À plus de 400 ans de distance,
la voix de François de Sales peut-elle encore toucher nos oreilles ?
Oui, sans doute.
Car elle part de son cœur
et « on a beau dire, mais le cœur parle au cœur. »
Les Hommes d’aujourd’hui peuvent entendre son message.
À un monde en proie à la violence,
François offre le parti de la douceur évangélique
qui n’est pas de la faiblesse mais la force de l’amour.
À un monde en proie à la division,
il offre la possibilité de l’unité
en rendant les personnes capables de s’unifier
et d’être en communion les unes avec les autres.
À un monde en proie à la guerre et aux conflits,
il offre des chemins de paix,
qui passent par la confiance mutuelle,
le dialogue et la réconciliation.
Aux angoissés, il révèle le visage d’un Dieu de tendresse
et les ressources cachées au fond de tout être humain.
Au cœur des hésitants, des frileux,
il apporte ou rallume le feu de l’amour
qui pousse à se mettre en marche et à agir.
À celles et ceux dont l’oreille et le cœur sont déjà ouverts aux appels de Dieu,
il redit qu’ils peuvent et doivent « aspirer à la vie parfaite ».
À celles et ceux qui regardent l’Église, du dedans ou du dehors,
d’un air sceptique, critique ou désabusé,
il rappelle qu’elle est l’Épouse bien-aimée du Christ
et que « le Saint-Esprit réside aux communautés. »
À celles et ceux qui doutent de l’Homme,
de sa dignité et de son destin,
il ose dire que l’Homme est la fleur de l’univers,
qui a été fait pour être son séjour,
« comme l’Homme a été fait pour être le séjour de Dieu. »
Père Guy Dermond, sdb
Délégué provincial auprès des Salésiens coopérateurs de Belgique Sud

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