Quand s’ouvrent les grilles de l’EGO et que fleurissent les buissons du cœur, tu t’allèges d’un passé décomposé, tu ris d’un futur antérieur et vis un présent plus que parfait ! C’est cela le bonheur qui ne passe pas.
Ne te disperse plus en combats, qui sont autant de conduites de fuite par rapport à toi. Ne perds plus de vue ce viatique en toi déposé par le divin : l’immensité de ton être. Le temps que tu accordes à tous ces temps morts est un temps perdu, irrémédiablement. Lâcher ton ego c’est te ressaisir. C’est rouvrir les vannes de ton énergie.
Le long fleuve de la vie est jalonné d’écluses, qui sont autant d’étapes de la prise de conscience de ce que tu es réellement. Pour les franchir, il te faut cette énergie. Il te faut cette joie qui passe qui passe toute joie. Il te faut cette franchise vis-à-vis de toi-même, qui est une considérable force libératrice. Quand tu sens que tu t’englues, commence par te le dire. Cet aveu à ton âme a d’étonnantes vertus. Et d’abord, la puissance qu’il te donne pour t’arracher aux sortilèges du fatalisme. Il arrive un moment où il faut cesser de t’échapper. C’est alors que tu es libre.
François Roux,
L’en-neuf (extrait) – Éditions Âgâmat
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