Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Un même rêve, un même coeur

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26 mai 2026

Forger sa prière



À longueur de vie, on doit forger sa prière peu à peu, à partir de ce qu’on est, de ce qu’on devient, sous le choc des événements, le poids des situations, la grâce des rencontres, l’invention progressive de sa mission. Plus la prière est réellement créée à partir de la lucidité sur nous-mêmes et de la lumière qui nous visite, plus elle est exactement à la taille de ce que nous sommes, moins elle s’use à l’usage et dégénère dans la routine.


Tout au contraire, peu à peu elle grandit davantage son écho en nous. Elle se découvre avoir pour nous une plus grande profondeur et nous aide à entrer en contact avec notre propre réalité là où Dieu, du mouvement inséparable du nôtre, originalement nous joint, nous saisit et nous fait devenir.


Marcel Légaut
extrait de "Prier 15 jours avec Marcel Légaut" - Dominique Barnérias - (Éditions Nouvelle Cité)


Dehors maintenant !
Dans sa première encyclique « 𝑴𝒂𝒈𝒏𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒏𝒊𝒕𝒂𝒔 », sur la doctrine sociale de l'Église à l'ère de l'intelligence artificielle, le pape Léon XIV lance un appel à la sauvegarde de l'humanité, à la promotion de la vérité, de la dignité du travail, de la justice sociale et de la paix.
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Saint Philippe Néri
Aujourd'hui, nous fêtons la joie ! La Gioia !
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14 avril 2026

Assez !

«𝑳𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒅𝒊𝒗𝒊𝒔𝒆, 𝒍’𝒆𝒔𝒑𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒕»


La prière nous éduque à agir. Les possibilités humaines limitées s’unissent, dans la prière, aux possibilités infinies de Dieu. Les pensées, les paroles et les actes brisent alors la chaîne démoniaque du mal et se mettent au service du Royaume de Dieu : un Royaume où il n’y a ni épée, ni drone, ni vengeance, ni banalisation du mal, ni profit injuste, mais seulement dignité, compréhension et pardon. Nous avons là un rempart contre ce délire de toute-puissance qui, autour de nous, devient de plus en plus imprévisible et agressif. Les équilibres au sein de la famille humaine sont gravement déstabilisés. Même le Nom saint de Dieu, le Dieu de la vie, est entraîné dans les discours de mort. Disparaît alors un monde de frères et de sœurs ayant un seul Père dans les cieux et, comme dans un cauchemar nocturne, la réalité se peuple d’ennemis. Partout, on perçoit des menaces, au lieu d’appels à l’écoute et à la rencontre. Frères et sœurs, celui qui prie a conscience de ses limites, il ne tue pas et ne menace pas de mort. Au contraire, est asservi à la mort celui qui a tourné le dos au Dieu vivant, pour faire de lui-même et de son propre pouvoir l’idole muette, aveugle et sourde (cf. Ps 115, 4-8), à laquelle sacrifier toute valeur et exiger que le monde entier plie le genou.


𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍’𝒊𝒅𝒐𝒍𝒂̂𝒕𝒓𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒊-𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕 ! 𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒎𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆 ! 𝑨𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 ! 𝑳𝒂 𝒗𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆 𝒔𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒇𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆.. Saint Jean XXIII, avec une simplicité évangélique, a écrit : « 𝐿𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 : 𝑎𝑢𝑥 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒𝑠, 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 ». Et, reprenant les paroles lapidaires de Pie XII, il ajoutait : « 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥, 𝑟𝑖𝑒𝑛 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 ; 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑙’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒 »  (Lettre encyclique Pacem in terris, 116).


Unissons donc les énergies morales et spirituelles de millions, voire de milliards d’hommes et de femmes, de personnes âgées et de jeunes qui, aujourd’hui, croient en la paix, qui choisissent la paix, qui soignent les blessures et réparent les dégâts causés par la folie de la guerre. Je reçois de nombreuses lettres d’enfants provenant de zones de conflit : en les lisant, on perçoit, à travers la vérité de l’innocence, toute l’horreur et l’inhumanité d’actions dont certains adultes se vantent fièrement. Écoutons la voix des enfants !


Pape Léon XIV
Veillée de prière pour la paix (extrait)
Samedi 11 avril en la basilique Saint-Pierre
texte complet



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18 février 2026

Un endroit à vivre



Il n’y a pas d’endroit plus propice que le désert pour susciter la soif de Dieu, ou à l’inverse pour éprouver pour son silence qui est souvent pris pour son absence. L’exode fut pour les Hébreux le temps de leur naissance comme peuple de Dieu, comme peuple témoin aux yeux du monde du projet de libération et de l’alliance que Dieu offrira un jour à toute l’humanité. Ce fut le temps de l’apprivoisement de la liberté, le temps de la croissance dans la foi avec ses moments intenses de communion et ses moments d’infidélité à l’alliance.


Ne pourrait-on pas comparer l’ensemble de notre vie à un exode, à une longue marche où nous avons à nous maintenir fidèlement dans une relation vivante avec Dieu, à faire entrer en dialogue les divers événements de notre vie avec le dessein de salut que Dieu nous a révélé ? Le carême nous est offert comme un temps de désert, d’approfondissement de notre foi et de purification de notre relation avec Dieu.


Abbé Yves Guillemette, prêtre.
Montréal.


■ Dans son message de Carême, le Pape nous invite à "𝐄́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐣𝐞𝐮̂𝐧𝐞𝐫"


« 𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑑𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑣𝑖𝑡𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑑’𝑎𝑏𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑟𝑒̀𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑢 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒́𝑒, 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑎𝑖𝑛. 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐̧𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑑𝑒́𝑠𝑎𝑟𝑚𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑎𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑛𝑜𝑛𝑐̧𝑎𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑎𝑢𝑥 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 ℎ𝑎̂𝑡𝑖𝑓𝑠, 𝑎̀ 𝑚𝑒́𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑏𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑠𝑒 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒, 𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑎𝑙𝑜𝑚𝑛𝑖𝑒𝑠. 𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑐̧𝑜𝑛𝑠-𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑡𝑜̂𝑡 𝑑’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑣𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒 : 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒, 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑚𝑖𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙, 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑢𝑥, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑏𝑎𝑡𝑠 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑢𝑡𝑒́𝑠 𝑐ℎ𝑟𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠. 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 ℎ𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑’𝑒𝑠𝑝𝑜𝑖𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑥.»   |  Lire le message


| Entrer en Car-Aime


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18 octobre 2025

Sainte Marie, mère des vivants


Sainte Marie, mère des vivants,
Apprends-nous à écouter le cri des pauvres et de la mère Terre,
attentifs aux appels de l'Esprit dans le secret du cœur,
dans la vie de nos Frères, dans les événements de l'histoire,
dans les gémissements et les réjouissances de la création.
Apprends-nous à nous arrêter avec toi près des croix innombrables
où ton Fils est encore crucifié,
où la vie est le plus menacée ;
à vivre et à témoigner de l'amour chrétien
en accueillant en chaque Homme un Frère ;
à renoncer à l'égoïsme aveugle
pour suivre le Christ, véritable lumière de l'Homme."


pape Léon XIV
lors de la veillée pour la paix - Jubilé de la spiritualité mariale, 11 octobre 2025


■ Léon XIV aux puissants du monde: ayez l'audace du désarmement !
Présidant la récitation du chapelet pour la paix, samedi 11 octobre, place Saint-Pierre, Léon XIV a réaffirmé qu'aucune idéologie, aucune foi, aucune politique ne peut justifier l'élimination de son prochain. Il faut regarder le monde avec «le regard des petits», affirme-t-il, exhortant ceux qui ont des responsabilités dans le monde à créer «les conditions d'un avenir de paix» : «Soyez doux et déterminés, ne baissez pas les bras. Dieu marche avec vous».


| «aucune idée, aucune foi, aucune politique ne nous autorise à tuer»
Lire la suite ► (article Vatican NEWS)



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11 octobre 2025

Raconter les conflits et les espoirs de paix


Nous vivons des temps difficiles à traverser et à raconter, qui représentent un défi pour nous tous et que nous ne devons pas fuir. Au contraire, ils exigent de chacun, dans nos différents rôles et services, de ne jamais céder à la médiocrité. L’Église doit relever le défi de son temps et, de la même manière, il ne peut y avoir de communication et de journalisme hors du temps et de l’histoire. Comme nous le rappelle saint Augustin, qui disait: Vivons bien, et les temps seront bons. Nous sommes les temps (Discours 311).


Aujourd’hui, l’un des défis les plus importants est de promouvoir une communication capable de nous faire sortir de la tour de Babel dans laquelle nous nous trouvons parfois, de la confusion des langages sans amour, souvent idéologiques ou partisans. C’est pourquoi votre service, avec les mots que vous utilisez et le style que vous adoptez, est important. En effet, la communication n’est pas seulement la transmission d’informations, mais aussi la création d’une culture, d’environnements humains et numériques qui deviennent des espaces de dialogue et de confrontation. Et si l’on considère l’évolution technologique, cette mission devient encore plus nécessaire. Je pense en particulier à l’intelligence artificielle, avec son immense potentiel, qui exige toutefois responsabilité et discernement pour orienter les outils vers le bien de tous, afin qu’ils puissent produire des bénéfices pour l’humanité. Et cette responsabilité concerne tout le monde, proportionnellement à l’âge et aux rôles sociaux.


Vous êtes en première ligne pour raconter les conflits et les espoirs de paix, les situations d’injustice et de pauvreté, ainsi que le travail silencieux de tant de personnes pour un monde meilleur. C’est pourquoi je vous demande de choisir avec conscience et courage la voie d’une communication de paix.


Que Dieu vous bénisse !


Pape Léon XIV
Rencontre avec les professionnels de la communication (extraits) – 12 mai 2025



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07 septembre 2025

La sainteté ? Elle se vit chaque jour  !

En ce jour de la canonisation de Carlo Acutis (1991-2006) et Pier Giorgio Frassati (1901-1925)
"Un saint triste est un triste saint" disait saint François de Sales.
Pier Giorgio Frassati (à gauche) et Carlo Acutis (à droite) ont en point commun leur gaieté.


Être saint, c’est agir chaque jour pour le bien, l’amour et la justice autour de soi.

La sainteté n’est pas un concept spirituel abstrait réservé à quelques élus ou à des moments exceptionnels de prière. Elle se manifeste dans la manière dont nous vivons chaque jour, dans nos gestes, nos paroles et nos choix, et surtout dans la cohérence entre la foi que nous professons et la vie que nous menons. Comme le rappelle saint François de Sales : « Si l’on vous interroge, ne vous contentez pas de répondre : je suis chrétien, ou même de la chanter, mais vivez de telle sorte que l’on puisse ajouter qu’on a vu un homme qui aime Dieu et son prochain de tout son cœur. »


Cette exhortation nous renvoie à l’essentiel : être chrétien n’est pas seulement une étiquette ou un titre, mais un engagement concret à aimer Dieu et notre prochain dans la réalité de notre quotidien. La sainteté se découvre dans les moments simples : un mot d’encouragement, un geste de patience, un pardon accordé malgré nos blessures, une attention sincère à ceux qui nous entourent. Elle s’exprime dans la fidélité aux petites responsabilités, dans l’honnêteté, dans le respect des autres, et dans la constance à vivre selon nos convictions, même lorsque personne ne regarde.


Ainsi, vivre la sainteté, ce n’est pas s’isoler dans un idéal inaccessible, mais transformer notre quotidien en terrain d’amour et de service. C’est faire en sorte que chaque action reflète notre foi et rende visible la présence de Dieu dans le monde. La sainteté devient alors cette lumière discrète mais constante qui illumine les relations, les choix et les gestes de tous les jours, révélant que notre foi n’est pas seulement proclamée, mais véritablement incarnée.


Franz Defaut,sc


PLUS
CARLO ACUTIS
Pier Giorgio Frassati



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05 septembre 2025

Faire plus : témoigner !


Il est vraiment triste de voir aujourd’hui, dans de nombreux contextes, s’imposer la loi du plus fort, qui légitime les intérêts personnels. Il est désolant de constater que la force du droit international et celle du droit humanitaire ne semblent plus contraindre, remplacées par le prétendu droit de contraindre les autres par la force. Cela est indigne de l’Homme, honteux pour l’humanité et pour les responsables des nations. Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix et ne se retournent pas contre ceux qui les ont menées ? Comment peut-on penser poser les bases de l’avenir sans cohésion, sans une vision d’ensemble animée par le bien commun ? Comment peut-on continuer à trahir les aspirations de paix des peuples par la propagande mensongère du réarmement, dans l’illusion vaine que la suprématie résout les problèmes au lieu d’alimenter la haine et la vengeance ?


Les gens sont de moins en moins ignorants des sommes d’argent allant dans les poches des marchands de mort et qui pourraient servir à construire des hôpitaux et des écoles; au lieu de cela, on détruit ceux qui existent déjà !


Et je me demande : en tant que chrétiens, outre nous indigner, élever la voix et retrousser nos manches pour être des artisans de paix et favoriser le dialogue, que pouvons-nous faire ? Je crois qu’il faut avant tout prier sincèrement. C’est à nous de faire de chaque nouvelle tragique et image qui nous touchent un cri d’intercession vers Dieu. Et ensuite, aider, comme vous le faites et comme beaucoup le font, et peuvent le faire à travers vous. Mais il y a plus, et je le dis en pensant particulièrement à l’Orient chrétien : il y a le témoignage. C’est l’appel à rester fidèles à Jésus, sans se laisser prendre dans les tentacules du pouvoir. C’est imiter le Christ qui a vaincu le mal, en aimant depuis la croix, en montrant une manière de régner différente de celle d’Hérode et de Pilate. L’un, par crainte d’être détrôné, avait tué des enfants qui aujourd’hui ne cessent d’être déchiquetés par les bombes ; l’autre s’était lavé les mains, comme nous risquons de le faire quotidiennement jusqu’au seuil de l’irréparable.


Regardons Jésus, qui nous appelle à guérir les blessures de l’histoire par la seule douceur de sa croix glorieuse d’où émanent la force du pardon, l’espoir d’un nouveau départ, le devoir de rester honnête et transparent dans un océan de corruption. Suivons le Christ qui a libéré les cœurs de la haine, et donnons l’exemple permettant de sortir de la logique de la division et de la vengeance.


Pape Léon XIV
Aux participants à l’Assemblée plénière de la Réunion des Œuvres d’Aide aux Églises orientales (extraits) – 26 juin 2025



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03 août 2025

Apaise en nous les discordances


Esprit qui plane sur les eaux,
apaise en nous les discordances,
les flots inquiets, le bruit des mots,
les tourbillons de vanité;
et fais surgir dans le silence
la Parole qui nous recrée.


Esprit de feu, toujours caché,
jusqu’aux racines, par Ta flamme,
viens consumer en nous l’ivraie;
aux profondeurs de notre vie,
viens enfoncer comme une lame
la Parole qui sanctifie.


Esprit qui souffle en un soupir
à notre esprit le nom du Père,
viens rassembler tous nos désirs ;
fais-les monter en un faisceau
qui soit réponse à Ta lumière,
la Parole du jour nouveau.


Esprit de Dieu,
Sève d’amour de l’arbre immense
où Tu nous greffes,
que tous nos frères alentour
nous apparaissent comme un don,
dans le grand corps en qui s’achève
La Parole de communion.
Amen.


Frère Pierre-Yves Émery de Taizé,
Prière à l’Esprit Saint



█ SALUTATION DU PAPE LÉON XIV AUX INFLUENCEURS ET MISSIONNAIRES DU NUMÉRIQUE Basilique Saint-Pierre - Mardi 29 juillet 2025


" Aujourd’hui, dans une culture où la dimension numérique est omniprésente, à une époque où la naissance de l’intelligence artificielle marque une nouvelle géographie dans la vie des personnes et de la société tout entière, tel est le défi que nous devons relever, en réfléchissant à la cohérence de notre témoignage, à notre capacité d’écouter et de parler, de comprendre et d’être compris. Nous avons le devoir d’élaborer ensemble une pensée, d’élaborer un langage qui, en tant qu’enfants de notre temps, donnent voix à l’Amour."


Texte complet



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04 juillet 2025

Rester fidèle à Jésus



Il est vraiment triste de voir aujourd’hui, dans de nombreux contextes, s’imposer la loi du plus fort, qui légitime les intérêts personnels. Il est désolant de constater que la force du droit international et celle du droit humanitaire ne semblent plus contraindre, remplacées par le prétendu droit de contraindre les autres par la force. Cela est indigne de l’homme, honteux pour l’humanité et pour les responsables des nations.


Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix et ne se retournent pas contre ceux qui les ont menées ? Comment peut-on penser poser les bases de l’avenir sans cohésion, sans une vision d’ensemble animée par le bien commun ? Comment peut-on continuer à trahir les aspirations de paix des peuples par la propagande mensongère du réarmement, dans l’illusion vaine que la suprématie résout les problèmes au lieu d’alimenter la haine et la vengeance ? Les gens sont de moins en moins ignorants des sommes d’argent allant dans les poches des marchands de mort et qui pourraient servir à construire des hôpitaux et des écoles ; au lieu de cela, on détruit ceux qui existent déjà !


Et je me demande : en tant que chrétiens, outre nous indigner, élever la voix et retrousser nos manches pour être des artisans de paix et favoriser le dialogue, que pouvons-nous faire ? Je crois qu’il faut avant tout prier sincèrement. C’est à nous de faire de chaque nouvelle tragique et image qui nous touchent un cri d’intercession vers Dieu. Et ensuite, aider, comme vous le faites et comme beaucoup le font, et peuvent le faire à travers vous.


Mais il y a plus, et je le dis en pensant particulièrement à l’Orient chrétien : il y a le témoignage. C’est l’appel à rester fidèles à Jésus, sans de faire prendre dans les tentacules du pouvoir. C’est imiter le Christ qui a vaincu le mal, en aimant depuis la croix, en montrant une manière de régner différente de celle d’Hérode et de Pilate. L’un, par crainte d’être détrôné, avait tué des enfants qui aujourd’hui ne cessent d’être déchiquetés par les bombes ; l’autre s’était lavé les mains, comme nous risquons de le faire quotidiennement jusqu’au seuil de l’irréparable.


Regardons Jésus, qui nous appelle à guérir les blessures de l’histoire par la seule douceur de sa croix glorieuse d’où émanent la force du pardon, l’espoir d’un nouveau départ, le devoir de rester honnête et transparent dans un océan de corruption. Suivons le Christ qui a libéré les cœurs de la haine, et donnons l’exemple permettant de sortir de la logique de la division et de la vengeance.


Pape Léon XIV
Jeudi 26 juin 2025 - extrait du discours aux participants
à l'Assemblée plénière de la « Réunion des Oeuvres d'Aide aux Églises orientales » (ROACO)
Texte complet
 



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10 mai 2025

« Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ?»

Le pape Léon après le pape François. Cela ne peut pas être une coïncidence. Bien sûr, il y a la référence à Léon XIII, l'homme de Rerum Novarum. Le fait que Léon XIV parle de paix lors de sa première intervention publique le place dans la tradition sociale de son homonyme précédent. C'est incontestablement vrai. Léon après François est remarquable aussi pour une autre raison. Frère Léon était le confrère, le confident et le bon ami de François d’Assise.  ( Geert De Cubber - Diacre, délégué épiscopal, au diocèse de Gand )


Ils reprirent tous deux leur marche. Après un long moment, François demanda à Léon :
– Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ?
– C’est ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
– Alors, je comprends ta tristesse, dit François. Car on a toujours quelque chose à te reprocher.
– Oui, dit Léon, et cela précisément me fait désespérer d’arriver un jour à la pureté du cœur.
– Ah, frère Léon, crois-moi, répartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme.
Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâce à cause de lui-même. C’est cela même, petit frère, avoir le cœur pur.


Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment trop humain. Il faut élever son regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l’immensité de Dieu et son inaltérable splendeur.


Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes les misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté.


Frère Éloi Leclerc,
Sagesse d’un pauvre (extrait) - Édition Desclée De Brouwer



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09 mai 2025

Changer le monde

Il y a quelques jours, le Cardinal Ángel Fernández Artime déclarait : « Beaucoup me demandent si le prochain Pape sera progressiste ou conservateur. Et je réponds que le pape de demain ne sera ni l’un ni l’autre. Ce sera un homme qui s’efforcera de maintenir vivant le dialogue avec le monde »


« La manière la plus réaliste de changer le monde, c’est de commencer par changer notre attitude à l’égard de notre « petit monde ». En étant davantage présent et attentif auprès de ceux qui nous entourent. Comme le rappelait Mère Teresa : « insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert. »


« Plutôt que de vouloir toujours changer l’ordre des choses et les êtres, entraîne-toi à changer le regard que tu portes sur eux. Même si c’est plus difficile que de vouloir refaire le monde ! »


« N’oublie jamais que l’important ne tient pas à la beauté de la maison, mais à la beauté des relations qui s’y nouent, de l’accueil qui s’exprime, de la joie qui l’habite. Si une maison a « une âme », c’est bien par l’esprit qui se vit dans ses murs. Aussi attache-toi davantage à la maisonnée qu’à la maison, en te souvenant de cet adage populaire : « Mieux vaut chaumière où l’on rit que château où l’on pleure. »


« Aspire à la paix et tu inspireras la paix ! La paix pour s’établir durablement doit être un état d’esprit et mieux encore une imprégnation. Si au cœur des relations humaines, tu parviens à transformer les rapports de force en désirs d’alliance, les confrontations en coopérations, les dynamiques individuelles en contributions collectives, alors non seulement tu renoueras avec l’art de vivre par excellence, mais tu savoureras bientôt les fruits de la paix. Cherche la paix comme un air pur que l’on inspire à plein poumons après avoir été enfermé dans une atmosphère irrespirable. »


« Ne juge pas trop vite. Sois à la fois exigeant et plein d’amour. Fais le bien et passe ton chemin. »


François Garagnon,
« Jade et les clins-Dieu de M. Saint Esprit » (extraits) - Éditions Monte Cristo




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