Apprends-nous à déposer notre « oui » dans le tien, nous, membres de ton Église :
en paroisses ou en communautés, retirés au désert, enfouis dans le monde ou en mission...
multiples visages qui reflètent la diversité des appels que tu déposes en nous...

Don Bosco nous dit :



  | Don BOSCO nous dit:




01 juillet 2026

Sur la "Côte"



Quand vous serez sur "la Côte"
Quelle que soit la saison
L'espace sera votre hôte
Et le temps, votre maison


C'est qu'ici, le temps s'arrête
Et se laisse apprivoiser
C'est une maison secrète
Au bout d'un chemin boisé


On y est quand on commence
À saisir le goût de l'air
Entre les jeux de silence
Et les orgues de la mer


Il faut toucher les nuages
Prêter l'oreille aux couleurs
Et lire, page après page
Le livre d'or des odeur


Parler à l'arbre, à la pierre
Comme avec de vieux amis
Pour aspirer la lumière
Dont ils font tous leurs habits


Il faut accorder au sable
Le sablier de nos mains
Pour saisir l'insaisissable
Ici, ailleurs et... demain!


Gilles Vigneault


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29 juin 2026

Du côté de chez Dieu

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Quand je suis bien triste, je ne me décourage pas. Je pars avec ma faim dévorante et mon petit cœur tout vide pour faire des provisions au coin de la vie, du côté de chez Dieu : de l’espérance toute fraîche, un peu de tendresse à saupoudrer, la crème du pardon, et puis des concentrés de pensées survitaminées qui me revigorent d’un coup ! 

Je me dis qu’il doit bien y avoir un prix à payer, mais non, je peux repartir tranquillement, le cœur tout plein de bonnes choses : c’est gratuit ! Mieux, c’est la gratuité qui fait la valeur de tout ça ! Et puis, il y a des consignes d’un genre particulier. Vous déposez vos rancunes surgelées, et on vous les échange contre des élans de réconciliation qu’il suffit de réchauffer avant usage ! Vous déposez un défaitiste « A quoi bon » tout recroquevillé sur lui-même, et vous repartez avec un formidable élan de « Pourquoi pas ? » grand ouvert sur l’espérance ! Vous arrivez avec le moral à zéro, et vous repartez avec le cœur tout brûlant, la ligne rouge du thermomètre tout en haut. 

Le lieu de Dieu, c’est comme le lien du bien, ça vous donne franchement envie d’être en vie ! D’ailleurs, je vais vous dire : tout ce qui arrive par foi s’installe pour toujours. 

François Garagnon
«  La vie selon Joy » (extrait) - Éditions Monte-Cristo

Quand un Mot prend son envol

Chères lectrices, chers lecteurs,
Chères abonnées, chers abonnés au Mot du jour,


Voilà bientôt vingt ans que notre Mot du jour parcourt la toile et, pour vous qui y êtes abonnés, vient chaque matin à votre rencontre dans votre boîte de messagerie.


Au fil des années, il est devenu bien plus qu'un simple texte quotidien. Il est aussi, et surtout, un trait d'union, un rendez-vous matinal, un « bonjour » que nous nous échangeons, le signe d'une communauté fidèle qui se renouvelle chaque jour.


Vingt ans… C'est un bel âge pour quitter la maison et prendre son envol ! C'est pourquoi nous avons décidé de faire évoluer notre support de publication et d'envoi. Les solutions gratuites qui nous ont permis, jusqu'à présent, d'assurer ce service deviennent progressivement plus limitées et plus contraignantes.


Grâce à l'aide précieuse d'un coopérateur passionné, nous mettons actuellement en place une nouvelle plateforme de publication. Durant cette période de test, il est possible que notre Mot du jour connaisse quelques imperfections, notamment dans sa présentation ou sa mise en page. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ces éventuels désagréments et nous mettrons tout en œuvre pour les limiter.


Si cette phase d'essai s'avère concluante, nous vous informerons prochainement du passage définitif vers cette nouvelle plateforme.


Merci encore pour votre fidélité. C'est toujours une joie de cheminer avec vous sur les chemins salésiens du Web.


Pour le Mot du Jour CoopBelsud,

Geoffrey et Franz




Toi, le Berger de nos vies - (Psaume 27/28)



Vers Toi, Seigneur, je crie :
« Sauve-moi ! »
Ne fais pas semblant de ne pas m’entendre.


Si tu t’éloignes sans rien me dire,
je vais droit à ma perte.
Cette voix dans ma plainte,
Ecoute-la je t’en supplie !


Mes bras, mes mains,
je les tourne vers Toi.
Ils forment ma prière.


Surtout ne viens pas me ramasser
comme l’on emporte au loin
Un vaurien, un vagabond, un criminel.
La colère fermente la rancune,
l’angoisse laisse des traces de malheur,
la ferveur se perd dans les sables de l’oubli.


Je pourrais rejoindre ceux qui maudissent.
Je pourrais entrer dans le cercle des fourbes et des hypocrites.
Tu le sais, celui qui sème le vent
récolte la tempête.


Toi, mon bouclier, mon libérateur,
Prends en compte mon tourment.
En toi, ma confiance.
Tu es là ! … Je suis saint et sauf.


Dieu qui es, force de ton peuple,
Force de celui que tu envoies,
bénis-nous.
Nous sommes ton héritage.
Guide-nous sur des chemins de justice,
Toi, le Berger de nos vies.


Père Guy Dermond, sdb
Extrait de « Gouttes de miel »

■ 𝐃𝐨𝐧 𝐁𝐨𝐬𝐜𝐨 𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢 -𝑆𝑖𝑡𝑒 𝑑'𝑎𝑐𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑙𝑒́𝑠𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝐷𝑜𝑛 𝐵𝑜𝑠𝑐𝑜
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28 juin 2026

Des prophètes de l'enfance


Dans notre monde qui manque d’espérance, le prophète doit être une sentinelle pour reprendre l’expression de Saint Jean-Paul Il. Dans notre monde de robots, nous n’avons plus le temps de nous asseoir.


Comme l’écrit Georges Bernanos dans "Les enfants humiliés" :  L’espérance, voilà le mot que je voulais écrire. Le reste du monde désire, convoite, revendique, exige et il appelle tout cela espérer. Le monde vit beaucoup trop vite, le monde n’a plus le temps d’espérer. La vie intérieure de l’homme moderne a un rythme trop rapide pour que s’y forme et mûrisse un sentiment si ardent et si tendre, il hausse les épaules à l’idée de ces chastes fiançailles avec l’avenir. L’espérance est une nourriture trop douce pour l’ambitieuse, elle risquerait d’attendrir son cœur. Le monde moderne n’a pas le temps d’espérer, ni d’aimer, ni de rêver.


Et si nous redevenions des prophètes de l’enfance ? On nous a volé notre enfance ! Retrouver la spiritualité de l’enfance, celle de la petite Thérèse ! Il s’agit de s’émerveiller, d’aimer et de vivre la confiance et l’abandon. Notre vocation, c’est l’amour ! Nous sommes une religion de l’amour. Dieu est amour ! Vous ne ferez jamais naître de la vengeance dans le cœur. Il est venu pour nous sauver, non pour nous juger. Celui qui croit est déjà sauvé. Voilà ce qu’attendent nos contemporains! Il est vrai que l’amour n’est pas toujours bien accueilli, mais ne l’oublions pas : L’amour désarme ! N’ayons pas peur, ouvrons grandes les portes au Christ.


Mgr Patrick Chauvet,
Homélie du dimanche 30 Janvier 2022 (extrait)


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27 juin 2026

Une âme humble


Celui qui vit dans l’humilité sera content dans tout ce qui peut lui arriver, parce que le Seigneur est sa richesse et sa joie; tous les Hommes s’étonneront de la beauté de son âme.


Tu dis: Ma vie est pleine de souffrances. Mais je te répondrai, ou plutôt c’est le Seigneur Lui-même qui te dit : Sois humble, et tu verras que tes épreuves se changeront en repos, à tel point que tu t’étonneras toi-même et que tu te diras : Pourquoi donc étais-je autrefois si tourmenté et affligé ?


Maintenant tu es heureux parce que tu es devenu humble et que la grâce divine est venue ; maintenant, quand bien même tu serais seul dans la pauvreté, la joie ne te quittera pas, car tu as dans l’âme cette paix dont le Seigneur a dit : Je vous donne ma paix (Jn 14,27). C’est ainsi que le Seigneur donne la paix à toute âme humble.


Silouane de l’Athos


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26 juin 2026

Le cœur pur


Si l'on regarde profondément la souffrance d'une personne et que l'on en comprend les sources, la porte de l'amour et de la compréhension peut s'ouvrir.


Pour pratiquer cet exercice, commencez par apprendre à toucher les graines positives qui sont en vous ainsi que les graines de souffrance. Reconnaissez qu'elles sont déjà là et regardez-les profondément pour en comprendre la nature - leurs causes premières. Une fois que vous aurez compris les racines de votre souffrance - votre colère, votre blessure, votre frustration - votre cœur deviendra paisible, calme et léger. Les racines de la colère en vous seront transformées et il vous sera plus facile d'accepter et d'aimer.


Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve toute sa paix, tout son plaisir. Et Dieu Lui-même est alors toute sa sainteté.


Thich Nhat Hanh,
Enseignements sur l'amour (extrait)




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25 juin 2026

Creuse la terre de ton cœur


Viens, viens
Ne meurs pas de soif
Au bord des Eaux vives.
Creuse en la terre de ton cœur
Le lieu de ta soif,
Creuse et creuse encore,
Fore profond,
Fore profond,


Ne t’arrête pas aux scories,
À l’épaisseur du non-désir,
Ne cède pas au désenchantement,
Aux impatiences de la route.


Imprime à ta vie un rythme de silence.
C’est au-dedans qu’il faut aller,
N’entends-tu pas bruire les eaux
De ton baptême ?
Déjà elles sont grosses
Et montent pour irriguer tes rives.
Ne sens-tu pas venir cette crue de printemps
Qui te fera ruisselant de fraîcheur ?


Ranime ton âme, ô vivant,
Pour qu’elle n’entre pas dans la tombe.
Parle à ton cœur
Et dis-lui : viens.


Sœur Myriam



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24 juin 2026

Sortir du quotidien


Le monde est fou. Il court trop vite pour nous. Pour s'y faire une place, tous les coups sont permis: ça passe ou ça casse. Le monde court et ne laisse pas de place pour les rêves. Il est couleur grisaille, couleur trottoir. Le ciel est trop loin, caché par le béton.


Parfois, il y a en nous le désir d'un ailleurs, la quête d'autre chose. Nous voudrions poser les valises de nos problèmes, les laisser là et nous en aller. Nous voudrions sortir de cette sensation d'écrasement et d'impuissance. Ce sentiment d'inutilité de tâches répétitives dont nous avons oublié le sens.


Alors, il devient urgent de retrouver la source de notre vie. Oublier le goût et les bienfaits de cette eau qui nous revivifier est pire que d'avoir soif. Cette source peut être, pour nous, un lieu signifiant, une activité apaisante, un temps de méditation ou de prière, une rupture utile qui nous recentre sur l'essentiel.


L'important, c'est de retrouver l'unité de notre personne, alors même qu'elle semble perdue: lorsque notre esprit et notre cœur ne sont plus dans nos gestes et nos actions.


"Aux racines d'un rêve" (extrait - p. 87)
Éditions du Signe



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23 juin 2026

Notre terroir sacré


À force de supplier le ciel
De nous accorder des délais éternels
Nous en avons oublié notre demeure
Laissé rouiller ses serrures
Se délabrer ses fenêtres
Pendre ses volets
Se couvrir de ronces son jardin
S’envoler ses portes
Se lézarder ses murs
Se glacer son feu
S’obstruer sa cheminée


Passagers des étoiles
Nous sommes les clandestins d’une terre dévastée
Humiliée par nos fautes
Recluse de nos évidences fausses
Désemparée par nos avidités


Comment t’abandonnerions-nous
Toi notre vigne sans prix
Notre berceau des promesses
Notre terroir sacré


Jean Lavoué


■ Le dernier "Utopie 21 ", notre Bulletin salésien, vient de paraître
Vous pouvez le consulter à cette adresse
et/ou le télécharger ICI



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22 juin 2026

N’effrayez pas les âmes !


𝐴𝑣𝑎𝑛𝑐𝑒𝑧 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑢𝑙𝑒𝑠
𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡𝑒́ 𝑑’𝑎𝑟𝑔𝑒𝑛𝑡,
𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑝𝑒̂𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟
𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 ℎ𝑎𝑙𝑒𝑖𝑛𝑒 :
𝑛’𝑒𝑓𝑓𝑟𝑎𝑦𝑒𝑧 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎̂𝑚𝑒𝑠 !
Alain FOURNIER


De grâce ne maudissez pas
Les frêles brebis égarées
Loin de tous les alléluias
Boursouflant vos gorges sacrées !



Ne dressez plus votre bûcher
Sous le couvert d’une morale
Les forçant à s’agenouiller
Devant un faux dieu cannibale


Mais bien plutôt, silencieux,
une à une arrachez les ronces
Qui lacéraient leurs dos laineux
Et, méprisant toutes semonces,
Inventez-leur un Paradis
Au-delà des mortelles flammes
Dantesques de votre jadis.


Surtout : n’effrayez pas les âmes !


Marie-Claude Pellerin



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21 juin 2026

C'est l'été !


On a pour coutume de dire que l’été est un temps propice au ressourcement, à la méditation…que l’on peut faire le point sur sa vie, ses engagements…. Faut-il absolument une pile de bouquins très très sérieux sur la théologie, la psychologie… pour accéder aux bienfaits de cette pause ?? Mais non !!


La plus belle abbaye est celle de la Création ; les plus beaux silences sont ceux qui sont habités par le chant des oiseaux, le murmure du vent dans les arbres, la mélodie de la rivière qui ne prend pas de vacances ; les plus belles prières au fil de la journée sont celles de nos yeux qui prennent le temps de regarder la beauté et de notre corps qui savoure la lumière, le souffle de l’air.


Oser perdre son temps, ne pas faire ce que l’on pense être indispensable, mais faire ce qui nous apaise…faire le vide aussi pour juste se laisser remplir par cette Présence qui travaille en nous, nous prépare pour l’avenir.


Dieu est avec nous partout et dans cette étonnante cathédrale de la Création où nous passons avec les autres, profitons d’être simplement avec Lui … arrêtons de courir.


André Pianta sc



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20 juin 2026

Oublier ses soucis ...

... Ce n’est pas évident !

« Je dois me détacher de ce à quoi je m'étais accroché. 
Tant que je considère un événement comme une perte, je suis malheureux. 
Mais dès que je réalise que la vie désintéressée et la mort sont des libertés qu'on acquiert, 
une paix profonde se répand dans mon esprit. »
Rabindranath Tagore

Tagore savait que quand on s'accroche trop fort à 'quelque chose, on limite sa faculté de réagir. Quand on désire quelque chose trop ardemment, on en devient prisonnier, on a les mains liées. Au contraire, lâcher prise procure une liberté intérieure.

Lâcher prise peut être très difficile, c'est un art qui n'échoit spontanément à personne. Un art, ça s'apprend et cet apprentissage n'est en aucune façon aisé, même pour les jeunes.

Cela peut sembler bizarre qu'il faille faire un effort pour acquérir l'insouciance. Notez que ce n'est pas un acte, mais un abandon. Mais c'est là la difficulté, c'est là tout l'art : exercer l'acte d'abandon. 

Je souhaite précisément cet art aux gens qui sont très affairés à acquérir, à posséder. Il consiste tout simplement à ne pas intervenir, à laisser faire.

Ce qui demande de la ténacité, de l'obstination ne sera pas bien fait. Ce qui se passe naturellement laisse la personne concernée plus à l'aise. Celui qui réagit ainsi ne s'en mordra pas les doigts, mais laissera cet événement fondre sous la dent. Puis, il s'en réjouira !

Anselm Grün
« Être en harmonie, oublier ses soucis, simplement vivre » (extrait)

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19 juin 2026

Ton souffle

Seigneur Jésus, depuis plus de 2000 ans,
ton souffle gonfle les voiles de tant de barques.
Nous te confions celle qui nous porte aujourd’hui.


Quelles que soient les bourrasques
ou les tempêtes qui nous secouent,
nous croyons que tu as embarqué avec nous.


Sois toujours celui qui nous rend confiance,
mais aussi qui nous montre le cap
et nous réveille quand nous faisons de notre vie
une croisière sans défi, sans idéal, sans générosité.


Ton Esprit est à la fois paisible et exigeant;
qu’il ne cesse de nous mener vers d’autres rivages
où nous vivrons plus justes et plus fraternels,
plus simples et plus vrais.


Amen !


Jean Lievens



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18 juin 2026

Au pas pressé d'un Ave

À Soeur Anny, en ce jour d'À Dieu.
En union avec les membres de sa famille et toute la communauté des Sœurs Salésiennes de don Bosco


𝐴̀ 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑠œ𝑢𝑟 𝐴𝑛𝑛𝑦
𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑡𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑚𝑒𝑟𝑐𝑖
𝑇𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒, 𝑡𝑜𝑛 𝑐œ𝑢𝑟 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
𝑇𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑐𝑖 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒, 𝑑𝑢 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡
𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡’ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑖𝑡
𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑟.
𝐿’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑏𝑒𝑎𝑢
𝐿’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑖𝑟
𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑚𝑜𝑡, 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑐𝑎𝑠
𝑇𝑢 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑙𝑎̀
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑖𝑑𝑒𝑟, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑒𝑟
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟.
𝐸𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝐴𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑎𝑟𝑛𝑎𝑖𝑡
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑎𝑖𝑡
𝑂𝑢𝑖 𝑝𝑎𝑟 𝑡𝑜𝑖 𝑙𝑒 𝑆𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑢𝑟 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠
𝑄𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑒𝑎𝑢 𝑡𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠
𝐸𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑐œ𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠,
𝑆𝑎 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑏𝑟𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑒́𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒.


Sainte Marie, Mère tendre et forte,
notre compagne de voyage sur les routes de la vie,
chaque fois que nous contemplons
les grandes choses que le Tout-Puissant a faites en toi,
nous éprouvons un regret si vif de nos lenteurs
que nous ressentons le besoin d'allonger le pas
pour marcher près de toi.


Satisfais donc notre désir de te prendre par la main,
et accélère nos cadences de marcheurs un peu fatigués.
Devenus nous aussi pèlerins dans la foi,
non seulement nous chercherons le visage du Seigneur,
mais, en contemplant en toi l'icône de la sollicitude humaine
envers ceux qui se trouvent dans le besoin,
nous rejoindrons la ''ville'' en hâte
en lui apportant les mêmes fruits de joie
que tu apportas un jour à la lointaine Elisabeth.


Monseigneur Tonino Bello (†1993)



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17 juin 2026

« Comme un enfant aux yeux de lumière »


Combien sont les hommes, les femmes, les jeunes de notre temps qui se mettent à servir leurs Frères. Des milliers d’associations humanitaires et sociales les rassemblent avec comme seul objectif de se mettre au service de leurs Frères humains dans le désarroi, la misère, la pauvreté. Dans un monde où les disparités sociales sont criantes, ces très nombreux bénévoles ont compris que l’Homme était en danger d’humanité si on ne faisait rien pour lui.


Cette conscience de la dignité de la nature humaine nous habite tous. Chacun selon ses possibilités y apportent ses propres réponses. Ce service de l’humanité souffrante se joue de tous les obstacles politiques ou économiques. Il a son origine dans ce qui fait la grandeur de l’Homme, son cœur ! Un cœur qui bat au rythme de la vie habité par l’amour et la tendresse.


Servir demande de renoncer à soi-même pour se donner aux autres. Se déposséder de son moi égoïste pour partager. Il n’est pas cette recherche de pouvoir ou de puissance qui a même tenté les disciples de Jésus. Être serviteur se vit humblement en étant le dernier serviteur de l’humanité. Il demande d’emprunter un chemin d’humilité, comme celui de Jésus, plein de douceur, de tendresse, de compassion et de miséricorde. Vivre sa foi est certes se nourrir de la Parole, recevoir le Pain de vie pour nous conformer au Christ, mais, à partir de là, comme lui, nous mettre au service des pauvres, des petits, de ceux qui ont besoin, ici et ailleurs, d’amour, de justice et de paix.


Avoir pour cela la confiance d’un enfant. 
Une chanson nous le rappelle :

𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒
𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑙𝑜𝑖𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑖𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥.
𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙’𝑜𝑖𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑏𝑙𝑒𝑢 𝑠𝑢𝑟𝑣𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑇𝑒𝑟𝑟𝑒,
𝑣𝑜𝑖𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑒𝑎𝑢.

𝐽𝑜𝑢𝑟 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑒 𝑜𝑢̀ 𝑙’𝑎𝑢𝑏𝑒 𝑠𝑒 𝑙𝑒̀𝑣𝑒
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒́𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑙𝑜𝑢𝑟𝑑𝑠
𝑜𝑢̀ 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛𝑠 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒̂𝑣𝑒𝑠
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑑’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟.

Père Jean-Luc, Oblat de Saint François de Sales
Paroisse Sainte Teresa de Calcutta (diocèse d’Annecy)



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16 juin 2026

Une prière à vif


La prière que donne la foi, celle qui alimente notre vie de foi est une prière à vif, à l’état pleinement vivant.


Manger « du bout des lèvres », « dormir d’un œil », respirer en « manquant d’air », c’est entretenir notre vie, la faire subsister; ce n’est pas la refaire, la revigorer, lui permettre de se développer. Ainsi en est-il de la prière qui reste à la surface de nous-mêmes et à distance de Dieu.


Quelle que soit la durée, un seul acte de prière venant du fond de nous-mêmes et rejoignant Dieu vivant, parlant, agissant, refait, revigore, amplifie tout ce que nous ferons en l’ayant semé dans les heures de notre journée. Cet acte de prière vraie influencera toute notre vie, jusqu’au prochain moment que Dieu nous proposera, où il nous sollicitera pour prier encore.


Madeleine Delbrêl,
La joie de croire.



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15 juin 2026

Pardon, l'autre mot doux


« Chez moi, on dit que les paysages les plus enchanteurs sont ceux qui succèdent aux plus terribles orages. Après s’installent pour longtemps la royauté du grand bleu de l’infini et la force de la lumière éternelle ; des germinations secrètes arrivent à épanouissement. Il y a comme un parfum dans l’air, celui d’une discrète victoire. Et ça suffit pour être heureux. Le cœur se dilate, ton puits est rempli d’eau pour les moments où tu auras soif, et empli de lumière aussi pour les moments où le monde te paraîtra s’assombrir. »


« La Paix c’est ce qui rend ta maison intérieure belle et bien ordonnée et qui sent bon. Tu peux y accueillir les autres en toute fraternité, parce que ton cœur est dans la douceur et ton vrai désir, c’est l’harmonie. Le mot de passe de l’amour, c’est : Je t’aime. Et le mot de passe de la fraternité, c’est : Merci. C’est bizarre ! Les gens imaginent qu’il faut être heureux pour dire merci, alors que c’est exactement le contraire : il faut dire merci pour être heureux ! Et en plus tu es dans la gratitude, plus ton cœur devient spontanément fraternel ! »


« Maintenant, que ce soit dans l’amour ou la fraternité, il y a un autre mot-doux qui doit te venir aux lèvres souvent. C’est le mot Pardon. Tu as remarqué, il y a don dans le pardon, et c’est le plus fabuleux des cadeaux : le don de soi ! Si tu prends l’habitude de semer des graines de pardon autour de toi, tu seras capable un jour de faire pousser des fleurs en plein désert, je te promets ! Dire pardon, ce n’est pas seulement un mouvement de paroles, mais un mouvement de l’être tout entier. Un mouvement à la rencontre de l’autre. »


François Garagnon.
Extraits du livre « L’enfant qui savait » - Éditions Monte-Cristo


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14 juin 2026

Invitation


Tu m’invites
à ouvrir les oreilles de mon cœur
pour entendre ta parole
dans les voix fraternelles
qui disent les mots de la Vie.


Tu m’invites
à voir sur les visages familiers
la joie, la peine, l’espoir,
la douceur, la tendresse
qui manifestent ton visage d’amour.


Tu m’invites
à marcher sur les routes humaines
adaptant mes pas aux pas des compagnons
accueillant les mains tendues
lourdes d’amitié offerte
lourdes de ton amitié.


Tu m’invites
à partager le pain de ton Amour
qui rassasie les cœurs
assis aux tables quotidiennes
dans la simplicité des jours
des échanges rieurs et confiants
qui font de ton invisible présence
la joie de nos chants.


Bernadette Thésin


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13 juin 2026

Elle gardait tout dans son cœur


Ce que tu as découvert de plus beau,
ce que Dieu t’a fait comprendre,
garde-le dans ton cœur, comme le faisait Marie.
Prends-le avec toi pour la route,
pour y penser de temps en temps.
Alors, peu à peu,
la Parole de Dieu pourra agir en toi,
et elle te fera renaître.


Avec toi aussi,
Dieu veut entrer en conversation, cœur à cœur.
Il te dit :
« Ne crains rien. Regarde combien je t’aime.
Partout où tu iras, je serai avec toi ».
Il te dit :
« Regarde Jésus, mon Fils bien-aimé.
Regarde tout ce qu’il a fait et comment il a offert sa vie pour toi.
Et souviens-toi de ce qu’il a dit : ce sont des paroles qui libèrent ».


Si Dieu est « chez lui » dans ton cœur,
tu pourras chanter avec Marie :
« 𝑀𝑜𝑛 𝑎̂𝑚𝑒 𝑒𝑥𝑎𝑙𝑡𝑒 𝑙𝑒 𝑆𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑢𝑟,
𝑒𝑡 𝑗’𝑒𝑥𝑢𝑙𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑗𝑜𝑖𝑒 𝑒𝑛 𝐷𝑖𝑒𝑢, 𝑚𝑜𝑛 𝑆𝑎𝑢𝑣𝑒𝑢𝑟 ».
𝐼𝑙 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑛𝑐ℎ𝑒́ 𝑠𝑢𝑟 𝑠𝑜𝑛 ℎ𝑢𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑛𝑡𝑒 ;
𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠, 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎̂𝑔𝑒𝑠 𝑚𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒.
𝐿𝑒 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑓𝑖𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚𝑜𝑖 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 ; 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑚 !
𝑆𝑜𝑛 𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑠’𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑑 𝑑’𝑎̂𝑔𝑒 𝑒𝑛 𝑎̂𝑔𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑙𝑒 𝑐𝑟𝑎𝑖𝑔𝑛𝑒𝑛𝑡.
𝐷𝑒́𝑝𝑙𝑜𝑦𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑏𝑟𝑎𝑠, 𝑖𝑙 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑒𝑟𝑠𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑏𝑒𝑠.
𝐼𝑙 𝑟𝑒𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑡𝑟𝑜̂𝑛𝑒𝑠, 𝑖𝑙 𝑒́𝑙𝑒̀𝑣𝑒 𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑢𝑚𝑏𝑙𝑒𝑠.
𝐼𝑙 𝑐𝑜𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑚𝑒́𝑠, 𝑟𝑒𝑛𝑣𝑜𝑖𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑖𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑠 𝑣𝑖𝑑𝑒𝑠.
𝐼𝑙 𝑟𝑒𝑙𝑒̀𝑣𝑒 𝐼𝑠𝑟𝑎𝑒̈𝑙, 𝑠𝑜𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑡𝑒𝑢𝑟,
𝑖𝑙 𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟,
𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑛𝑜𝑠 𝑝𝑒̀𝑟𝑒𝑠,
𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑣𝑒𝑢𝑟 𝑑’𝐴𝑏𝑟𝑎ℎ𝑎𝑚 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑎 𝑟𝑎𝑐𝑒, 𝑎̀ 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠.
𝐺𝑙𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑃𝑒̀𝑟𝑒, 𝑒𝑡 𝑎𝑢 𝐹𝑖𝑙𝑠, 𝑒𝑡 𝑎𝑢 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐸𝑠𝑝𝑟𝑖𝑡
𝑎𝑢 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡, 𝑞𝑢𝑖 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡,
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑖𝑒̀𝑐𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑖𝑒̀𝑐𝑙𝑒𝑠.
𝐴𝑚𝑒𝑛 »


CoopBelsud - Banneux 1988



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