Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




La Parole en chant

14 mai 2026

Nous avons tous besoin d'espérance


C’est parmi les chants de joie que Jésus est monté au ciel, où il siège à la droite du Père. Il a englouti la mort pour que nous devenions héritiers de la vie éternelle. L’Ascension du Seigneur n’est donc pas un détachement, une séparation, un éloignement de nous, mais elle est l’accomplissement de Sa mission: Jésus est descendu jusqu’à nous pour nous faire monter jusqu’au Père; Il est descendu pour nous élever; Il est descendu jusqu’aux profondeurs de la terre pour que le Ciel s’ouvre au-dessus de nous. Il a détruit notre mort pour que nous recevions la vie, et pour toujours.


C’est le fondement de notre espérance: le Christ est monté au ciel et porte dans le cœur de Dieu notre humanité pleine d’attentes et de questions, pour nous donner la confiance sereine que là où Il est, tête et premier-né, nous aussi, Ses membres, nous serons unis dans la même gloire.


C’est cette espérance, enracinée dans le Christ mort et ressuscité, que nous voulons célébrer, accueillir et annoncer au monde entier. L’espérance chrétienne – écrit saint Pierre – est un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux (1 P 1, 4). L’espérance chrétienne soutient le chemin de notre vie même quand il est tortueux et éprouvant; elle ouvre devant nous les voies de l’avenir quand la résignation et le pessimisme voudraient nous retenir prisonniers; elle nous fait voir le bien possible quand le mal semble l’emporter. L’espérance chrétienne nous insuffle la sérénité quand le cœur est alourdi par l’échec et le péché; elle nous fait rêver d’une humanité nouvelle et nous rend courageux dans la construction d’un monde fraternel et pacifique quand cela ne semble pas valoir la peine de s’y engager. C’est cela l’espérance, le don que le Seigneur nous a donné au baptême.


Nous avons, en effet, tous besoin d’espérance. L’espérance ne déçoit pas, ne l’oublions pas. En a besoin la société dans laquelle nous vivons, souvent plongée dans le seul présent et incapable de regarder vers l’avenir; en a besoin notre époque qui se traîne parfois avec lassitude dans la grisaille de l’individualisme et de la facilité; en a besoin la création gravement blessée et défigurée par les égoïsmes humains; en ont besoin les peuples et les nations face à des lendemains remplis de craintes et de peurs, alors que les injustices se poursuivent avec arrogance, que les pauvres sont rejetés, que les guerres sèment la mort, que les derniers restent encore à la traîne et que le rêve d’un monde fraternel risque d’apparaître comme un mirage. En ont besoin les jeunes souvent désorientés mais désireux de vivre pleinement; en ont besoin les personnes âgées que la culture de l’efficacité et du rejet ne sait plus respecter et écouter; en ont besoin les malades et tous ceux qui sont blessés dans leur corps et dans leur esprit, qui peuvent être soulagés par notre proximité et notre attention.


Et l’Église a besoin d’espérance pour que, même lorsqu’elle est confrontée au poids de la fatigue et de la fragilité, elle n’oublie jamais qu’elle est l’Épouse du Christ, aimée d’un amour éternel et fidèle, appelée à garder la lumière de l’Évangile, envoyée pour transmettre à tous le feu que Jésus a apporté et allumé dans le monde une fois pour toutes.


Pape François



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13 mai 2026

Apprends-nous à rendre les autres heureux

Aujourd’hui nous fêtons 𝑴𝒂𝒊̈𝒏*, Sainte Marie-Dominique Mazzarello,
cofondatrice avec Don Bosco, des Filles de Marie-Auxiliatrice.
Bonne fête salésienne et en particulier à nos Sœurs en don Bosco !


𝑴𝒂𝒊̈𝒏*: le nom donné au vent qui souffle fort dans la région de Mornèse


𝑨𝒑𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒔-𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒂̀ 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆𝒖𝒙

Marie-Dominique, toi qui réponds au Seigneur,
Tu marches humblement dans la paix du cœur.
Dans les gestes simples où Dieu vient se révéler,
Ta prière silencieuse nous apprend à aimer.


Apprends-nous à rendre les autres heureux,
À marcher dans la confiance du Père éternel.
Avec Don Bosco, garder vivant le feu,
D’un amour humble, fraternel et fidèle.
Rendre les autres heureux…
Comme un murmure venu du ciel.


Quand la pauvreté assombrit les regards,
Donne-nous la force d’apporter l’espoir.
Que nos paroles deviennent gestes de bonté,
Des chemins de tendresse et de vérité.


Marie-Dominique, guide nos pas,
Quand nos limites nous empêchent d’avancer.
Apprends-nous la patience et la douceur,
Pour servir avec un cœur apaisé.


Oui, apprends-nous à rendre les autres heureux,
À écouter l’appel discret de Dieu.
Et dans le silence de nos vies,
Faire grandir la paix aujourd’hui.


CoopBelsud

ce 13 mai à 16h30, à 5100 Jambes, avenue Jean Materne 185
ouverture officielle de l'Espace Dominique Savio à Jambes (Namur) 
et bénédiction des locaux par Mgr Fabien Lejeusne, évêque de Namur & Luxembourg.



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12 mai 2026

Départ


Tout départ fait d'abord peur, car l'ordre ancien, familier, doit être rompu. Et tandis que je le romps, je ne sais pas encore ce qui va m'advenir. Cet inconnu suscite en moi un sentiment d'angoisse. En même temps, il y a dans le fait de partir, de se remettre en route, une promesse, la promesse du neuf, du jamais vu, du jamais vécu. Qui ne se remet pas constamment en route, sa vie se sclérose. Ce qui ne change pas vieillit et devient étouffant. Il y a en nous de nouvelles possibilités de vie, qui veulent se faire jour. Mais elles ne le peuvent que si les schémas anciens sont défaits...


Nous ne cessons d'éprouver cette ambivalence. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous vivons dans l'instant présent, mais nous avons peur du départ, de la rupture avec nos habitudes, d'une révolution intérieure et extérieure. Pourtant, nous ne connaîtrons la vie que si nous sommes prêts à nous remettre sans cesse en route...


Aujourd'hui, l'atmosphère générale tend plutôt au renoncement résigné, à l'apitoiement sur soi-même, à la déprime, à la plainte. On préfère déplorer que tout soit tellement difficile et que, c'est comme ça, on ne peut rien y faire...


Rompre les barrages intérieurs. Passer de la fermeture à la disponibilité. Abandonner les vieilles habitudes et les avoirs anciens. Cela nous ouvre la possibilité de partir vers de nouveaux modes de vie, vers d'autres phases de notre existence.


Anselm Grün



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11 mai 2026

Le progrès fait partie de la vie


Lorsque l’on est éveillé à la dimension de l’amour vrai pour soi et pour les autres, le progrès cesse d’être une arme de pouvoir et devient un instrument au service de la coopération. Le sentiment de compassion qui nous relie à tous les êtres vivants nous inspire alors le souci d’utiliser le progrès en veillant non seulement à nos propres intérêts, mais aussi à ceux des autres humains, des animaux, des végétaux et de la planète sur laquelle nous vivons.


Le progrès fait partie de la vie. Il n’est pas propre à l’humain. Il est une composante de la vie en expansion. La sagesse, c’est d’être capable de discerner quand et comment utiliser nos progrès au lieu de foncer dans les pièges que nous tend notre égo.


Thierry Janssen
- (extrait) - Éditions Marabout



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10 mai 2026

Ma petite maman...

Bonne fête à toutes les mamans !


« Ma petite maman était enveloppée de tous les parfums du ciel et de la terre, et moi j’étais au beau milieu de son amour. Au beau milieu, vraiment. Maman, c’était l’infini.»


« Ma maman, c’est mon horizon à moi, il suffit que je la regarde pour voyager. D’ailleurs, je viens de son pays, du pays de son amour, là où on est bien protégé à l’abri du gris et du triste et qu’il peut pas nous arriver de bobos. Plus je me sens près d’elle et plus je me sens partir loin.


Quand je ne vais pas très bien, elle me serre contre elle, elle me donne des minicaments et de bisous magiques. Ca va tout de suite beaucoup mieux. A nouveau, c’est la vie douce : je fais des provisions de soleil et de sommeil de lait et de câlins, de promenades sous des feuilles qui dansent autour du sourire de maman et des morceaux de ciel. Maman. Lumière, Tendresse. N’amoureux. Très fort. Je m’endors dans mon petit nid tout chaud. Un jour je m’envolerai. »


François Garagnon
Extraits du livre « Petit trésor »
Souvenirs tout à fait irrésistibles d’un petit garçon de Sept ans.
Édition Monte-Cristo



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09 mai 2026

À la suite de don Bosco Seigneur, nous te prions

 9 mai 1876 - 9 mai 2026.
Aujourd'hui, nous fêtons les 150 ans de notre Association !


Seigneur Jésus,
Tu as appelé Don Bosco
à rêver d’une grande famille
au service des jeunes.


Aujourd’hui,
en célébrant les 150 ans
de notre Association de Salésiens Coopérateurs,
nous te rendons grâce
pour toutes les vies données,
pour les gestes simples,
pour la fidélité quotidienne.


Apprends-nous à écouter ta voix,
au cœur de notre vie de famille,
de notre travail,
de nos engagements.


Donne-nous une liberté intérieure vraie,
non pour nous-mêmes,
mais pour servir avec joie.


Comme à Cana,
apprends-nous à faire
tout ce que tu nous diras,
même quand cela dérange,
même quand cela demande plus.


Marie, Auxiliatrice,
accompagne notre Association,
ravive en nous le rêve de Don Bosco,
et rends-nous créatifs dans la charité.
Amen.


Franz Defaut, sc
CoopBelsud



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08 mai 2026

Le pain du présent

« 𝐽’𝑎𝑖 𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑟𝑒́ 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑃𝑎̂𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑓𝑓𝑟𝑖𝑟. »
Luc 22, 15


Lui qui n’a cessé d’aller et venir
lui qui a tellement marché
dans les hauts et les bas de leur désir
il s’assied maintenant avec eux
pour rompre le pain du présent.


Il prend l’amitié entre ses mains
il dit que c’est là le plus humain
le souci qu’on a les uns des autres
que personne ne soit laissé dehors
qu’autour de la table
chacun ait sa place et sa parole.


Il dit que la vie c’est comme la manne
il faut s’agenouiller
pour la ramasser chaque matin
puis la pétrir longuement
pour en faire des galettes de bonté
que l’on partagera avec ceux
qui sont sur le bord du chemin.


Il sait qu’on n’a pas toujours envie d’avancer
qu’on aimerait mieux flâner ou se reposer
qu’il y a certains jours
dans les pieds trop de douleur
et trop d’épines dans le cœur.


Il connaît la vieille fatigue
de ne pas être compris
de parler dans la nuit
une langue trop claire pour les nantis
Mais il se souvient du jour
où il était assis au bord du puits
il était midi et la femme
qui s’approchait de lui
ne savait pas encore
qu’elle vivait la fin de sa nuit


Il les regarde un à un
ces visages qu’il a tant aimés
il les connaît par leur nom
et même leur petit nom
Ce ne sont pas eux
qui l’ont choisi mais lui
et il continue de les choisir
parce que l’amour n’a jamais fini
d’élire l’aimé et de l’envoyer
à son tour essaimer
aimer plus loin


Francine Carrillo
Le Plus-que-vivant (extrait) - Éditions Labor et Fides



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07 mai 2026

« Être levain pour porter du fruit »

Ce jeudi 7 mai, c'est l'ouverture officielle du VIe Congrès Mondial des Salésiens Coopérateurs.

Voici en partage un extrait de l'intervention de Don Guiseppe Casti lors du Congrès de 2012.
Il nous rappelait toute l'actualité de notre identité salésienne spécifique.

𝐒𝐚𝐥𝐞́𝐬𝐢𝐞𝐧 𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐄́𝐠𝐥𝐢𝐬𝐞


Le Recteur Majeur a écrit: « 𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒́ 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑎̀ 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑥-𝑛𝑒𝑢𝑣𝑖𝑒̀𝑚𝑒 𝑠𝑖𝑒̀𝑐𝑙𝑒, 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑠𝑒𝑙𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑟𝑖𝑡𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑒́𝑡𝑟𝑜𝑖𝑡𝑠, 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑢𝑥, 𝑝𝑟𝑎𝑔𝑚𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑒𝑛 𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑚𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑎𝑚𝑝𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛, 𝑎𝑢𝑥 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙 𝑒𝑡 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑖𝑎𝑙, 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑣𝑒 𝑙𝑎𝑐𝑢𝑛𝑒 𝑑’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑡ℎ𝑒́𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝐶𝑜𝑛𝑐𝑒𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑢𝑚𝑜̂𝑛𝑒, 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑖𝑑𝑒 𝑑’𝑢𝑟𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒, 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑖𝑓𝑖𝑒 𝑟𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒𝑟 𝑑’𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 « 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑠𝑎𝑚𝑎𝑟𝑖𝑡𝑎𝑛𝑖𝑠𝑚𝑒 ». (Étrenne du Recteur Majeur, 2013)


Dans le Projet de Vie Apostolique, il est dit explicitement que les Salésiens coopérateurs « 𝑣𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑑𝑢𝑙𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑖𝑝𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 » (Règ.2, 2).


Don Bosco, dans son introduction aux Règlements, écrivait : « 𝐶𝑜𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑒́𝑠𝑖𝑒𝑛𝑠, 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒́𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 𝑚œ𝑢𝑟𝑠. » Il s’agit de bien saisir le sens de ces paroles et de les traduire aujourd’hui en un engagement concret.


La mission du salésien coopérateur est la construction d’un monde vraiment « humain » et l’édification de l’Église locale et universelle, spécialement par l’intégration des jeunes dans l’une et l’autre. Nous travaillons pour la promotion intégrale de tous, les adultes et surtout les jeunes, les aidant à devenir d’honnêtes citoyens et de bons chrétiens. L’action salésienne n’est donc pas seulement évangélisation et culte, et elle n’est pas non plus simple service social, mais véritablement l’un et l’autre. C’est une œuvre de libération des jeunes et des pauvres de toute forme d’oppression, œuvre de promotion de leur condition économique, sociale et culturelle, en vue de leur présence active dans ce domaine.


Aujourd’hui il nous est demandé de faire œuvre d’humanisation par une animation chrétienne, en insérant dans ces domaines humains les valeurs évangéliques essentielles de la vérité, justice, liberté, fraternité, paix, adhésion à Dieu. C’est éduquer la jeunesse et le peuple à la foi, par le témoignage d’une profonde amitié chrétienne, l’annonce de l’Évangile et la catéchèse.


Cela ne doit pas être vu comme des activités distinctes ou parallèles, mais plutôt comme diverses dimensions d’une action unique vue dans son entièreté. Enfin, il s’agit d’être, comme don Bosco, pour les jeunes et pour les pauvres un signe vivant du Christ Libérateur de toute forme d’esclavage, Évangélisateur des pauvres.


Don Guiseppe Casti

Délégue mondial SDB auprès des Salésiens Coopérateurs
Extrait de « La mission du Salésien Coopérateur » en ouverture du Congrès mondial Rome novembre 2012


■ RMG – Tout est prêt pour le VIe Congrès Mondial des Salésiens Coopérateurs ouverture officielle du VIe Congrès Mondial des Salésiens Coopérateurs, qui se tiendra au centre pour retraites spirituelles « Fraterna Domus » à Sacrofano, près de Rome, du jeudi 7 mai au dimanche 10 mai 2026. « Être levain pour porter du fruit » est la devise qui guidera les travaux, durant lesquels le 150e anniversaire de l’Association sera célébrée officiellement le samedi 9 mai.

PLUS ►(présentation et renseignements pour suivre les différentes interventions)



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06 mai 2026

Que Ta joie m'habite !

« Aucun ne dépasse le beau cœur et la belle âme de Dominique Savio »

Maman Marguerite dit à don Bosco: « Tu as beaucoup de bons jeunes, mais aucun ne dépasse le beau cœur et la belle âme de Dominique Savio ». Et elle expliqua: « Je le vois toujours prier, restant dans l’église même après les autres; chaque jour, il se retire de la récréation pour faire une visite au Saint Sacrement… Il est dans l’église comme un ange qui demeure au paradis ».

Bonne fête !


La vie de Dominique Savio a véritablement basculé le 20 octobre 1854. La veille, son père Charles lui avait promis de l’emmener de Mondonio aux Becchi, à six kilomètres de là, rencontrer le jeune abbé Jean Bosco qui séjournait dans son hameau natal avec une vingtaine de garçons de la ville. Depuis, Dominique ne rêvait plus que de cela. C’est son curé Don Cugliero, qui avait organisée cette entrevue. Quelques semaines plus tôt, le prêtre n’avait pas hésité à se rendre chez son compatriote et ami, dans le quartier sordide du Valdocco, en périphérie de Turin. Il tenait absolument à lui parler du jeune Savio : « C’est un excellent gamin, ne cessait-il de répéter, et peut-être une vocation ». Don Bosco ne pouvait que se réjouir de cette rencontre. Leur dialogue s’achève sur ce contrat fécond : « Je t’accueille dès mon retour au Valdocco » conclut l’un ; « Je vous confie mon âme et son avenir », répond l’autre.


Dominique Savio vécut près de seize mois au Valdocco. On ne peut s’empêcher d’être admiratif devant l’activité foisonnante et ingénieuse de ce garçon, véritable levain dans la pâte. Dès le départ, il comprend la mission de son maître Jean Bosco, et il veut y contribuer totalement. Après quelques jours d’adaptation, Dominique prend la dimension de la maison. Travaillant à s’intégrer le mieux possible aux rythmes et aux règles du Valdocco, il en saisit l’intelligence et commence a en imaginer les bénéfices, jusqu’à prendre pour lui cet appel à la sainteté souvent rappelé par Don Bosco. Cette sainteté ne consiste pas en un travail de promotion personnelle, mais plutôt en une attention croissante aux autres. Du coup, Dominique choisit ses camarades de jeu parmi ceux qui ont du mal à trouver une compagnie, les exclus ou timides, les pauvres qui ont honte ou peur en face des « caïds ».


Source : www.salesien.com   ■   Plus en suivant ce lien ►  



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05 mai 2026

Seigneur, fais-moi rire


J’ai des drôles d’idées, Seigneur.
Mais que veux-tu,
De penser à toi si proche de nous…
Si semblable à nous pour que nous devenions semblables à Toi
Me rend heureux.
Tellement heureux que je m’étonne que nous ne le soyons pas plus
Et je ne comprends pas que nous ayons l’air triste,
Quand nous parlons de Toi.
Et je ne comprends pas que nous ayons l’air triste,
Quand nous nous rassemblons pour Te prier,
Et offrir avec Toi au Père, ta souffrance…
Et des peurs, tes joies… Et tes rires, Ta vie…
Les hommes autour de nous,
En Toi croiraient peut-être plus,
Si nous étions davantage joyeux,
Et si on le voyait.
Pardonne-moi mes gamineries,
Mais j’ai envie de Te dire ce soir
Comme les tout-petits enfants sur les genoux de leur grand frère :
« Fais-moi rire ! »
Oui, c’est ma prière inattendue, Seigneur.
« Fais-moi rire ! »
Pour que je puisse à mon tour,
Faire rire mes frères. Ils en ont tant besoins !


Père Michel Quoist



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04 mai 2026

Un chemin de Lumière


S’il est un mot largement mis en avant aujourd’hui, c’est bien celui de liberté. N’est-il qu’une revendication d’individualisme ? Il pourrait aussi révéler une insatisfaction face à des systèmes plus ou moins coercitifs. L’Évangile, loin d’être un système, se présente comme chemin de liberté. La manière dont Jésus présente le Royaume dont il vient est pour le moins étrange. Pilate ne saisit pas grand-chose, et les Douze eux-mêmes s’esquivent au moment douloureux de la Passion. Et pourtant à la lumière de la Résurrection pleinement dévoilée en l’Esprit de Pentecôte, le chemin de Lumière est clairement tracé dans ce même Évangile. Il est tracé selon une pédagogie à la fois ferme et délicate. Contemplons le dialogue de Jésus avec la Samaritaine (Évangile selon Saint Jean chapitre 4). Comment ne pas être ému de ces fines touches avec lesquelles le Christ se laisse découvrir ? Rien n’est violemment imposé, tout est finement suggéré.


Aux premiers siècles, les Pères de l’Eglise ont souvent exprimé combien Jésus est le Pédagogue de Dieu dans le rayonnement de l’Esprit-Saint. Ils nous ont fait saisir que par étapes nous sommes invités à nous laisser façonner en cet Amour. Savoir ne pas imposer ce que nous sommes – encore moins ce que nous avons –, mais écouter ce que tout autre propose pour faire route ensemble. Ne sommes-nous pas toujours invités à « l’École d’Emmaüs » !


Père Philippe Mollac



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03 mai 2026

L'essentiel : être en route !


« À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: « …Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit: « Seigneur nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond: « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. »… » (Jean 14- 1- 12.)


Lorsque les projets de voyage commencent à s’ébaucher, la première question qui vient à l’esprit c’est: « Où va-t-on aller? » et c’est ensuite qu’on se demande: « Comment allons-­nous y aller? »


Jésus vient curieusement bousculer la logique toute faite et les habitudes. Ce texte de Jean révèle que l’important n’est pas de savoir où il faut aller, ce qu’il faut dire ou ce qu’il faut faire pour être fidèle à l’Évangile. Il dit que l’Évangile est un chemin. Le plus pressé dans l’Évangile n’est pas de savoir où il faut aller, c’est de se mettre en marche. L’urgent pour l’Évangile n’est pas d’arriver au bout, dans l’Évangile le vrai but, c’est d’être toujours en chemin.


Pour l’Évangile il existe des retraités chrétiens, il n’existe pas de chrétiens à la retraite. Où vont les chrétiens? Justement, ils vont. Ils marchent, ils sont en route, ceux du grand âge avec les plus jeunes et les enfants avec les plus âgés. Toutes et tous ils sont en chemin. Chacun avec son pas, chacun avec son histoire, chacun avec ses doutes et ses questions.


On ne sait jamais le chemin d’avance, c’est en marchant qu’on le découvre. Quand les chemins sont écrits d’avance ils deviennent vite des prisons parce qu’ils ne sont plus que des slogans, des fanatismes, des systèmes et des doctrines; cette route-là est toute tracée mais l’Homme y a perdu son humanité parce qu’il a été forcé de renoncer à sa liberté.


Pour l’Évangile, le chemin n’est pas une doctrine, c’est une personne, c’est quelqu’un, c’est Jésus lui-même. C’est Jésus qui dit: « Viens », mais il ne dit pas où et c’est pourquoi la foi ne peut être qu’un chemin de confiance.


C’est Jésus qui dit qu’il est « le chemin, la vérité et la vie… » L’alliance de ces trois mots dit suffisamment que la vérité ne peut pas être une tour où s’enfermer ni une citadelle à défendre; la vérité est un chemin c’est-à-dire un parcours, un trajet, un passage ouvert. Non seulement le rendez-vous de Jésus est sur le chemin de votre vie mais c’est lui Jésus qui est votre chemin, qui est votre vie.


Même quand les jambes ne suivent plus, les cœurs, eux, vont toujours devant. Il n’y a pas d’âge pour marcher l’Évangile.


J. D.
(revue Vermeil n°128 – mai 1993)


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02 mai 2026

La force de la prière



Je ne suis pas un Homme de lettres ou de sciences, mais je prétends humblement être un Homme de prière. C’est la prière qui a sauvé ma vie ; sans la prière j’aurais depuis longtemps perdu la raison. Si je n’ai pas perdu la paix de l’âme, malgré toutes les épreuves, c’est que cette paix vient de la prière. On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier.


La prière est la clé du matin et le verrou du soir. La prière, c’est cette alliance sacrée entre Dieu et l’Homme pour obtenir d’être délivré des griffes du prince des ténèbres. Nous devons choisir : nous allier aux forces du mal ou, au contraire, aux forces du bien.


Voilà mon témoignage personnel : que chacun tente l’expérience et il trouvera que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie, quelque chose qui n’a d’équivalent nulle part ailleurs.


Gandhi



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01 mai 2026

Mai, le mois de Marie

𝑀𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒, 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢,
𝑑𝑒 𝑓𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑜𝑓𝑓𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑐œ𝑢𝑟𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒́𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑚𝑎𝑛𝑠.
𝑀𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑢 𝑚𝑢𝑔𝑢𝑒𝑡 𝑓𝑟𝑎𝑔𝑖𝑙𝑒…
𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑚𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑀𝑎𝑟𝑖𝑒, 𝑑𝑜𝑢𝑐𝑒 𝑀𝑒̀𝑟𝑒,
𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝐸́𝑔𝑙𝑖𝑠𝑒 ℎ𝑜𝑛𝑜𝑟𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑚 𝑑’𝐴𝑢𝑥𝑖𝑙𝑖𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒, 𝑙𝑒 24 𝑚𝑎𝑖.

Marie…
Présente dans la crèche,
le regard baigné de tendresse,
penchée sur l’Enfant-Dieu.
Troublée au temple,
quand son fils de douze ans
fait entendre les premiers accents de sa mission.
Discrète et confiante à Cana,
où son intercession fait jaillir le vin de la joie.
Silencieuse et forte au pied de la croix,
là où l’amour atteint son sommet.


C’est à elle que Don Bosco a tout remis.
C’est par elle qu’il a tout espéré.
N’a-t-il pas murmuré avec foi : « 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒂 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒇𝒂𝒊𝒕 » ?


Et nous…
Dans le tumulte ou la paix,
Dans la joie ou la peine,
Comment accueillons nous Marie dans le quotidien de nos vies ?
Laissons-nous son regard maternel illuminer notre chemin,
Comme des fils et filles de Don Bosco, confiants sous son manteau ?


Anne-Marie Goossens, sc



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30 avril 2026

Pardonner, c’est pas facile !


Seigneur, nous avons souvent l’occasion de pardonner.
Tu nous l’as appris dans le «Notre Père »,
Pardonne-nous comme nous pardonnons….
Mais, ce n’est pas toujours facile….


Demander pardon, reconnaître ses erreurs,
Oublier son orgueil…
Avoir l’impression de plier…
Non ce n’est pas facile….


Pardonner…
Je pardonne mais je n’oublie pas !!!
C’est vrai que cela aussi c’est difficile.


Tu nous as pourtant montré l’exemple,
juste avant de mourir,
Sur la croix, tu as demandé à ton Père
De pardonner à ceux qui te torturaient.
Il t’en a fallu du courage pour pardonner.


Non, tu nous l’as montré,
pardonner ce n’est pas de la faiblesse.
C’est de la force.
C’est la force de l’amour.


Jeannine Jéral



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29 avril 2026

Sauver



Sauver, c’est relever celui qui est tombé, qui s’est blessé, le hisser vers la lumière et le laver de ses souillures. Sauver, c’est veiller avec soin malgré la fatigue et l’incertitude pour que la guérison arrive; c’est se tenir prêt à intervenir au moindre souffle, au plus fragile des appels; c’est arracher aux ronces qui déchirent les vêtements et le cœur. Sauver, c’est donner la tendresse même quand tout espoir s’en est allé, car la tendresse a le pouvoir de traverser les vallées de la crainte et de la mort et de faire se lever, maintenant, l’aurore définitive; c’est prendre tout contre sa joue comme un enfant qui a peur.


Sauver, c’est accourir pour retenir celui qui s’approche avec imprudence de tous les ravins de la vie; c’est libérer celui qui s’est enchaîné dans des situations inextricables et qui s’est soumis aux pouvoirs mauvais. Sauver, c’est indiquer la lumière qui permet de se faufiler à travers les taillis de la vie et de monter sur la montagne où tous les visages sont transfigurés; c’est se lier avec de douces attaches, car alors on avance ensemble et on soutient celui qui est faible; c’est offrir son appui, à jamais, à celui qui ne sait rien d’autre que s’éloigner et se perdre.


Sauver, c’est tracer une croix sur le péché et dire: Viens, je t’aime! Sauver, c’est donner du pain à celui qui crie à la faim, c’est se donner à celui qui crie à l’amour, c’est venir chaque jour et dire: Me voici! Que dois-je faire pour ton bonheur? Mon Seigneur et mon Dieu qui viens sauver les habitants de la terre!
Amen.


Père Charles Singer
Viens, Je t’aime (extrait)



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28 avril 2026

Vivre un éternel printemps


Ô Marie,
rends-moi un cœur d’enfant,
ébloui par ta tendresse de mère qui,
inlassablement, ne désire rien de moins que de m’entraîner,
pour mon bonheur, vers le carrefour de tout Amour, ton Fils bien-aimé.


Que par ton intercession
mes yeux s’ouvrent aux merveilles de la Création,
et que mes lèvres chantent la Parole divine,
avec fidélité et allégresse.
Que par elle je me détache
de tout ce qui encombre ma vie,
étouffe le réel et me prive de la lumière du Christ.


Ô Marie,
rends-moi un cœur humble et ardent,
résolument tourné vers l’avenir.


Enfin obtiens-moi de vivre un éternel printemps
dans la joie secrète d’aimer et d’être aimé, au cœur de Dieu.


Claudio Montale,
Le printemps de Marie


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27 avril 2026

« M’aimes-tu ?… Sois le pasteur de mes brebis »


Imitons la conduite des apôtres, et nous ne leur serons inférieurs en rien. En effet ce ne sont pas leurs miracles qui les ont fait apôtres, c’est la sainteté de leur vie. C’est à cela qu’on reconnaît un disciple du Christ. Cette marque, le Seigneur lui-même nous l’a clairement donnée : lorsqu’il a voulu tracer le portrait de ses disciples et révéler le signe qui distinguerait ses apôtres, il dit : « Voici à quoi les hommes reconnaîtront que vous êtes mes disciples ». Quel signe ? Faire des miracles ? Ressusciter les morts ? Pas du tout. Mais à quoi donc ? « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35).


L’amour n’est pas un miracle, mais une œuvre : « L’amour est l’accomplissement parfait de la Loi » (Rm 13,10)… Ayez donc l’amour en vous et vous serez parmi les apôtres, même au premier rang parmi eux.


Voulez-vous une autre preuve de cet enseignement ? Voyez comment le Christ s’adresse à Pierre : « Pierre, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il n’y a rien qui nous fasse obtenir le Royaume des cieux comme d’aimer le Christ comme il le mérite… Que ferons-nous pour l’aimer plus que les apôtres ?… Écoutons le Christ, celui-là même que nous devons aimer : « Si tu m’aimes plus que ceux-ci, sois le berger de mes brebis »… Le zèle, la compassion, le soin, ce sont des actes, non des miracles.


Saint Jean Chrysostome



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26 avril 2026

Si tu savais le don de Dieu...


Seigneur Jésus,
Toi qui viens à la rencontre de chacun en murmurant :
« Si tu savais le don de Dieu… »,
Ouvre nos cœurs à la beauté de ton appel.


Nous te confions ceux qui ont déjà répondu à ta voix,
particulièrement les prêtres, les religieuses et les religieux :
Fortifie leur fidélité, renouvelle leur joie,
Et fais d’eux des témoins paisibles et lumineux de ta présence.
Que leur vie donnée révèle au monde
la douceur de ton amour
et la profondeur du don qu’ils ont reçu.


Nous te prions aussi pour les jeunes qui hésitent,
ceux qui cherchent leur chemin sans encore oser s’avancer,
ceux que tu appelles en secret
et qui n’ont pas encore reconnu ta parole,
Qu’ils découvrent, à travers la prière,
les sacrements et la rencontre,
que ta volonté est source de liberté
et que chaque vocation, dans sa forme propre,
est une manière unique de laisser ton don se déployer.


Seigneur, fais grandir en ton Eglise des cœurs disponibles,
attentifs à ton souffle discret.
Accorde à chacun la grâce de se savoir aimé,
appelé et envoyé selon ton dessein d’amour.
Et que, dans la diversité des chemins où tu nous conduis,
nous portions tous au monde la joie de te suivre.
Amen.


Prière pour la Journée mondiale des vocations 2026



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25 avril 2026

Saltimbanque de la joie de vivre !

En ce jour d'À Dieu à Frère Paul

En union avec les membres de sa famille, la communauté des Salésiens de Don Bosco de Lille Sud et la communauté éducative Don Bosco de Tournai.


« 𝐀̀ 𝐃𝐢𝐞𝐮 », Frère Paul

𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒, 𝑎̀ 𝑙’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑡𝑢𝑚𝑢𝑙𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒, 𝑡𝑢 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑎̀. 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡, 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝑈𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑒̀𝑡𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒́𝑏𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒, 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑢𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒́𝑐𝑟𝑎𝑠𝑒𝑟. 𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑓𝑎𝑡𝑖𝑔𝑎𝑏𝑙𝑒, 𝑡𝑢 𝑠𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑢𝑟𝑒́𝑒, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑝𝑒́𝑡𝑒́𝑠. 𝑃𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒, 𝑡𝑢 𝑠𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎̀ 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑡’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟, 𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒𝑟 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑟, 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒.𝑇𝑢 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑖𝑟𝑖𝑔𝑒𝑟, 𝑡𝑢 𝑒́𝑑𝑢𝑞𝑢𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑒𝑟𝑚𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑞𝑢𝑖 𝑔𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑜𝑚𝑖𝑛𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑛, 𝑡𝑢 𝑟𝑒́𝑣𝑒́𝑙𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑒𝑎𝑢, 𝑡𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛. 𝑇𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓, 𝑡𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑡𝑎 𝑝𝑎𝑡𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑠𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒 𝑑'𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙, 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝑇𝑢 𝑎𝑖𝑑𝑎𝑖𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑖𝑟 𝑎̀ 𝑠𝑜𝑛 𝑟𝑦𝑡ℎ𝑚𝑒.


𝐸𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡’ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑖𝑡, 𝑡𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑎𝑖𝑡 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑠 « 𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑣𝑜𝑖𝑟 », 𝑡𝑒𝑙 𝑢𝑛 𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑’œ𝑖𝑙 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐴𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑎̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑡𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑓𝑜𝑖𝑠, 𝑙𝑒 𝑐œ𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑡, 𝑐𝑎𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑡𝑒 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑆𝑜𝑛 𝐴𝑚𝑜𝑢𝑟.

Franz, sc


Si un ange venait visiter mon jardin intérieur et me demandait quel cadeau je souhaiterais recevoir dans l’instant, je ne lui demanderais ni la fortune ni la réalisation immédiate de mes rêves les plus fous ou de mes vœux les plus chers. Non. Je veux garder intact tout le palpitant de la vie ! Que les choses ne soient ni écrites à l’avance, ni servies toute faites, ni accomplies hors de ma présence et de mon libre arbitre.

Ce que je demanderais ce sont des graines. Des graines d’émerveillement. Et qu’il en sème partout en abondance, qu’elles envahissent tout mon jardin intérieur, jusqu’à placer en moi des désirs à ne plus savoir qu’en faire, des attentes de fraternité aiguës comme la soif, des élans de réconciliation d’une folle audace, des paris sur l’avenir que personne n’aura osé faire avant moi.


Je deviendrais herboriste du bon Dieu, je ferais des décoctions d’émerveillement, je composerais des parfums réenchanteurs, des onguents et baumes réparateurs pour apaiser, guérir et bien cicatriser ; j’introduirais d’irrépressibles poudres de rires pour les cœurs mélancoliques, des lotions spéciales de confiance pour ceux qui n’y croient plus !


Je deviendrais saltimbanque de la joie de vivre ! On me prendrait pour un bonimenteur en me voyant disqualifier les plaisirs multiples après lesquels chacun court, pour inviter à célébrer l’Unique, la noble cause ou le grand amour.


François Garagnon
« Le maître des liens inaltérables » (extrait) - Éditions Monte-Cristo



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