en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...
Don Bosco nous dit :
| Don BOSCO nous dit:
28 juillet 2018
Réflexions d'un jardinier
À cause de la canicule, je suis très occupé par mon jardin qui se montre à la fois magnifique et vacillant, entre le champion glorieux et le corps malade. Quotidiennement, je veille à abreuver les plantes, à protéger les fleurs de la morsure solaire, à détacher les éléments morts, et ces soucis me poussent, de pensée en pensée, jusqu’à la révolte. Oui, cultiver mon jardin extérieur me conduit à cultiver mon jardin intérieur.
Je nous en veux, à nous, l’humanité, de faire crever la Terre de notre orgueil. À force de nous croire uniques, supérieurs, séparés du cosmos, quasi affranchis des règnes du vivant, nous avons enlaidi, déséquilibré, voire détruit la nature. Le globe se réchauffe, l’air s’encombre, les espèces disparaissent, la flore se raréfie. Par vanité et démesure, aveuglés, ivres de nous-mêmes, nous avons oublié que nous sommes éléments d’un Tout, et non le Tout.
Voici le résultat de mes conciliabules avec mon jardin : rentrons dans les rangs du vivant, retrouvons nos liens. Les plantes attendent de nous que nous soyons un peu plus plantes ; les animaux souhaitent que nous nous reconnaissions animaux ; et je dois ajouter que, moi, en tant qu’humain, je rêve que nous soyons davantage humains.
Éric-Emmanuel Schmitt
(lu sur son profil FB)
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Merci à Eric- Emmanuel Schmitt pour ce réveil de notre conscience humaine !
RépondreSupprimerEn écho , voici la plume de deux autres auteurs : Lorand Gaspar et Philippe Jacottet ;
Excellente journée !
LORAND GASPAR, poète, médecin , historien , photographe
"Comprendre vraiment ce qu’est être ici
nuage, martinet, homme ou caillou —
c’est ainsi dans les moments les plus simples
que le dire s’enracine en son vivre —
puisse la saveur du jour dans la gorge
portée par l’ouverture trouvée,
pour d’autres parmi les herbes renaître -"
LORAND GASPAR -(Patmos) -
PHILIPPE JACOTTET
"Il se peut que la beauté naisse quand la limite et l’illimité deviennent visibles en même temps, c’est-à-dire quand on voit des formes tout en devinant qu’elles ne disent pas tout, qu’elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu’elles laissent à l’insaisissable sa part.
[..] Les combinaisons de la limite et de l’illimité sont en nombre infini, d’où la variété de l’art. "
Philippe JACCOTTET - La semaison, 1984