Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

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02 septembre 2026

Jusqu'aux extrémités de la société




Chaque fidèle doit se sentir appelé à aller, en tant qu’envoyé du Christ, à la recherche de ceux qui se sont éloignés de la communauté, comme ces disciples d’Emmaüs qui avaient cédé au découragement.



Il faut aller jusqu’aux extrémités de la société pour apporter à tous la lumière du message du Christ sur la signification de la vie, de la famille et de la société, en rejoignant les personnes qui vivent dans le désert de l’abandon et de la pauvreté, et en les aimant avec l’Amour du Christ ressuscité.



Dans chaque apostolat, et dans l’annonce de l’Évangile, comme le dit saint Paul, si je n’ai pas la charité je ne suis rien. (1 Co 13,2)


Pape Benoît XVI (2022†)
Discours à l’archidiocèse de Madrid - 4 juillet 2005 - (extrait)


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12 août 2026

La face ensoleillée de chacun


Aide-moi, Seigneur, à regarder ta face ensoleillée,
même devant les pires événements :
ils peuvent être source d'un bien qui m'est encore caché.


Accorde-moi, Seigneur, la grâce de ne travailler
que pour le bien, le beau et le vrai,
de chercher, sans me lasser, dans chaque homme
l'étincelle que Tu y as déposée en le créant à Ton image.


Donne-moi à toute heure de ce jour
d'offrir un visage joyeux
et un sourire à chaque homme, ton Fils et mon frère.


Donne-moi un cœur trop large pour ruminer mes peines,
Trop noble pour garder rancune,
Trop fort pour trembler,
Trop ouvert pour le refermer à qui que ce soit.


Sœur Emmanuelle


■ En ce jour où le soleil joue à cache-cache et où le ciel s’apprête à faire pleuvoir des étoiles, accordons-nous à sa musique et chantons : Quand la lumière s'éclipse ►


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29 avril 2026

Sauver



Sauver, c’est relever celui qui est tombé, qui s’est blessé, le hisser vers la lumière et le laver de ses souillures. Sauver, c’est veiller avec soin malgré la fatigue et l’incertitude pour que la guérison arrive; c’est se tenir prêt à intervenir au moindre souffle, au plus fragile des appels; c’est arracher aux ronces qui déchirent les vêtements et le cœur. Sauver, c’est donner la tendresse même quand tout espoir s’en est allé, car la tendresse a le pouvoir de traverser les vallées de la crainte et de la mort et de faire se lever, maintenant, l’aurore définitive; c’est prendre tout contre sa joue comme un enfant qui a peur.


Sauver, c’est accourir pour retenir celui qui s’approche avec imprudence de tous les ravins de la vie; c’est libérer celui qui s’est enchaîné dans des situations inextricables et qui s’est soumis aux pouvoirs mauvais. Sauver, c’est indiquer la lumière qui permet de se faufiler à travers les taillis de la vie et de monter sur la montagne où tous les visages sont transfigurés; c’est se lier avec de douces attaches, car alors on avance ensemble et on soutient celui qui est faible; c’est offrir son appui, à jamais, à celui qui ne sait rien d’autre que s’éloigner et se perdre.


Sauver, c’est tracer une croix sur le péché et dire: Viens, je t’aime! Sauver, c’est donner du pain à celui qui crie à la faim, c’est se donner à celui qui crie à l’amour, c’est venir chaque jour et dire: Me voici! Que dois-je faire pour ton bonheur? Mon Seigneur et mon Dieu qui viens sauver les habitants de la terre!
Amen.


Père Charles Singer
Viens, Je t’aime (extrait)



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22 mars 2026

La grâce de l'ami


Il arrive que nous cherchons, dans notre ami, la consolation et qu’elle ne s’y trouve pas aujourd’hui. Il arrive que nous ayons soif et que la tendresse de notre ami oublie aujourd’hui de nous donner à boire. C’est que la source de douceur humaine n’est pas inépuisable. Le consolateur a, comme nous, ses heures de sécheresse. Celui qui nous donne la force manque aujourd’hui de force. Celui qui relève notre joie est tombé, aujourd’hui, de sa joie.


Comprenons-le. Ayons compassion à notre tour de cette pauvreté. N’exigeons rien. Ne réclamons pas sans cesse de l’amitié, de la bonté, le plus dont elle est capable mais soyons toujours reconnaissant pour le moins dont elle dispose, le peu qu’elle a et nous donne. Et sachons attendre. L’instant vient où la grâce de l’ami lui sera et nous sera rendue.


Marie Noël (Marie Rouget, 1967†)
Notes intimes (extrait de Vives Flammes no 273: La douceur - Éditions du Carmel)


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21 mars 2026

« Viens, suis-moi »

« Jésus n’appelle pas des Hommes parfaits, il appelle des cœurs prêts à aimer. »


Jésus ne parle pas à l’esprit qui calcule, mais au cœur qui écoute. Il n’appelle pas des guerriers de fortune, mais des compagnons de route. Il chasse les vendeurs des temples de nos sociétés partisanes et renvoie les faux semblant réfléchir aux miroirs de leur convictions.


Son amour n’a ni bord, ni frontière, ni parti pris : il embrasse à 360°. Aimer, voilà le langage qu’il choisit, et l’amour ne se mesure pas. Il ne demande rien pour lui-même : il donne tout. Il n’offre pas une voie à demi-mot, mais un chemin clair, celui du service.


Et toujours, dans la douceur de sa voix, résonne son appel : « Viens, suis-moi… » Un appel à la liberté, au don entier de soi. Ce « oui » devient vocation, mission, offrande de toute une vie. 


La richesse n’est pas dans la réussite, mais dans ce « oui » donné, libre, simple, lumineux. Un oui que je dis, un oui que je vis.


Franz Defaut, sc



■ À l'occasion de notre WE annuel - Farnières 2026 où nous célébrons les 150 ans de notre Association, Don Bosco nous adresse un message. Rendez-vous sur la page "Vidéo du jour".


| Voir la vidéo du jour  "150 ans - Un même rêve, un même coeur" ►   et   notre soleil du jour ►



15 mars 2026

Pour tous ceux qui te donnent un cœur !


Pour tous ceux qui te donnent un visage,
Seigneur Jésus,
en répandant ton amour dans le monde,
Loué sois-tu !
Pour tous ceux qui te donnent des mains,
Seigneur Jésus,
en faisant le bien à l’égard de leurs Frères,
Loué sois-tu !
Pour tous ceux qui te donnent une bouche,
Seigneur Jésus,
en prenant la défense du faible et de l’opprimé,
Loué sois-tu !


Pour tous ceux qui te donnent des yeux,
Seigneur Jésus,
en admirant chaque parcelle d’amour dans le cœur de la personne,
Loué sois-tu !
Pour tous ceux qui te donnent un cœur,
Seigneur Jésus,
en préférant les pauvres aux riches, les faibles aux puissants,
Loué sois-tu !
Pour tous ceux qui donnent à ta pauvreté,
Seigneur Jésus,
le visage de l’espérance du Royaume,
Loué sois-tu !


Pour tous ceux qui te révèlent simplement par ce qu’ils sont,
Seigneur Jésus,
parce qu’ils reflètent ta beauté dans leur vie,
Loué sois-tu !


Auteur.e inconnu.e



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12 mars 2026

Aimer comme tu aimes


Je veux t’aimer, Seigneur, pour rien.
Je veux surtout que, dans ma vie,
la prière soit le refuge
de la liberté et du gratuit.
Perdre mon temps,
ce temps si précieux, pour toi.
Le donner largement,
en pure perte, sans calcul.


Mon oraison est bien distraite,
elle n’est pas une fleur de qualité,
mais c’est la seule pâquerette
que j’ai trouvée sur ma pelouse.


Je ne cherche pas la gloire d’être un Homme de prière;
seulement la joie de t’aimer, comme je peux, pauvrement.
J’ai passé des semaines et des mois arides comme un désert :
pas de fleurs à l’horizon, pas beaucoup de temps pour prier.


Mais ce désert, je l’ai traversé parce que je t’aime un peu.
Et cette traversée vaut peut-être
un perce-neige dans mon bouquet.
Il faudra encore beaucoup de patience,
de longues heures devant toi et bien des services humbles,
bien des déserts aussi, pour atteindre la gratuité.
Je te la demande, Seigneur.
Je n’ai rien pour la payer.
Mais comment paierait-on une telle richesse ?


Michel Serin



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11 mars 2026

Apprends-moi Seigneur


Apprends-moi Seigneur,
À bien user du temps
Que tu me donnes pour travailler
Et à bien l’employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées
Sans tomber dans le scrupule qui ronde.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter
À imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur,
La sérénité et la ferveur, le zèle et la paix


Aide -moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.
Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.
Et surtout, comble toi-même les vides de mon œuvre :
Seigneur, dans tout le labeur de mes mains,
Laisse une grâce de toi pour parler aux autres.


Alain HOUZIAUX



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10 mars 2026

Pardonner


Pardonner comme toi tu sais pardonner.
Sans arrière-pensée, sans dire :
« Je pardonne mais je n’oublie pas.
Je n’oublie pas le sale coup que tu m’as fait,
toute ma vie je m’en souviendrai ! »


Oui, pardonner vraiment, en laissant à ton Frère,
toutes ses chances de recommencer, de renouer,
de revivre l’amitié d’antan.


Pardonner c’est croire que tout est possible,
que le meilleur peut toujours advenir.
Pardonner c’est tellement croire en l’autre,
qu’il est obligé de changer, de se transformer.


Mais tu le sais bien Seigneur, c’est dur de pardonner !
Et toi, si tu venais m’apprendre encore les vraies attitudes du cœur,
celles qui appellent à la conversion,
celles qui provoquent aux changements des autres et aux miens,
à la conversion des autres et à la mienne aussi.


Et si pardonner c’était te ressembler un peu !
Tu te souviens, quand tu écrivais sur le sable.
Que reste-t-il de mon péché et du péché de l’autre,
quand il est écrit sur le sable… ?


Avec toi mon Dieu, pas de dettes ni de comptabilité.
Quand tu pardonnes, c’est fini…


Auteur.e inconnu.e


Et toi… et moi ?



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08 mars 2026

Nous n'allons pas à la Messe



Parce que nous venons à la Messe, nous venons dans la divine Liturgie, nous venons comme l’Eglise rassemblée tout entière de toutes les extrémités de la terre, nous venons nous mettre au pied de la Croix et nous solidariser avec Lui. Justement à cause de cela, nous condamnons la condamnation que nous avons portée contre Lui, nous renions nos reniements, nous annulons les causes de Sa mort, nous Le détachons de la Croix et Il devient en nous le Dieu vivant et ressuscité.


Et c’est là le prodigieux itinéraire de la liturgie: c’est justement de récapituler, de récapituler toute l’histoire, toute l’histoire humaine depuis le commencement, de rassembler tous les siècles, de rassembler tous les hommes et de venir ensemble au pied de la Croix pour réclamer notre part d’opprobre et d’ignominie en nous solidarisant avec l’Agneau de Dieu, immolé pour nous. Et alors, je viens de le dire, comme nous renions nos reniements, comme nous annulons la condamnation du Seigneur, Il cesse en nous, Il cesse par nous d’être le Dieu crucifié et Il devient en nous le Dieu vivant, le Dieu de l’aube pascale, le Dieu ressuscité.


Et c’est d’ailleurs le sens même, le sens dernier de la Messe. Nous n’allons pas à la Messe pour nous, nous y participons pour sauver le monde entier, dans cet immense rassemblement où personne ne peut être exclu, mais bien plus encore pour détacher Jésus de la Croix, pour Lui donner un refuge dans notre amour, pour Lui donner à boire comme Il le demande et sur la Croix et à la Samaritaine, pour enfin, en Le recueillant comme Marie Le reçoit dans la déposition, pour Le recueillir en nous afin qu’Il puisse vivre en nous une vie sans limites et sans frontières, et qu’Il soit vraiment en nous le Dieu vivant et ressuscité.


Maurice Zundel
Le mystère de l’Eucharistie (extrait - mauricezundel.com)



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06 mars 2026

Habiter la terre


Habiter la terre. Enfin. Accepter d’être là. Enfin. Revenir de tous nos ailleurs, de nos fugues. Revenir de nos refus. Cesser de réclamer des comptes à la vie, de lui donner des ordres, ne rien exiger d’elle, renoncer au marchandage, l’acquitter de toute dette, la délivrer de nos impératifs. Acquiescer à la vie telle qu’elle se donne.


Dans tout ce que nous ne pouvons pas changer, dans tout ce que nous ne pouvons pas choisir, il y a cela que nous pouvons: dire oui à ce qui est. Consentir sans raison. Faire le saut de consentir, à tout. Elle est si étroite la cellule où nos exigences nous enferment. Déplions nos mains et laissons se défaire la corde qui nous suspend hors de la vie. Laissons-nous déposer au sol de la vie telle qu’elle est.


Ce n’est pas dans le vide que nous allons tomber. Ce n’est pas dans la boue amère de la résignation. C’est dans l’infinie terre aimante de Dieu.


Marie-Laure Choplin,
Un coeur sans rempart (extrait) - Éditions Labor et Fides



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01 mars 2026

Revisiter l'ordinaire


L'éblouissement spirituel ne surgit pas de miracles, mais de la transfiguration de l'ordinaire par un regard suffisamment entraîné pour percevoir la beauté derrière l'apparence des choses.


La rose poussant dans le fumier, le brin d'herbe perçant le bitume, le carré de ciel bleu apparaissant contre toute attente dans un brouillard assez insistant pour gommer toute couleur, les pétulantes résurrections printanières surgissant après les morts hivernales, voilà l'extraordinaire, au fil du cycle ordinaire de la nature...


La réconciliation rendue possible après une vive altercation, la vérité qui triomphe sur le mensonge, la douceur qui finit par vaincre la force, la possibilité de déserter le mal pour se vouer ardemment au bien par une soudaine conversion du cœur, la guérison qu'opère le temps sur nos blessures les plus douloureuses, à la manière d'un baume souverain, voilà l'extraordinaire, au fil des tribulations de notre condition humaine...


L'extraordinaire n'est pas dans l'événement exceptionnel, mais dans l'ordinaire revisité par un regard fécond...


François Garagnon
extrait de Pensées revigorantes - éditions Monte Cristo


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Un chant écrit au départ de "𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑖𝑔𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛"
un poème de Guy Dermond, sdb (extrait de "Gouttes de miel")


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28 février 2026

Transcendance et politique

La transcendance, c’est la conscience de se savoir traversé par quelque chose d’autre que soi. L’humilité de se savoir redevable – de savoir que je ne suis ce que je suis que parce que je suis « 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒́𝑒 ». Par Dieu, et par les autres : leurs propres inspirations, leurs visions, leurs colères, leurs désirs.


Je fais souvent cette prière à Dieu en lui demandant de me compléter. La transcendance en politique, ce pourrait être d’adresser cette prière aux autres. Au lieu de « 𝑑𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑖𝑟 » le pouvoir, le partager avec d’autres et leur dire : « 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒́𝑡𝑒𝑧 𝑚𝑜𝑖 ».


Lorsque Élie dans le désert désespère, il dit : « 𝐶’𝑒𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑟𝑜𝑝 ! 𝑀𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝐸́𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒𝑙, 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑠 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒, 𝑐𝑎𝑟 𝑗𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑒𝑠 𝑝𝑒̀𝑟𝑒𝑠. » (1 Rois 19,4). Je me dis : voilà bien le complexe de toute ma vie ! Ne plus rien oser entreprendre, car je ne sais pas comment m’y prendre. Mettre des enfants au monde dans l’angoisse que leur avenir soit pire que notre aujourd’hui, et ne pas savoir pour qui voter pour leur offrir un monde vivable…


Je ne suis pas une spécialiste de la vie politique. Tout humain doit être à sa mesure un spécialiste de la vie politique. Or, nos dirigeants ne nous encouragent pas à cette participation, à cette responsabilisation. Il ne s’agit pas d’être indulgent ou pas, il s’agirait déjà, basiquement, d’être en relation. Jésus lui-même vient m’encourager à me tenir debout, me mettre en marche, assumer de prendre ma part et de dire «𝑗𝑒».


Dans ma lecture de la Bible, un Dieu partage avec nous le pouvoir, nous en croit dignes, qui nous désire responsables et je nous vois préférer construire une Église qui invente des dogmes, des hiérarchies, des spécialistes…


Tout un système qui, comme sur la scène politique, permet à ceux qui jouissent du pouvoir de jouir tant qu’ils peuvent, et à ceux qui, comme moi, souffrent du complexe d’Élie de se défausser. Il n’y a pas plus de spécialistes de Dieu que de spécialistes de la « fragilité des affaires humaines ». Ce sont de grandes affaires qui ne s’abordent qu’à plusieurs. Tous les plusieurs.


La démocratie n’est pas, elle naît. Elle est toujours à mettre au monde. J’ajoute que l’Évangile aussi, et c’est en cela que le christianisme ne peut pas être une religion. La démocratie et l’Évangile ne peuvent vivre qu’en milieu ouvert.


C’est ce qui fait, à l’un comme à l’autre, leur fragilité. Mais c’est ce qui conditionne leur puissance et leur pertinence. 𝐸𝑛 𝑑𝑒́𝑚𝑜𝑐𝑟𝑎𝑡𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑒𝑛 𝐸́𝑣𝑎𝑛𝑔𝑖𝑙𝑒, 𝑖𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑟𝑒̂𝑡 𝑎̀ 𝑠𝑒 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑑𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑠𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑖…


Marion Muller-Collard
Théologienne protestante
revue Réforme N° 3655 du 28 avril 2016 (extrait)



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25 février 2026

La fraternité pas à pas


Pour vivre en Frères, il faut ralentir le pas
pour se mettre au pas de l’autre ;
faire un pas de côté, parfois,
pour changer son point de vue ;
faire le premier pas pour inviter l’autre
à prendre toute sa place dans le groupe…


La fraternité est une longue marche.
Elle s’apprend ;
elle est désirée mais pas innée.
Elle suppose une prise de conscience
et une acceptation de l’égale dignité de tous…
Elle demande une décision, un effort,
une tension et une attention de tout l’être…
mais elle ouvre à des horizons
et des joies inconnus jusqu’alors.


Véronique Fayet



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22 février 2026

Désert intime

« 𝑆𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡, 𝑙𝑒 𝑑𝑒́𝑠𝑒𝑟𝑡, 𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑙'𝑖𝑑𝑒́𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑜𝑛 𝑠'𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑖𝑡. 𝑂𝑛 𝑙𝑒 𝑟𝑒̂𝑣𝑒, 𝑜𝑛 𝑙'𝑒𝑠𝑝𝑒̀𝑟𝑒, 𝑜𝑛 𝑙'𝑒𝑚𝑏𝑒𝑙𝑙𝑖𝑡, 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑜𝑛 𝑙𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒𝑟 𝑜𝑢 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑒. 𝐼𝑙 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑖𝑚𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑢 𝑠𝑖𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒. 𝐿𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑔𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒. 𝑂𝑛 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣𝑒 𝑙𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑒𝑖𝑙 𝑐𝑜𝑢𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡, 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑒́𝑚𝑒𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒́ 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑏𝑡𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠. 𝐸𝑡 𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒 𝑎̀ 𝑠𝑜𝑖, 𝑎̀ 𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒́𝑒𝑠, 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑢𝑟𝑒́𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑑𝑒́𝑠𝑒𝑟𝑡 𝑛'𝑎 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑖 𝑙'𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑'𝑦 𝑠𝑒́𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒𝑟. 𝑆𝑖𝑛𝑜𝑛, 𝑖𝑙 𝑛𝑒 𝑠𝑒 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑠, 𝑖𝑙 𝑛𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑟𝑖𝑒𝑛. 𝐼𝑙 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑎𝑟𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑎𝑙𝑒, 𝑙'𝑖𝑚𝑎𝑔𝑒 𝑑'𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑖 𝑠'𝑒𝑛𝑛𝑢𝑖𝑒. »
Tahar Ben Jelloun


𝐃𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞


La voix de Dieu s’est tue
Et seul dans les jardins
Le soleil parle aux pauvres.
Nous vivons tous
Dans un désert sans fin
Où notre cœur attend.
Nous allumons des feux.
Qui donc parmi les pierres
Fait refleurir la vie ?
Qui nous parle de près ?
Restons dans le désert
Nous y serons un jour
Visités en secret.


Georges Haldas



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20 février 2026

Des bras solides !


Il nous faut des bras solides,
Pour soulever nos montagnes de pauvretés,
Du R.M.I.ste, en passant par le chômeur et le meurtrier,
De la femme vivant seule dans le cœur de son enfant,
Du jeune dont la drogue lui procure l’illusion d’exister,
Du déprimé qui pense perdre la raison,
Et tous les vieux qui meurent de solitude,
Les suicidés du Temps qui ne trouvent plus le Sens,
Et toutes ces blessures jamais cicatrisées,
Donne-nous Seigneur,
La force de les porter, les combattre dans la Dignité,
Pour redonner cette Dignité aux êtres qui croient l’avoir perdue,
Donne-nous Ton Esprit pour illuminer notre regard,
Et voir dans les petits des Christs meurtris à vie,
Pour qu’ensemble nous façonnions ce monde,
En Univers plus juste selon Tes desseins d’Amour,
Une Terre qui espère mettre les Hommes debout,
Cette Espérance brûlante qui nourrit l’arbre de nos luttes,
Ce robuste chêne au sein de la forêt,
Qui demande aux autres de bonnes Volontés,
Pour suivre sa marche et détruire nos pauvretés,
Celles qui jamais ne permettront de nous reposer,
Tant que nous saignerons pour tant de plaies,
Tant que l’Espérance ne sera pas logée,
Dans l’âme de tous les désespérés,
Oui, Seigneur, le combat ne peut que continuer,
Pour tous les Humains qui cherchent à espérer,
En ce jour pas demain dans l’éternité,
Mais éternellement dans la valeur sacrée
De notre humaine Humanité.


Bruno LEROY,
Éducateur-Écrivain



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19 février 2026

« Que mon jeûne Te plaise Seigneur ! »


Seigneur je m’offre à Toi ces 40 jours, pour que Tu puisses continuer Ta création en moi. Que ce soit un temps de recréation de mon être, à Ton image, toujours imparfait mais en route. Que ma disponibilité permette Ton action en moi, pour que je puisse de plus en plus ressembler à Ton image.


Crée en moi un cœur pur. Crée en moi ce qu’il peut y avoir de plus beau. Donne à ce que j’ai de plus intime d’être le reflet de Ta beauté, de Ta bonté, de Ton amour, de Ton pardon.


Il ne s’agit pas de peiner à rendre service, mais que ma disponibilité et mon sourire à l’autre, deviennent ma nature d’être. Il ne s’agit pas de porter le fardeau de la renonciation au bien, mais que le partage me mette en communion avec ceux qui souffrent. Il ne s’agit pas de souffrir dans la privation, mais que je sois dans la joie de me sentir libre face aux sollicitations.


Que ce ne soit pas un moment passager pour une bonne conscience, mais un temps durable de vérité avec Toi, les autres et moi-même. Que je ne cherche pas d’abord une efficacité qui serait bien illusoire, mais que mon don, quel qu’il soit, soit gratuit et sans contrepartie. Que mon attitude quotidienne soit en harmonie avec ce que Tu m’as donné d’être, en harmonie avec la nature pour le bien commun.


Que mes combats ne soient pas une défense de mes petits intérêts mesquins, mais qu’ils participent à une juste cause pour que Ta Pâque se réalise.
Ainsi soit-il.


Abbé Franz Lichtlé

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18 février 2026

Un endroit à vivre



Il n’y a pas d’endroit plus propice que le désert pour susciter la soif de Dieu, ou à l’inverse pour éprouver pour son silence qui est souvent pris pour son absence. L’exode fut pour les Hébreux le temps de leur naissance comme peuple de Dieu, comme peuple témoin aux yeux du monde du projet de libération et de l’alliance que Dieu offrira un jour à toute l’humanité. Ce fut le temps de l’apprivoisement de la liberté, le temps de la croissance dans la foi avec ses moments intenses de communion et ses moments d’infidélité à l’alliance.


Ne pourrait-on pas comparer l’ensemble de notre vie à un exode, à une longue marche où nous avons à nous maintenir fidèlement dans une relation vivante avec Dieu, à faire entrer en dialogue les divers événements de notre vie avec le dessein de salut que Dieu nous a révélé ? Le carême nous est offert comme un temps de désert, d’approfondissement de notre foi et de purification de notre relation avec Dieu.


Abbé Yves Guillemette, prêtre.
Montréal.


■ Dans son message de Carême, le Pape nous invite à "𝐄́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐣𝐞𝐮̂𝐧𝐞𝐫"


« 𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑑𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑣𝑖𝑡𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑑’𝑎𝑏𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑟𝑒̀𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑢 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒́𝑒, 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑎𝑖𝑛. 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐̧𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑑𝑒́𝑠𝑎𝑟𝑚𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑎𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑛𝑜𝑛𝑐̧𝑎𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 ℎ𝑎̂𝑡𝑖𝑓𝑠, 𝑎̀ 𝑚𝑒́𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑏𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑠𝑒 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒, 𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑎𝑙𝑜𝑚𝑛𝑖𝑒𝑠. 𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑐̧𝑜𝑛𝑠-𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑡𝑜̂𝑡 𝑑’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑣𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒 : 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒, 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑚𝑖𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙, 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑢𝑥, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑏𝑎𝑡𝑠 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑢𝑡𝑒́𝑠 𝑐ℎ𝑟𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠. 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 ℎ𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑’𝑒𝑠𝑝𝑜𝑖𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑥.»   |  Lire le message ►


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14 avril 2025

Tu es ma lumière et mon salut Seigneur


Au milieu des informations sanglantes qui, tous les jours,
Illustrent nos journaux télévisés,
Écoute-moi Seigneur, je t’appelle.


Au milieu de ces enfants innocents, abusés, pris en otage,
Enrôlés dans les desseins d’adultes fanatiques assoiffés de barbarie,
Entends-moi Seigneur, je crie vers toi.


Au milieu de la violence gratuite qui touche les plus pauvres,
Les plus faibles d’entre nous,
Réponds-moi Seigneur, je ne comprends pas.


Au milieu de ce monde qui me fait peur, je te cherche, où es-tu Seigneur ?
Ne m’abandonne pas,
Ne me laisse pas me perdre sur les routes de la désespérance,
Montre-moi le chemin qui conduit vers Toi.


Oui je te fais confiance Seigneur.
Donne-moi la force d’espérer
Que ton amour et ta bonté habitent au cœur de notre humanité.


Louisette Lassoie, sc
le 18 octobre 2014



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13 avril 2025

Sur un chemin poussiéreux


Sur un chemin poussiéreux, un petit âne trottine emportant sur son dos un homme qui l’a choisi ! Complicité dans l’humilité, dans la pauvreté… Sait-il qu’il conduit Jésus dans son entrée solennelle à Jérusalem mais également vers sa Passion et sa mort sur la croix ? Complicité à cœur ouvert, généreux, au service… tissé de cet amour qui guérit, transforme, relève, libère ! Non ! Ne le regardons pas passer ! Il nous rappelle que la vie ne finit pas.


Vivons pleinement cette entrée, cette marche de Jésus et l’accomplissement de son triomphe vers la croix. Juché sur son âne, Jésus s’avance au milieu des petits, des mal-aimés partageant avec eux un dernier regard de tendresse et d’amour ; Source de force, de vie avant de se donner tout entier.


Laissons tomber nos défenses afin de reconquérir cette sensibilité qui construit et habite l’être humain. Pour une fois, les consignes de sécurité avant le décollage seront un peu différentes : « Décrochez vos ceintures, enlevez vos casques et laissez-vous toucher. » Laissons le Seigneur nous sortir de notre carapace… changer notre vie.


Oui ! nous sommes souvent paralysés par la peur, par le calcul, par l’incertitude de l’inconnu, … Nous campons dans notre univers bien cadré et réconfortant… Découragement, colère, questionnement, stress, incompréhension nous secouent… Bombardés, emportés dans un pessimisme aiguisé, nous sommes régulièrement tentés de tout abandonner ! Et pourtant, mon Dieu, tu es Celui qui est toujours là… qui nous invite à toujours aimer la Vie même si…
La joie du Seigneur n’est-elle pas notre forteresse ?


Alors…
Laissons le Seigneur venir nous réveiller !
Affrontons l’accoutumance…
Sortons du quotidien anesthésiant…
Ouvrons nos yeux, nos oreilles, nos cœurs aux petits détails de l’amour !
Cueillons sans cesse l’humour et la joie…
Éclairons chaque événement d’un esprit positif et remplit d’espérance…
Tu ne nous as pas envoyé ton Fils pour nous expliquer la souffrance,
mais pour l’habiter de ta présence !


Arrêtons-nous aussi de temps en temps… seul, à deux, à trois… à sept Lentement, dans le silence, à la lumière de l’Esprit, un chemin se dessine… Ôtons toutes les décorations qui encombrent notre route. Accueillons la chaleur de son Amour et de sa Tendresse afin que son feu embrase nos cœurs !


Gardons précieusement et semons généreusement l’histoire colorée de chaque personne, chaque visage qui a illuminé notre vie afin qu’elle éclaire notre prière. Chacun de leurs regards, chacun de leurs gestes, chacun de nos partages, chacune de nos alliances qui ont fleuri nos routes, construisent encore aujourd’hui notre intériorité, notre être tout entier. Offrons cette richesse autour de nous ! C’est au cœur de ces partages que le Seigneur nous accueille et vit intensément. Au creux de son amour, avançons fébrile, confiant, joyeux sur le chemin qu’Il dessine pour nous.


Donne-nous Seigneur, la force de nous laisser emporter au creux et au sommet de ton Amour afin que nous en soyons témoin chaque jour.


Miguel Forget
source : https://cdbf.be/


■ Jésus, aujourd’hui, est aux portes de notre Jérusalem à nous. Lui, ne joue pas avec nos cœurs ou nos sentiments. Il vient à nous au nom de la paix, il vient à nous au nom de l’amour. Et quand l’Amour arrive jusqu’à nous, il ne fait pas que passer… Il nous accompagne dans tous nos passages, les plus joyeux comme les plus difficiles, ceux qui mènent à la croix, ceux qui mènent à la vie. (Robert Riber)

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