En ce jour d'À Dieu à Frère Paul
En union avec les membres de sa famille, la communauté des Salésiens de Don Bosco de Lille Sud et la communauté éducative Don Bosco de Tournai.
« 𝐀̀ 𝐃𝐢𝐞𝐮 », Frère Paul
𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒, 𝑎̀ 𝑙’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑡𝑢𝑚𝑢𝑙𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒, 𝑡𝑢 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑎̀. 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡, 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝑈𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑒̀𝑡𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒́𝑏𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒, 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑢𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒́𝑐𝑟𝑎𝑠𝑒𝑟.
𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑓𝑎𝑡𝑖𝑔𝑎𝑏𝑙𝑒, 𝑡𝑢 𝑠𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑢𝑟𝑒́𝑒, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑝𝑒́𝑡𝑒́𝑠. 𝑃𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒, 𝑡𝑢 𝑠𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎̀ 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑡’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟, 𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒𝑟 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑟, 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒.𝑇𝑢 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑖𝑟𝑖𝑔𝑒𝑟, 𝑡𝑢 𝑒́𝑑𝑢𝑞𝑢𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑒𝑟𝑚𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑞𝑢𝑖 𝑔𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑜𝑚𝑖𝑛𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑛, 𝑡𝑢 𝑟𝑒́𝑣𝑒́𝑙𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑒𝑎𝑢, 𝑡𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛. 𝑇𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓, 𝑡𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑡𝑎 𝑝𝑎𝑡𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑠𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒 𝑑'𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙, 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝑇𝑢 𝑎𝑖𝑑𝑎𝑖𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑖𝑟 𝑎̀ 𝑠𝑜𝑛 𝑟𝑦𝑡ℎ𝑚𝑒.
𝐸𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡’ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑖𝑡, 𝑡𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑎𝑖𝑡 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑠 « 𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑣𝑜𝑖𝑟 », 𝑡𝑒𝑙 𝑢𝑛 𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑’œ𝑖𝑙 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐴𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑎̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑡𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑓𝑜𝑖𝑠, 𝑙𝑒 𝑐œ𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑡, 𝑐𝑎𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑡𝑒 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑆𝑜𝑛 𝐴𝑚𝑜𝑢𝑟.
Franz, scSi un ange venait visiter mon jardin intérieur et me demandait quel cadeau je souhaiterais recevoir dans l’instant, je ne lui demanderais ni la fortune ni la réalisation immédiate de mes rêves les plus fous ou de mes vœux les plus chers. Non.
Je veux garder intact tout le palpitant de la vie ! Que les choses ne soient ni écrites à l’avance, ni servies toute faites, ni accomplies hors de ma présence et de mon libre arbitre.
Ce que je demanderais ce sont des graines. Des graines d’émerveillement. Et qu’il en sème partout en abondance, qu’elles envahissent tout mon jardin intérieur, jusqu’à placer en moi des désirs à ne plus savoir qu’en faire, des attentes de fraternité aiguës comme la soif, des élans de réconciliation d’une folle audace, des paris sur l’avenir que personne n’aura osé faire avant moi.
Je deviendrais herboriste du bon Dieu, je ferais des décoctions d’émerveillement, je composerais des parfums réenchanteurs, des onguents et baumes réparateurs pour apaiser, guérir et bien cicatriser ; j’introduirais d’irrépressibles poudres de rires pour les cœurs mélancoliques, des lotions spéciales de confiance pour ceux qui n’y croient plus !
Je deviendrais saltimbanque de la joie de vivre ! On me prendrait pour un bonimenteur en me voyant disqualifier les plaisirs multiples après lesquels chacun court, pour inviter à célébrer l’Unique, la noble cause ou le grand amour.
François Garagnon
« Le maître des liens inaltérables » (extrait) - Éditions Monte-Cristo
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