Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

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08 mars 2026

Nous n'allons pas à la Messe



Parce que nous venons à la Messe, nous venons dans la divine Liturgie, nous venons comme l’Eglise rassemblée tout entière de toutes les extrémités de la terre, nous venons nous mettre au pied de la Croix et nous solidariser avec Lui. Justement à cause de cela, nous condamnons la condamnation que nous avons portée contre Lui, nous renions nos reniements, nous annulons les causes de Sa mort, nous Le détachons de la Croix et Il devient en nous le Dieu vivant et ressuscité.


Et c’est là le prodigieux itinéraire de la liturgie: c’est justement de récapituler, de récapituler toute l’histoire, toute l’histoire humaine depuis le commencement, de rassembler tous les siècles, de rassembler tous les hommes et de venir ensemble au pied de la Croix pour réclamer notre part d’opprobre et d’ignominie en nous solidarisant avec l’Agneau de Dieu, immolé pour nous. Et alors, je viens de le dire, comme nous renions nos reniements, comme nous annulons la condamnation du Seigneur, Il cesse en nous, Il cesse par nous d’être le Dieu crucifié et Il devient en nous le Dieu vivant, le Dieu de l’aube pascale, le Dieu ressuscité.


Et c’est d’ailleurs le sens même, le sens dernier de la Messe. Nous n’allons pas à la Messe pour nous, nous y participons pour sauver le monde entier, dans cet immense rassemblement où personne ne peut être exclu, mais bien plus encore pour détacher Jésus de la Croix, pour Lui donner un refuge dans notre amour, pour Lui donner à boire comme Il le demande et sur la Croix et à la Samaritaine, pour enfin, en Le recueillant comme Marie Le reçoit dans la déposition, pour Le recueillir en nous afin qu’Il puisse vivre en nous une vie sans limites et sans frontières, et qu’Il soit vraiment en nous le Dieu vivant et ressuscité.


Maurice Zundel
Le mystère de l’Eucharistie (extrait - mauricezundel.com)



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08 octobre 2025

Habité par une présence


« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous, vous êtes le tabernacle vivant où Dieu demeure. »


L'univers est un cadeau, il suppose un échange : Dieu a besoin de notre oui. Il ne peut sauver le monde tout seul. Dieu a infiniment besoin de nous parce qu'il est amour. Le sens de notre vie c'est de sauver Dieu en nous.


Nous sommes habités par une présence, la vie se poursuit à travers notre oui. Il est le visage que chacun reconnaît dans son cœur, l'espace d'amour qui nous transfigure. On ne peut pas le représenter. On peut le découvrir, le rencontrer, naître à nouveau, devenir une autre existence, un immense espace d'amour, comme est le Dieu vivant. Nous Le reconnaîtrons quand nous serons devenus son Visage. Dieu se confie à nous : « Je suis toi. »


Maurice Zundel



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22 décembre 2024

Reflet


Seigneur Dieu,
Amour qui se propose à mon alliance,
Qui suscite en moi la vie,
Feu brûlant qui ne s'éteint jamais,
Consume mes passions pour qu'elles deviennent don.
Aide-moi à faire de moi,
Dans le silence et l'effacement absolu,
Un espace illimité,
Pour que ta Présence Infinie, de lumière et d'amour
Y naisse et s'y révèle,
Apprends-moi à te découvrir sans cesse,
Et sois la respiration de ma vie,
Mon ciel intérieur, mon soleil caché, ma tendresse
Et que je puisse, par ta grâce,
Refléter ton visage à tous mes Frères.


Père Maurice Zundel (†1975)



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11 décembre 2024

Le miracle de Noël


Le miracle de Noël est de nous mettre en face du Dieu-Enfant qui ne fait appel qu’à notre générosité. Ce n’est plus un maître qui fait peur, c’est un Amour qui sollicite le nôtre.


Tout le sens de la création est changé par cet avènement. Elle ne peut plus s’imposer au-dehors comme un événement étranger. Elle est le dialogue des fiançailles où le « oui » de Dieu a besoin du nôtre pour obtenir son effet.


Le Dieu-Enfant est remis entre nos mains comme ll était confié à Sa Mère, pour vivre en nous : comme le grand secret d’amour où notre existence respire et où le monde trouvera la paix qu’aucune diplomatie n’est capable de lui donner.


Maurice Zundel - Janvier 1952
Je ne crois pas en Dieu, je le vis (extrait) - Le Passeur Éditeur



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30 août 2024

Pour que toutes les fleurs se mettent à fleurir


Oh ! Dieu fragile ! fragile infiniment ! Dieu caché comme le secret le plus profondément enfoui au coeur de notre coeur ! Et la Croix de Jésus atteste justement à quel point Il est victime de tous nos refus d’amour et que le mal est une blessure, une blessure faite à cet Amour qui n’est qu’Amour. Et, puisque c’est dans l’humanité, puisque c’est dans la Création que Dieu saigne et qu’Il meurt, c’est donc dans cette Création qu’il nous faut porter les remèdes de l’amour, qu’il nous faut déraciner le mal, qu’il nous faut répandre le rayonnement du bien.


Tout ce négativisme que nous entretenons, que nous propageons, tout ce négativisme, toutes ces façons de démolir, de détruire, de décourager, de déprimer, d’asphyxier tous les élans de l’âme, comme tout cela est anti-chrétien ! Justement les bras de la Croix, les bras de l’Amour étendus vers nous, nous pressent d’entrer dans le oui pour que l’univers soit, pour que l’existence rayonne, pour que le monde soit transfiguré, pour que toutes les fleurs se mettent à fleurir et que toutes les réalités se mettent à chanter.


Jésus ne meurt pas pour que nous macérions dans la méditation de la mort ! mais pour qu’avec Lui nous soyons des vainqueurs de la mort ! Et la vraie mort, c’est justement celle où nous stagnons dans la possession, dans l’instinctivité, dans le moi passionnel où nous sommes roulés comme une noix sur l’océan par les forces obscures que notre vocation est de clarifier, de décanter, d’apaiser, d’harmoniser pour en faire un monde, un cosmos, c’est-à-dire justement, selon le sens du mot, une chose pure, une chose belle !


Père Maurice Zundel (†1975)
Conférence du Vendredi Saint ( extrait )



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28 avril 2024

Être Chrétien


Le christianisme ne nous demande pas de quitter la terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir nous-même ce Ciel, de transfigurer notre vie en laissant transparaître en nous toute la lumière et toute la joie de Dieu. Il ne s'agit pas de nous détourner de la vie, mais d'y entrer, car c'est avant la mort que nous risquons d'être mort si nous refusons de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté.


Il ne s'agit donc pas d'apprendre à mourir, mais d'apprendre à vaincre la mort et de devenir une source jaillissante de vie éternelle au cœur de chacune de nos journées.


Être chrétien, c'est faire fleurir toutes les fleurs dans la certitude que l'amour aura le dernier mot ! C'est par là que nous affirmerons le règne de la grâce en étant gracieux nous-même, en essayant d'écouter les autres autant qu'ils ont besoin de l'être pour qu'ils se sentent aimés et découvrent le prix de la vie, le trésor caché au fond de leur cœur qui est le Dieu vivant.


Dieu, s'il est vraiment la Vie de notre vie, il faut que ça se voie, que nous soyons pour tous l'accueil d'une amitié sans frontières. Alors, on porte Dieu et on communique sa joie en chantant puisque, comme le dit saint Augustin : «Celui qui aime chante».


Maurice Zundel



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10 décembre 2023

Une soif infinie


Tu peux servir, illuminer tout être,
susciter une terre nouvelle
et de nouveaux cieux
rien qu’en étanchant, dans le secret,
aux sources vives de ton amour,
cette soif infinie où se révèlent
les abîmes de ton Dieu.


Beaucoup se demandent ce qu’il est,
s’interrogent sur ses voies
et se scandalisent des décisions
qu’ils lui prêtent.
Pour toi, si tu veux devenir sa nature,
regarde ce qu’il opère en toi,
ce que ta conscience te presse d’accomplir,
cette exigence, qui jamais ne se relâche,
d’une bonté toujours plus grande
et d’un don toujours plus parfait ;
aime, donne-toi sans calcul,
laisse luire la lumière
et fais fructifier ta joie.


Père Maurice Zundel (†1975)



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12 novembre 2023

Une source de vie éternelle


Le christianisme ne nous demande pas de quitter la terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir nous-même ce Ciel, de transfigurer notre vie en laissant transparaître en nous toute la lumière et toute la joie de Dieu. Il ne s’agit pas de nous détourner de la vie, mais d’y entrer, car c’est avant la mort que nous risquons d’être mort si nous refusons de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté. Il ne s’agit donc pas d’apprendre à mourir, mais d’apprendre à vaincre la mort et de devenir une source jaillissante de vie éternelle au cœur de chacune de nos journées.


Être chrétien, c’est faire fleurir toutes les fleurs dans la certitude que l’amour aura le dernier mot ! C’est par là que nous affirmerons le règne de la grâce en étant gracieux nous même, en essayant d’écouter les autres autant qu’ils ont besoin de l’être pour qu’ils se sentent aimés et découvrent le prix de la vie, le trésor caché au fond de leur cœur qui est le Dieu vivant.


Dieu, s’il est vraiment la Vie de notre vie, il faut que ça se voie, que nous soyons pour tous l’accueil d’une amitié sans frontières. Alors, on porte Dieu et on communique sa joie en chantant puisque, comme le dit saint Augustin : « Celui qui aime chante ».


Maurice Zundel


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15 novembre 2022

Les vrais croyants


Les vrais croyants font peu de bruit. Ayant à l’égard de leur foi une pudeur infinie, ils préfèrent le silence au discours, quand les droits de la vérité et les exigences de l’amour ne leur font point un devoir de parler.


Ils savent que le message du Christ en l’Église doit être pris du dedans, que les mots y reçoivent un sens nouveau et qu’ils veulent dire plutôt ce que Dieu n’est pas que ce qu’Il est, en nous suggérant par ce qu’il y a de meilleur en l’expérience humaine: les abîmes de joie, de douleur et d’amour où l’âme qui vit de la vérité rencontre en d’éblouissantes ténèbres, le visage éternellement jeune du Dieu vivant.


Maurice Zundel,
L’évangile intérieur


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20 septembre 2022

Les livres



Quel repos, quand on est submergé par le bruit des contacts humains, trop humains, de pouvoir s’entretenir avec les livres et de scruter, sous leur conduite et sans quitter sa chambre, la terre, le ciel ou la mer, les secrets de la biologie ou ceux du cœur humain, les arcanes de l’histoire ou la psychologie si variée des langages !

Les livres, je leur dois cette conversation qui ne lasse ni ne blesse jamais, ce besoin de silence qu’ils nourrissent, ce tranquille bonheur qui n’est pris à personne, ce stimulant indispensable qu’ils ne cessent d’offrir à ma pensée et, dans les heures tragiques, la présence de l’éternel, dont ils sont la quête et le signe. J’ai toujours trouvé en eux, quand l’humanité devenait folle, la force d’espérer et de croire, malgré tout, en l’homme, à cause de ces meilleurs d’entre nous qui, au-delà d’un absurde carnage, ne cessaient d’orienter nos regards et nos efforts vers le pays de la vérité.

Maurice Zundel

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