journée mondiale de la paix – 1
er janvier 2019 (extrait)


Béatitudes du politicien


Heureux le politicien
qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle ;
Heureux le politicien
dont la personne reflète la crédibilité ;
Heureux le politicien
qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt ;
Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent ;
Heureux le politicien qui réalise l’unité ;
Heureux le politicien
qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical ;
Heureux le politicien qui sait écouter ;
Heureux le politicien qui n’a pas peur.


Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan († 2002)

25 octobre 2026

Le chrétien n’est pas fait pour l’ennui...



Le chrétien n’est pas fait pour l’ennui ; plutôt pour la patience. Il sait que, même dans la monotonie de certains jours toujours pareils, se cache un mystère de grâce. Il y a des personnes qui, par la persévérance de leur amour, deviennent comme des puits qui irriguent le désert. Rien n’arrive en vain, aucune situation dans laquelle un chrétien se trouve plongé n’est complétement réfractaire à l’amour. Aucune nuit n’est longue au point de faire oublier la joie de l’aurore. Et plus la nuit est obscure, plus l’aurore est proche. 

Si nous restons unis à Jésus, le froid des moments difficiles ne nous paralyse pas ; et même si le monde entier prêchait contre l’espérance, s’il disait que l’avenir n’apportera que de sombres nuées, le chrétien sait que, dans ce même avenir, se trouve le retour du Christ. Quand cela arrivera-t-il ? Personne ne le sait, mais la pensée qu’au terme de notre histoire il y a Jésus miséricordieux, suffit pour avoir confiance et ne pas maudire la vie. Tout sera sauvé. Tout. Nous souffrirons, il y aura des moments qui susciteront la colère et l’indignation, mais la douce et puissante mémoire du Christ chassera la tentation de penser que cette vie est une erreur.

Après avoir connu Jésus, nous ne pouvons faire autre chose que scruter l’histoire avec confiance et espérance. Jésus est comme une maison et nous sommes à l’intérieur, et des fenêtres de cette maison, nous regardons le monde. C’est pourquoi nous ne nous refermons pas sur nous-mêmes, nous ne regrettons pas avec mélancolie un passé que l’on présume doré, mais nous regardons toujours de l’avant, vers un avenir qui n’est pas seulement l’œuvre de nos mains, mais qui est tout d’abord une préoccupation constante de la providence de Dieu. Un jour, tout ce qui est opaque deviendra lumière. La résignation n’est pas une vertu chrétienne. Comme il n’est pas chrétien de hausser les épaules ou de baisser la tête devant un destin qui nous semble inéluctable.

Celui qui apporte l’espérance au monde n’est jamais une personne soumise. Jésus nous recommande de l’attendre en ne restant pas les bras croisés : Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. (Lc 12, 37). Il n’y a pas de constructeur de paix qui, en fin de compte, n’ait compromis sa paix personnelle, en assumant les problèmes des autres. La personne soumise n’est pas un constructeur de paix, mais elle est paresseuse, quelqu’un qui veut être tranquille. Alors que le chrétien est un constructeur de paix quand il prend des risques, quand il a le courage de prendre des risques pour apporter le bien, le bien que Jésus nous a donné, qu’Il nous a donné comme un trésor.

Chaque jour de notre vie, répétons cette invocation que les premiers disciples, dans leur langue araméenne, exprimaient par les paroles Marana tha, et que nous retrouvons dans le dernier verset de la Bible: Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (Ap 22, 20). C’est le refrain de chaque existence chrétienne: dans notre monde, nous n’avons besoin de rien, si ce n’est d’une caresse du Christ. Quelle grâce si, dans la prière, dans les jours difficiles de notre vie, nous entendons Sa voix qui répond et qui nous rassure : Voici, je viens sans tarder (Ap 22, 7).

Pape François,
Audience générale du 11 octobre 2017 (extrait) 

17 octobre 2026

Retrouver le sens de la vie



Nous assistons, aujourd'hui même,
en cette heure de mondialisation,
à un désarroi, à une solitude qui ne cessent de grandir.
Nous voyons se répandre un sentiment d'égarement
par rapport à la vie, au sens de la vie,
une incapacité à se donner une "maison" comme repère,
du mal à tisser des liens profonds.
 
Il est important de savoir dialoguer ...
pour faire émerger une présence,
une présence qui écoute, dialogue, encourage.
N'ayez pas peur d'être cette présence. ...
 
Que celui qui accompagne un pèlerin
et qui va avec le pèlerin,
doit aller au pas du pèlerin,
ni devant lui, ni derrière lui

Pape François (†2025)

21 septembre 2026

L'Amour de Dieu nous précède...

L' Amour de Dieu nous précède, son Amour devance nos besoins 


Jésus va de l’avant, il nous précède, il ouvre le chemin et nous invite à le suivre. Il nous invite à surmonter progressivement nos préjugés, nos résistances au changement des autres, voire de nous-mêmes. Il nous défie jour après jour par la question: crois-tu? Crois-tu qu’il est possible qu’un percepteur d’impôts devienne serviteur? Crois-tu qu’il est possible qu’un traître devienne un ami? Crois-tu qu’il est possible que le fils d’un charpentier soit le Fils de Dieu? Son regard transforme nos regards, son cœur transforme notre cœur. Dieu est le Père qui cherche le salut de tous ses enfants.


Laissons-nous regarder par le Seigneur dans la prière, dans l’Eucharistie, dans la confession, dans nos frères surtout ceux qui se sentent abandonnés, les plus esseulés. Et apprenons à regarder comme lui nous regarde. Partageons sa tendresse et sa miséricorde avec les malades, les prisonniers, les personnes âgées ou les familles en difficulté. Sans cesse nous sommes appelés à apprendre de Jésus; il regarde toujours le plus authentique qui subsiste dans chaque personne, qui est précisément l’image de son Père.


Extrait de l' Homélie du Pape François
le 21 septembre 2015 en la fête de Saint Matthieu




| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

15 août 2026

Tournons notre regard vers Marie

Bonne fête de l’Assomption !


𝑇𝑜𝑢𝑟𝑛𝑜𝑛𝑠-𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑀𝑎𝑟𝑖𝑒, 𝑀𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢,
𝑒𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑙𝑜𝑟𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑟𝑎̂𝑐𝑒 𝑑’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑗𝑜𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢,
𝑑’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑠𝑎𝑔𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑓𝑟𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑠œ𝑢𝑟𝑠,
𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑑’œ𝑢𝑣𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑐̧𝑜𝑛 𝑎̀ 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒𝑠 𝑑’𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒,
𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑎 𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑅𝑜𝑦𝑎𝑢𝑚𝑒 𝑒́𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒𝑙,
𝑙𝑎̀ 𝑜𝑢̀ 𝑟𝑒́𝑔𝑛𝑒𝑟, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟.
Pape François

Nous parlons de Marie mais, dans un certain sens, nous parlons également de nous, de chacun de nous: nous aussi sommes les destinataires de l’amour immense que Dieu a réservé – certes, de façon absolument unique et irremplaçable – à Marie.


Tournons notre regard vers Marie : Elle nous ouvre à l’espérance, à un avenir plein de joie, et nous enseigne la voie pour y parvenir : accueillir dans la foi son Fils ; ne jamais perdre l’amitié avec Lui, mais nous laisser illuminer et guider par Sa parole ; Le suivre chaque jour, même dans les moments où nous sentons que nos croix deviennent lourdes.


Marie, l’arche de l’alliance qui est dans le sanctuaire du Ciel, nous indique avec une clarté lumineuse que nous sommes en chemin vers notre véritable Maison, la communion de joie et de paix avec Dieu.


Pape Benoît XVI,
Solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie – 15 août 2011


| Voir la vidéo du jour : Ô Marie, veille sur nous  ►   et   notre soleil du jour ►



07 août 2026

Le réseau social de Dieu


𝑂𝑢𝑖 𝑆𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑢𝑟, 𝑡𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑚 𝑒𝑠𝑡 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑙’𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠.


Il est venu le temps de se réhabituer à prier, immergés dans la nature où naît spontanément la gratitude envers Dieu créateur. Saint Bonaventure, chantre de la sagesse franciscaine, disait que la création est le premier « livre » que Dieu a ouvert devant nos yeux, pour qu’en en admirant la variété, ordonnée et belle, nous soyons ramenés à aimer et à louer le Créateur.


Dans ce livre, toute créature nous a été donnée comme une « Parole de Dieu ». Puissions-nous, dans le silence et dans la prière, écouter la voix symphonique de la création qui nous exhorte à sortir de nos fermetures autoréférentielles pour nous redécouvrir environnés de la tendresse du Père et heureux de partager les dons reçus.


En ce sens, nous pouvons dire que la Création, réseau de la vie, lieu de rencontre avec le Seigneur et entre nous, est « le réseau social de Dieu ». Cela nous porte à élever un chant de louange cosmique au Créateur, comme l’enseigne l’Écriture : « Ô vous, toutes choses germant sur la terre, bénissez le Seigneur : chantez-le, exaltez-le éternellement » (Dn 3, 76).


Chaque fidèle chrétien, chaque membre de la famille humaine peut contribuer à tisser, comme un fil mince, mais unique et indispensable, le réseau de la vie qui embrasse tous. Sentons-nous impliqués et responsables en ayant à cœur, par la prière et par l’engagement, la sauvegarde de la création.


Que Dieu, « qui aime la vie » (Sg 11, 26), nous donne le courage de faire du bien sans attendre que d’autres commencent, sans attendre qu’il soit trop tard.


Pape François
Extraits du Message pour la Journée de la Création (2019)



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

14 mai 2026

Nous avons tous besoin d'espérance


C’est parmi les chants de joie que Jésus est monté au ciel, où il siège à la droite du Père. Il a englouti la mort pour que nous devenions héritiers de la vie éternelle. L’Ascension du Seigneur n’est donc pas un détachement, une séparation, un éloignement de nous, mais elle est l’accomplissement de Sa mission: Jésus est descendu jusqu’à nous pour nous faire monter jusqu’au Père; Il est descendu pour nous élever; Il est descendu jusqu’aux profondeurs de la terre pour que le Ciel s’ouvre au-dessus de nous. Il a détruit notre mort pour que nous recevions la vie, et pour toujours.


C’est le fondement de notre espérance: le Christ est monté au ciel et porte dans le cœur de Dieu notre humanité pleine d’attentes et de questions, pour nous donner la confiance sereine que là où Il est, tête et premier-né, nous aussi, Ses membres, nous serons unis dans la même gloire.


C’est cette espérance, enracinée dans le Christ mort et ressuscité, que nous voulons célébrer, accueillir et annoncer au monde entier. L’espérance chrétienne – écrit saint Pierre – est un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux (1 P 1, 4). L’espérance chrétienne soutient le chemin de notre vie même quand il est tortueux et éprouvant; elle ouvre devant nous les voies de l’avenir quand la résignation et le pessimisme voudraient nous retenir prisonniers; elle nous fait voir le bien possible quand le mal semble l’emporter. L’espérance chrétienne nous insuffle la sérénité quand le cœur est alourdi par l’échec et le péché; elle nous fait rêver d’une humanité nouvelle et nous rend courageux dans la construction d’un monde fraternel et pacifique quand cela ne semble pas valoir la peine de s’y engager. C’est cela l’espérance, le don que le Seigneur nous a donné au baptême.


Nous avons, en effet, tous besoin d’espérance. L’espérance ne déçoit pas, ne l’oublions pas. En a besoin la société dans laquelle nous vivons, souvent plongée dans le seul présent et incapable de regarder vers l’avenir; en a besoin notre époque qui se traîne parfois avec lassitude dans la grisaille de l’individualisme et de la facilité; en a besoin la création gravement blessée et défigurée par les égoïsmes humains; en ont besoin les peuples et les nations face à des lendemains remplis de craintes et de peurs, alors que les injustices se poursuivent avec arrogance, que les pauvres sont rejetés, que les guerres sèment la mort, que les derniers restent encore à la traîne et que le rêve d’un monde fraternel risque d’apparaître comme un mirage. En ont besoin les jeunes souvent désorientés mais désireux de vivre pleinement; en ont besoin les personnes âgées que la culture de l’efficacité et du rejet ne sait plus respecter et écouter; en ont besoin les malades et tous ceux qui sont blessés dans leur corps et dans leur esprit, qui peuvent être soulagés par notre proximité et notre attention.


Et l’Église a besoin d’espérance pour que, même lorsqu’elle est confrontée au poids de la fatigue et de la fragilité, elle n’oublie jamais qu’elle est l’Épouse du Christ, aimée d’un amour éternel et fidèle, appelée à garder la lumière de l’Évangile, envoyée pour transmettre à tous le feu que Jésus a apporté et allumé dans le monde une fois pour toutes.


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



21 avril 2026

Reflet du Christ dans le monde


Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permet-lui de forger en tout ce mystère personnel qui reflète Jésus Christ dans ce monde d’aujourd’hui.


N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. Au fond, comme disait Léon Bloy, dans la vie « il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints. 


Pape François (†21 avril 2025)
« La joie et l’allégresse » (extrait) - Éditions Salvator



| Voir la vidéo du jour :  𝑼𝒏 𝒔𝒆𝒖𝒍 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆, 𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒍𝒆 - Un chant pour François ►   

et notre soleil du jour ►



19 mars 2026

Un homme attentif


Joseph était un homme qui écoutait toujours la voix de Dieu, profondément sensible à Sa volonté secrète, un homme attentif aux messages qui lui parvenaient du plus profond de son cœur et d’en-haut. Il ne s’est pas obstiné à suivre son projet de vie, il n’a pas laissé la rancœur empoisonner son esprit, mais il a été prêt à se mettre à la disposition de la nouveauté qui lui était présentée d’une façon déconcertante.


C’est ainsi, il était un homme bon. Il n’avait pas de haine, et il n’a pas permis que la rancœur empoisonne son âme! Mais combien de fois la haine, l’antipathie pure, la rancœur nous empoisonnent l’âme! Cela fait du mal. Ne le permettez jamais; il est un exemple en cela.


Et c’est ainsi que Joseph est devenu encore plus libre et encore plus grand. En s’acceptant selon le dessein du Seigneur, Joseph se trouve pleinement lui-même, au-delà de lui-même. Sa liberté de renoncer à ce qui lui appartient, à la possession de sa propre existence, et sa pleine disponibilité intérieure à la volonté de Dieu nous interpellent et nous montrent le chemin.


Pape François



| Voir la vidéo du jour : " 𝑱𝒐𝒔𝒆𝒑𝒉, 𝒎𝒐𝒏 𝒂𝒎𝒊 " ►   
et notre soleil du jour ►



25 janvier 2026

Laisse la grâce de ton baptême


Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui: Seigneur, je suis un pauvre, mais Tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur. Dans l’Eglise, sainte et composée de pécheurs, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté. Le Seigneur l’a remplie de dons par Sa Parole, par les sacrements, les sanctuaires, la vie des communautés, le témoignage de ses saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur.


Cette sainteté à laquelle le Seigneur t’appelle grandira par de petits gestes. Par exemple: une dame va au marché pour faire des achats, elle rencontre une voisine et commence à parler, et les critiques arrivent. Mais cette femme se dit en elle-même: Non, je ne dirai du mal de personne. Voilà un pas dans la sainteté ! Ensuite, à la maison, son enfant a besoin de parler de ses rêves, et bien qu’elle soit fatiguée, elle s’assoit à côté de lui et l’écoute avec patience et affection. Voilà une autre offrande qui sanctifie ! Puis, elle connaît un moment d’angoisse, mais elle se souvient de l’amour de la Vierge Marie, prend le chapelet et prie avec foi. Voilà une autre voie de sainteté ! Elle sort après dans la rue, rencontre un pauvre et s’arrête pour échanger avec lui avec affection. Voilà un autre pas !


Pape François,
Exhortation apostolique Gaudete et exsultate / Appel à la sainteté dans le monde actuel (extrait) - Éditions Saint-Augustin



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



04 décembre 2025

Quand nous prions


Jésus a dit : quand tu pries, entre dans le silence de ta chambre, retire-toi du monde et adresse-toi à Dieu en l’appelant Père ! Il veut que Ses disciples ne soient pas comme les hypocrites qui prient en se tenant droits debout sur les places pour être admirés des gens (cf. Mt 6, 5). Jésus ne veut pas d’hypocrisie. La véritable prière est celle qui s’accomplit dans le secret de la conscience, du cœur: insondable, visible uniquement de Dieu. entre Dieu et moi. Celle-ci a horreur du mensonge : avec Dieu il est impossible de feindre. Devant Dieu, il n’y a aucun subterfuge qui tienne, Dieu nous connaît ainsi, nus dans notre conscience. À la racine du dialogue avec Dieu, il y a un dialogue silencieux, comme un échange de regards entre deux personnes qui s’aiment : l’Homme et Dieu croisent leur regard, et cela est une prière. Regarder Dieu et se laisser regarder par Dieu : cela est prier. Mais, Père, moi je ne prononce pas de paroles… Regarde Dieu et laisse-toi regarder par Lui : c’est une prière, une belle prière ! Pourtant, bien que la prière du disciple soit entièrement confidentielle, elle ne tombe jamais dans l’intimisme. Dans le secret de la conscience, le chrétien ne laisse pas le monde derrière la porte de sa chambre, mais porte dans son cœur les personnes et les situations, les problèmes, tant de choses, il les porte toutes dans la prière.


Si je vous demandais, à vous, quelle est l’absence frappante dans le texte du Notre Père ? Il ne sera pas facile de répondre. Il manque un mot. Réfléchissez, que manque-t-il ? Un mot. Un mot dont de nos jours – mais peut-être toujours – chacun fait grand cas. Quel est le mot qui manque dans le Notre Père que nous prions tous les jours ? Il manque le mot: je. Jésus enseigne à prier en ayant sur les lèvres avant tout le Tu, parce que la prière chrétienne est dialogue; que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite (Mt 6,8-10). Puis on passe au nous. Toute la deuxième partie du Notre Père est déclinée à la première personne du pluriel : Donne-nous notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses, et ne nous laisse pas entrer en tentation, délivre-nous du mal (cf. Lc 11,3-4). Même les requêtes les plus élémentaires de l’Homme – comme celles d’avoir de la nourriture pour rassasier la faim – sont toutes au pluriel. Dans la prière chrétienne, personne ne demande le pain pour soi : il le supplie pour tous les pauvres du monde. On prie avec le Tu et avec le nous. C’est un bon enseignement de Jésus. Ne l’oubliez pas.


Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de place pour l’individualisme dans le dialogue avec Dieu. Il n’y a pas d’ostentation de ses problèmes comme si nous étions les seuls au monde à souffrir. Il n’y a pas de prière élevée à Dieu qui ne soit la prière d’une communauté de frères et sœurs.


Pape François,
Catéchèse sur le Notre Père (extraits)



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre pas en Avent du jour ►

21 octobre 2025

Tu nous portes dans Ton coeur


Tu n’es pas indifférent à nous, à ce que nous vivons.
Tu portes chacun de nous dans Ton Cœur.
Tu nous connais par notre nom
et Tu prends soin de nous.
Tu nous cherches même quand nous T’abandonnons.
Chacun de nous T’intéresse,
car Ton Amour t’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive.
Touche notre cœur ! Ouvre notre cœur,
afin qu’il soit revêtu de Ta Bonté et de Ta Miséricorde,
pour devenir en Ton Fils Jésus, serviteurs des Hommes.
Seigneur Jésus-Christ, guéris-moi de la dureté de mon cœur.
Rends mon cœur semblable au Tien :
fort et miséricordieux, vigilant et généreux ;
qui ne se laisse pas enfermer sur lui-même
et qui ne tombe pas dans le piège
de la mondialisation de l’égoïsme et de l’indifférence.


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



26 septembre 2025

Notre Dieu, Trinité d’amour


Notre Dieu, Trinité d’amour, par la force communautaire de Ton intimité divine, fais couler en nous le fleuve de l’amour fraternel. Donne-nous cet amour qui se reflétait dans les gestes de Jésus, dans Sa famille de Nazareth et dans la première communauté chrétienne.


Accorde aux chrétiens que nous sommes de vivre l’Évangile et de pouvoir découvrir le Christ en tout être humain, pour Le voir crucifié dans les angoisses des abandonnés, des oubliés de ce monde et ressuscité en tout frère qui se relève.


Viens, Esprit Saint, montre-nous Ta beauté reflétée en tous les peuples de la terre, pour découvrir qu’ils sont tous importants, que tous sont nécessaires, qu’ils sont des visages différents de la même humanité que Tu aimes.


Amen !


Pape François
Fratelli tutti – Prière oecuménique pour la paix


■ En chemin vers la canonisation de Sr Maria Troncatti, FMA : son cœur de Mère

La Commission historique-spirituelle-liturgique constituée par les Filles de Marie Auxiliatrice en vue de la canonisation de Sr Maria Troncatti (1883-1969), prévue le 19 octobre, a élaboré un parcours pour mieux comprendre la figure de la Bienheureuse, son message et son actualité - en partant de la devise : « Mère, missionnaire, artisane de paix et de réconciliation ». Grâce à ce matériel, nous approfondirons aujourd'hui le premier aspect mis en lumière par la devise de sa canonisation : la maternité spirituelle de Sr Trocatti, fruit de sa rencontre avec Jésus et de se faire « auxiliatrice » auprès des gens.

| PLUS ►


■ Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le site spécialement créé pour la canonisation de sœur Maria Troncatti : https://mariatroncatti.org/



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►


13 août 2025

Une joie qui engendre la vie

À Soeur Jeannine FRESSART...
Son sourire était le signe visible de son Amour et de sa présence agissante...


« Bénis soient les regards assez tendres, assez fous, assez vrais,
pour me donner le cœur de m'espérer encore, de m'attendre à quelqu'un d'autre en moi.
Les vrais, les seuls regards d'amour sont ceux qui nous espèrent,
qui nous envisagent au lieu de nous dévisager. »
P. Baudiquey.


Dieu Lui-même est Celui qui prend l’initiative et qui choisit de s’insérer, comme il l’a fait avec Marie, dans nos maisons, dans nos luttes quotidiennes, pleines d’inquiétudes et de désirs.


Et c’est précisément à l’intérieur de nos villes, de nos écoles et de nos universités, sur les places et dans les hôpitaux, que s’accomplit l’annonce la plus belle que nous puissions entendre: Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi !


Une joie qui engendre la vie, qui engendre l’espérance, qui se fait chair dans la façon dont nous envisageons le lendemain, dans l’attitude avec laquelle nous regardons les autres. Une joie qui devient solidarité, hospitalité, miséricorde envers tous.


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



16 juillet 2025

Les petits


Dieu ne maintient pas la distance,
mais il est proche et concret,
il est au milieu de nous et prend soin de nous,
sans décider à notre place
et sans s’occuper de questions de pouvoir.


Il aime à se faire contenir dans ce qui est petit,
contrairement à l’homme, qui tend à vouloir posséder
quelque chose de toujours plus grand.
Être attiré par la puissance,
par la grandeur et par la visibilité
est tragiquement humain,
et constitue une grande tentation
qui cherche à s’introduire partout.


Se donner aux autres, supprimer les distances,
en demeurant dans la petitesse
et en habitant concrètement le quotidien,
est typiquement divin.
Dieu nous sauve donc en se faisant petit, proche et concret.


Avant tout, Dieu se fait petit.
Il préfère les petits qui sont grands à ses yeux.
Il a une prédilection pour eux,
parce qu’ils s’opposent à l’“arrogance de la vie”,
qui vient du monde.
Les petits parlent la même langue que lui :
l’amour humble qui rend libre.


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



09 juin 2025

Être des témoins de l'Espérance


Que faire pour être témoins de l’Espérance ?

Que personne ne vous enlève l’espérance de votre cœur, cette espérance que seul le Christ peut vous donner. Jésus est parmi nous : nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même lorsque le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables… et ils sont si nombreux…


Et à ce moment-là, l’ennemi arrive, le diable arrive, déguisé en ange à plusieurs reprises et nous dit insidieusement sa parole. Ne l’écoutez pas ! Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout, nous savons qu’il nous accompagne et nous porte sur ses épaules : là réside notre joie, l’espérance que nous devons apporter à ce monde… 


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



12 mai 2025

Fraternité numérique ?


Le monde a inexorablement progressé vers une économie qui, en se servant des progrès technologiques, a essayé de réduire les coûts humains, et certains ont prétendu nous faire croire que le libre marché suffisait à tout garantir. Mais le coup dur et inattendu de cette pandémie hors de contrôle a forcé à penser aux êtres humains, à tous, plutôt qu’aux bénéfices de certains. Aujourd’hui, nous pouvons reconnaître que nous nous sommes nourris de rêves de splendeur et de grandeur, et nous avons fini par manger distraction, fermeture et solitude. Nous nous sommes gavés de connexions et nous avons perdu le goût de la fraternité. Nous avons cherché le résultat rapide et sûr, et nous nous retrouvons opprimés par l’impatience et l’anxiété. Prisonniers de la virtualité, nous avons perdu le goût et la saveur du réel. La douleur, l’incertitude, la peur et la conscience des limites de chacun, que la pandémie a suscitées, appellent à repenser nos modes de vie, nos relations, l’organisation de nos sociétés et surtout le sens de notre existence.


Si nous ne parvenons pas à retrouver la passion partagée pour une communauté d’appartenance et de solidarité à laquelle nous consacrerons du temps, des efforts et des biens, l’illusion collective qui nous berce tombera de manière déplorable et laissera beaucoup de personnes en proie à la nausée et au vide. Alors que s’accroissent des attitudes de repli sur soi et d’intolérance qui nous amènent à nous fermer aux autres, les distances se raccourcissent ou disparaissent au point que le droit à la vie privée n’existe plus. Tout devient une sorte de spectacle qui peut être espionné, surveillé et la vie est soumise à un contrôle constant. Dans la communication numérique, on veut tout montrer et chaque personne devient l’objet de regards qui fouinent, déshabillent et divulguent, souvent de manière anonyme. Le respect de l’autre a volé en éclats, et ainsi, en même temps que je le déplace, l’ignore et le tiens à distance, je peux sans aucune pudeur envahir sa vie de bout en bout.


Des gestes physiques, des expressions du visage, des silences, le langage corporel, voire du parfum, le tremblement des mains, le rougissement, la transpiration sont nécessaires, car tout cela parle et fait partie de la communication humaine. Les relations virtuelles, qui dispensent de l’effort de cultiver une amitié, une réciprocité stable ou même un consensus se renforçant à la faveur du temps, ne sont sociales qu’en apparence. Elles ne construisent pas vraiment un nous mais d’ordinaire dissimulent et amplifient le même individualisme qui se manifeste dans la xénophobie et le mépris des faibles. La connexion numérique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l’humanité.


Pape François,
"Tous frères / Fratelli tutti" – Lettre encyclique sur la fraternité (extrait) - Éditions Saint-Augustin



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

10 mai 2025

« Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ?»

Le pape Léon après le pape François. Cela ne peut pas être une coïncidence. Bien sûr, il y a la référence à Léon XIII, l'homme de Rerum Novarum. Le fait que Léon XIV parle de paix lors de sa première intervention publique le place dans la tradition sociale de son homonyme précédent. C'est incontestablement vrai. Léon après François est remarquable aussi pour une autre raison. Frère Léon était le confrère, le confident et le bon ami de François d’Assise.  ( Geert De Cubber - Diacre, délégué épiscopal, au diocèse de Gand )


Ils reprirent tous deux leur marche. Après un long moment, François demanda à Léon :
– Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ?
– C’est ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
– Alors, je comprends ta tristesse, dit François. Car on a toujours quelque chose à te reprocher.
– Oui, dit Léon, et cela précisément me fait désespérer d’arriver un jour à la pureté du cœur.
– Ah, frère Léon, crois-moi, répartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme.
Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâce à cause de lui-même. C’est cela même, petit frère, avoir le cœur pur.


Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment trop humain. Il faut élever son regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l’immensité de Dieu et son inaltérable splendeur.


Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes les misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté.


Frère Éloi Leclerc,
Sagesse d’un pauvre (extrait) - Édition Desclée De Brouwer



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►



03 mai 2025

Regardez l'horizon


Avec la vie des gens, il semble plus facile de mettre des pancartes et des étiquettes qui figent et stigmatisent non seulement le passé, mais aussi le présent et l’avenir des personnes. Ainsi sont les gens qui marmonnent ; les commères : elles sont ainsi. Et les étiquettes, en définitive, ne font que diviser : ici il y a ici les bons et là-bas les mauvais ; ici les justes et là-bas les pécheurs. Et cela Jésus ne l’accepte pas. Pensez à cela pour ne pas tomber dans ce que la société nous offre si facilement.


Tout l’Évangile est marqué par ce regard qui n’est rien de plus et rien de moins que celui qui naît du cœur de Dieu. Dieu jamais ne va te rejeter, Dieu ne rejette personne, Dieu te dit  : Viens. Dieu t’attend et Il te prend dans Ses bras, et si tu ne connais pas le chemin, Il vient te chercher, comme le berger l’a fait avec ses brebis. Le Seigneur veut faire la fête quand Il voit Ses enfants qui reviennent à la maison (cf. Lc 15,11-32). Et ainsi Jésus a témoigné de cela, en manifestant jusqu’à l’extrême l’amour miséricordieux du Père. Nous avons un Père. J’ai un Père qui m’aime : une chose magnifique. Un amour, celui de Jésus, qui n’a pas le temps de murmurer, mais qui cherche à briser le cercle de la critique inutile et indifférente, neutre et aseptisée.


Ainsi est la vie de ceux qui critiquent et qui cancanent, en se séparant des autres : ils se sentent tellement purs, tellement aseptisés, qu’ils n’ont plus goût de rien; ils sont incapables d’inviter quelqu’un; ils vivent pour prendre soin d’eux, pour faire de la chirurgie esthétique dans leur cœur, et non pas pour tendre la main aux autres et les aider à grandir. Ce que fait Jésus, qui accepte la complexité de la vie et de chaque situation ; l’amour de Jésus, l’amour de Dieu, l’amour de Dieu le Père, est un amour qui inaugure une dynamique capable d’inventer des chemins, d’offrir des opportunités d’intégration et de transformation, des opportunités de guérison, de pardon, et de salut.


Chers amis : chacun de nous est beaucoup plus que les étiquettes qu’on nous met, beaucoup plus que la condamnation qu’on nous a imposée. Et c’est ce que Jésus nous enseigne et nous invite à croire. Le regard de Jésus nous défie de demander et de chercher de l’aide pour emprunter les chemins du perfectionnement. Il y a des temps où la médisance semble gagner, mais ne la croyez pas, ne l’écoutez pas. Cherchez et écoutez les voix qui encouragent à regarder vers l’avenir, et non pas celles qui vous tirent vers le bas. Écoutez les voix qui vous ouvrent la fenêtre et qui vous font voir l’horizon : Oui, il est loin, mais tu vas pouvoir. Regarde-Le bien et tu vas pouvoir. À chaque fois que revient le refrain : tu ne vas pas pouvoir, vous, répondez-lui : je vais y arriver, et regardez l’horizon.


Pape François
Journées mondiales de la Jeunesse
Liturgie pénitentielle à la prison pour mineurs Las Garzas, Pacora – Panama – 25 janvier 2019



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

26 avril 2025

Donne-nous un coeur nouveau

En union de prière et en espérance...


Seigneur Dieu, créateur de l’univers, source de liberté et de paix, d’amour et de fraternité, Tu nous as créés à Ton image et Tu as insufflé en chacun de nous Ton souffle de vie pour nous faire participer à Ton être, dans la communion. Même lorsque nous avons rompu Ton alliance, Tu ne nous as pas abandonnés au pouvoir de la mort, mais dans Ton infinie miséricorde, Tu nous as toujours appelés à revenir vers Toi et à vivre comme Tes enfants.


Répands en nous ton Esprit Saint et donne-nous un cœur nouveau capable d’écouter le cri, souvent silencieux, de nos frères et sœurs qui ont perdu la la chaleur de leur maison et de leur patrie. Fais que nous puissions leur donner de l’espérance avec des regards et des gestes d’humanité. Fais de nous des instruments de paix et d’amour fraternel concret. Libère-nous des peurs et des préjugés, afin que nous puissions faire nôtres leurs souffrances et lutter ensemble contre l’injustice, pour que grandisse un monde où chaque personne soit respectée dans son inviolable dignité, celle que Tu as mise en nous, ô Père, et que ton Fils a consacrée pour toujours.
Amen


Pape François



| Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►