
Quand je suis bien triste, je ne me décourage pas. Je pars avec ma faim dévorante et mon petit cœur tout vide pour faire des provisions au coin de la vie, du côté de chez Dieu : de l’espérance toute fraîche, un peu de tendresse à saupoudrer, la crème du pardon, et puis des concentrés de pensées survitaminées qui me revigorent d’un coup !
Je me dis qu’il doit bien y avoir un prix à payer, mais non, je peux repartir tranquillement, le cœur tout plein de bonnes choses : c’est gratuit ! Mieux, c’est la gratuité qui fait la valeur de tout ça ! Et puis, il y a des consignes d’un genre particulier. Vous déposez vos rancunes surgelées, et on vous les échange contre des élans de réconciliation qu’il suffit de réchauffer avant usage ! Vous déposez un défaitiste « A quoi bon » tout recroquevillé sur lui-même, et vous repartez avec un formidable élan de « Pourquoi pas ? » grand ouvert sur l’espérance ! Vous arrivez avec le moral à zéro, et vous repartez avec le cœur tout brûlant, la ligne rouge du thermomètre tout en haut.
Le lieu de Dieu, c’est comme le lien du bien, ça vous donne franchement envie d’être en vie ! D’ailleurs, je vais vous dire : tout ce qui arrive par foi s’installe pour toujours.
François Garagnon
« La vie selon Joy » (extrait) - Éditions Monte-Cristo
« La vie selon Joy » (extrait) - Éditions Monte-Cristo
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