Dès que l’on répond à fond aux attentes et aux désirs d’autrui, on perd son centre de décision personnelle. Et qui l’a perdu, perd du même coup sa mesure. On se laisse manipuler et on se met soi-même sous pression. C’est faire du tort à soi-même. En revanche, garder son centre de décision, permet de répondre de façon inventive à la pression de l’extérieur. Et ne pas s’en laisser conter...
Il y a une charmante histoire monastique qui montre qu’à la longue nous ne travaillons et maîtrisons notre existence que si nous observons la juste mesure :
Un archer vit un jour Antoine qui prenait quelque délassement avec ses frères. Et cela lui déplut. Alors Antoine lui dit : Mets une flèche sur ton arc et tire ! Et comme il était prié de le faire une seconde fois, l’archer lui dit : je pourrais tirer tant de fois que je m’exposerai au chagrin de briser mon arc. Antoine reprit : il en est de même dans le service de Dieu ; si nous voulions y persister outre mesure, nous serions vite brisés ; il convient donc de se délasser quelquefois. Ce qu’ayant entendu, cet homme se retira édifié. (Apophtegmes des Pères du désert)
Ne tirons pas trop fort sur notre arc. Ce serait là la condition d’être épuisé par notre travail.
Anselm Grün
« Trouver le juste équilibre vers une vie épanouie » (extraits) - Éditions Médiaspaul
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