« Viens, suis-moi »
Ces mots ne s’adressent pas à notre intelligence,
mais à quelque chose de plus profond.
Jésus ne cherche pas des esprits brillants ni des Hommes de pouvoir.
Il ne recrute pas des soldats, il appelle des cœurs disponibles.
Il traverse nos temples d’opinion et de certitude,
renverse les étals de nos intérêts partisans,
et nous renvoie à ce miroir intérieur où tombent les masques.
Son cœur est vaste, sans frontières, sans angles droits ni gauches,
un espace ouvert où tous peuvent entrer et être aimés.
Jésus parle au cœur.
Et l’amour, ce langage qu’il enseigne, ne se calcule pas.
Il ne demande rien, parce qu’il donne tout.
Il ne propose pas un engagement à la carte, mais le repas du service,
un pain partagé, un geste offert, un regard donné.
Et toujours, sa voix demeure la même :
« Viens, suis-moi »
Ce n’est pas un ordre, mais une invitation.
Un appel à la liberté, à ce « oui »
qui engage toute une vie.
Un « oui » fragile peut-être, mais sincère ;
un « oui » qui devient vocation, mission, partage.
Car la vraie richesse de l’engagement ne se mesure pas à son succès,
mais à la profondeur du consentement,
à la confiance déposée dans ce pas vers Lui.
C’est là, dans ce « oui » libre et entier,
que naît la joie du disciple
car il sait qu'Il marche à ses côtés...
Franz Defaut, sc
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